Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 22:09
Quelle horrible soirée. Ces imbéciles habitant tout autour de moi me tuent à me rappeler sans cesse leurs existences en braillant et en riant fort. Moi je me fais l'air d'un vieux con à ruminer mes sombres pensées dans un coin. J'écris parce que c'est la seule chose à peu près intelligente que je puisse faire, en plus du fait que j'en ai marre de larver devant la télévision et de culpabiliser pour cela.
Le quotidien de la fac ne m'enchante plus comme avant, en grande partie à cause du fait qu'à présent je suis en mesure de voir l'envers du décors, et ce que j'ai pu voir n'est pas très reluisant. J'ai toujours cru en la primauté de l'esprit et je pensais qu'une institution comme l'université possédait un potentiel de création presque sans limite. Au final je ne vois qu'une organisation sclérosée incapable de faire face à ses propres handicaps, peuplée d'une bande d'incapables infoutus de changer une ampoule passant leurs vies à brasser le plus d'air possible. Mes joyeux camarades ont pour la très grande majorité le même état d'esprit qu'un lycéen, récitant doctement chaque paroles entendues en cours et s'appliquant dans des travaux répétitifs et sans intérêt. Ils feront sans aucun doute de très bon conseiller d'orientation ...

Il faut une infinie naïveté pour prétendre avoir quelque chose (d'intéressant) à dire sur le monde mais ce soir ma voisine s'essaie à la guitare et a en plus la bonne idée de chanter d'une voix nasillarde par dessus ses fausses notes... J'ai beau être quelqu'un de plutôt patient j'ai besoin d'évacuer la pression, et là je n'ai plus une goutte d'alcool. Même en broyant du noir j'arrive encore à rire, jaune (haha).  Mon esprit se sépare : Une partie s'en va dans une cabane en pleine forêt, loin de tout, part au plus profond des océans et se laisse dériver dans l'espace à l'écart de toute forme de vie. L'autre partie dévisse ma pomme de douche et part pour une petite ratonnade dans la chambre d'à coté, défonce la porte à coup de rangers et frappe dans le tas (ils sont au moins trois là dedans, j'ai de quoi faire), fait péter des cranes et se repaît de cris terrorisés, avant de violer leurs cadavres et d'y mettre le feu à grands coups d'allumettes.

Allez va, autant se coucher et regarder les heures défiler en tentant de dormir. Une petite branlette et dodo, à défaut d'une cuite...
Par 404 - Publié dans : Ma vie entouré de mes navrants contemporains - Communauté : bons à rien mauvais en tout
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 17:13
_Le buveur qui se la pète : Passe son temps à prétendre être un gros buveur mais s'arrange toujours pour boire le moins possible dans les soirées. Le buveur qui se la pète fait parfois semblant d'être déchiré parce qu'il trouve ça cool ou juste pour se la péter. Son faible taux d'alcoolémie lui permet de rester lucide quand tout le monde n'est même plus en état de dire "mazel tov" correctement. Il accumule les dossiers sur les autres participants aux soirées et peut dans certain cas devenir un témoin gênant.

_Le buveur dépressif : Même les meilleurs ont parfois leur coup de blues et peuvent se transformer en véritable plaie pour tout ceux qui voulaient juste passer un moment agréable. Le buveur dépressif passe ses soirées à dire à qui veux l'entendre que "la vie c'est de la merde" et qu'il "veux crever". Il se fait parfois taper dessus par ses camarades ne pouvant plus le supporter. Il est impératif de le maintenir à l'écart de tout objet tranchant et des produits toxiques (sauf si vous n'en pouvez vraiment plus)...

_Le gros buveur : Boit tout le temps. Le matin pour le petit-déjeuner, l'aprés-midi, le soir... Contrairement aux autres buveurs il ne recherche rien de particulier au fait de boire, si ce n'est boire, même s'il prétend parfois le contraire. C'est un allier solide lors des grosses soirées, veillez juste à ce qu'il ne commence pas à boire trop tôt avant une fête (ou qu'il ne passe sa journée à boire) au risque de le retrouver au seuil de la mort avant minuit...

_Le petit buveur : Comme son nom l'indique le petit buveur ne boit pas beaucoup et est très rarement saoul. Le petit buveur est capable d'être ivre mort après cinq bières et offre parfois à ses compères des spectacles mémorables, dont il aura ensuite honte pendant des mois. C'est en général le petit buveur qui met les gens au lit en fin de soirée, se méfier donc de qui joue ce rôle ...

_Le buveur tout seul : A défaut de la force possède l'ivresse tranquille et aime passer ses nuits seul avec lui-même sur un fond musical de son choix. Il est assez mal vu des buveurs comme des non-buveurs pour son coté associal. Contrairement aux idées reçues il n'est pas forcément dépressif et s'apparente souvent aux gros buveurs ou aux buveurs intello.

__Le buveur fêtard : Est là pour se défouler et tiens à ce que tout le monde soit au courant en parlant fort et en riant encore plus fort. Il n'est supporté que des autres buveurs fêtards et agacent fortement tout les autres (presque autant que le buveur dépressif). Le buveur fêtard va presque toujours en boite après s'être bien cuité en première partie de soirée pour pouvoir se frotter à de jolies filles et bouger son corps jusqu'au petit matin.

_Le buveur intello : Parle beaucoup et aime refaire le monde autours d'une bouteille de vin ou encore débattre de sujets brûlants avec d'autres buveurs intellos. L'alcool est perçu comme un outil qui lui permet d'être plus à l'aise dans le discours ainsi que d'aborder certain sujets sensibles. Il fait parfois partie des buveurs tout seul afin de pouvoir réfléchir tout son saoul et écrire ce que ses inhibitions l'en empêche en temps normal.

_Le buveur méchant : De bien mauvaise compagnie. Passe son temps à vanner tout le monde et (selon les personnalités) à vouloir se battre avec tout ce qui bouge. Il hait tout et tout le monde et s'arrange pour que ce monde soit au courant. S'il n'a trouvé personne pour le supporter il finira ses soirées seul encore plus aigri que la veille. S'accorde parfois avec le buveur dépressif.

J'ai été (plus ou moins fréquemment) chacun de ses buveurs et je serais curieux de voir quelle catégorie est la plus fréquente à lire ces pages. Avis à tout ceux qui se reconnaitront dans ces pages, pour tout ces moment anthologiques...
Par 404 - Publié dans : Autres - Communauté : Les chroniques de la meute
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 17:27
_Ne se sentir à l'aise nulle part transforme chaque déplacement en un plaisir indispensable, un impérieux besoin se répercutant sur le physique. Brûlant mes jambes dès qu'elles ne sont plus en mouvement.

_Qui n'a jamais essayé de se masturber ivre mort devant des publicités pour téléphone rose au beau milieu de la nuit n'a aucune idée de la véritable nature du désespoir.

_Les gens sont terrifiés par le vide. J'en ai acquis la certitude après avoir observé avec quel empressement les gens remplacent un dogme par un autre.

_Je n'arrive jamais à être juste envers moi-même et passe mon temps à me valoriser et à me rabaisser dans un cycle ininterrompu.

_L'esprit créatif est comme une machine défectueuse qui marche quand elle en a envie et prend la plupart du temps la poussière dans un coin. Il faut se méfier des prétendus artistes à la mécanique trop bien huilée ...

_Le quotidien et les petites routines ne me tentent pas. Je passe mon temps en quête d'absolu, mais toute mes tentatives ne serait-ce que pour l'approcher se soldent par des échecs.

_Tout ces moments où rien ne compte, ou tout n'est qu'égoisme et douleur, me laissent chaque fois plus désenchanté et amer...

_L'erreur de la psychanalyse est de croire qu'en toute situation et parmi une multitude de possibilités la plus alambiquée et la seule qui vaille.

_Cette envie irrépressible ne me quitte presque jamais, comme un douloureux rappel au défilement de chaque parcelles d'existence, comme un bourdonnement à la limite du supportable.

_Chaque fois que je me dis que je ne devrais pas faire quelque chose cette phrase se fait entendre : "A quoi bon ?". Et toutes les résistances s'effondrent, tout les scrupules disparaissent. Pour ne laisser place qu'au néant.

_J'allume la télé et je zappe : policiers, juges, enquêtes, coupables, prisons ... Tout cela est déprimant mais tout à fait réaliste, de là vient le cafard.

_Le fait de devoir se réveiller est un scandale. Un affront fait à une fainéantise que des horaires permissifs nourrissent et amplifient.

_Partout où je regarde je vois des gens attendre. Attendre pour tout, attendre tout le temps. Je m'efforce de ne plus rien attendre : une attente de plus.

_L'enfer est une nuit qui n'en finit pas accompagnée d'une flasque quasiment vide ...

_Il faut voir la pensée comme du vitriol. C'est la corrosion d'un esprit par un autre qui pousse à réfléchir.

_Ce verre qui se vide et se remplit devant moi porte en lui une mission hautement philosophique : Il s'efforce de m'expliquer l'Eternel Retour. Pour ma part je m'entête à ne rien comprendre.
Par 404 - Publié dans : Textes, aphorismes... - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 20:06
Ça fait quelque temps à présent mais je me rappelle toujours aussi bien de cette nuit. Elle m'appelle en chialant tellement que je comprend à peine ce qu'elle me raconte, et bien sûr j'ai beau lui répéter cent fois de se calmer mes injonctions restent sans effet.
Elle me dit que la vie est à chier, que tout est pourri et minable, que rien ne vaut le coup, qu'elle en a marre, qu'elle croit qu'elle va faire une connerie mais surtout qu'elle est désolé... Pour tout. Mon ego en prend un coup quand après une dizaine de minutes je me rend compte qu'il n'y aura même pas un "heureusement que t'es là", que je fais partie intégrante de la merde puante qui l'entoure et que je ne pourrais pas me cacher derrière une jolie exception toute brillante. J'avais eu l'espoir que ma simple présence pourrait tout arranger, la redescente est rude.
Elle raccroche mais je la rappelle. Le manège recommence, la situation reste inchangée. Elle est peut être un peu plus désolée et pathétique qu'il y a dix minutes, à peine plus.
J'essaie sans grand succès de trouver "les mots justes" (je les cherche toujours ...) mais je ne me sens pas très convainquant. Comme toujours ma partie du script me sera révélée après avoir ruminé cette discussion pendant des heures, et sans que cela ne me soit plus d'aucune utilité je saurais exactement ce que j'aurais du dire. Je ne sais même pas si elle attend quoi que ce soit de moi en me racontant tout ça, si elle cherche du soutien ou que la pensée de vider son sac dans une chambre silencieuse lui est insupportable, peut être qu'elle espère juste me mettre dans le même état qu'elle, pour qu'au moins une fois on puisse être raccord.

Puis elle raccroche, cette fois mes tentatives pour la rappeler sont sans succès. Je me retrouve comme un con au beau milieu de la nuit, la gorge nouée et les mains tremblantes. Une montagne de pensées et de possibilités fort peu agréable se pressent dans ma tête accompagnée de la certitude que rien de ce qu'il est en mon pouvoir de faire ne changera quoi que ce soit.
Il est inutile de préciser que je passe une très mauvaise nuit, si on peut appeler le fait de rester jusqu'au petit matin assis sur son lit à regarder le parquet une nuit.

Ma tension est à son comble lorsque je vois enfin sa petite silhouette se profiler innocemment au loin. Elle ne se rend pas compte de toute l'ironie de la situation en me demandant comment je vais. Elle me dit que "de son coté" tout va bien et parvient même à esquisser un tout petit sourire, sans doute permis par son infinie capacité à fuir tout ce qui ne va pas et prétendre en toute circonstance que son monde ne part pas en morceau.
Mon envie est immense de la gifler alors que tout mon sang afflue jusqu'à mon visage et que la perspective d'articuler un mot m'est inenvisageable. Non seulement d'un point de vue physique mais aussi parce que rien de ce que je pourrais laisser éclater n'arrangerait la situation. Pour ce que je m'en soucie à ce moment ... Ce n'est rien d'autre que mon dernier bastion de retenue qui vient d'en prendre un coup, ça et une grande fatigue à l'idée de provoquer un conflit de plus.
La journée s'annonce fameuse, les non-dits insoutenables. Comme toujours quelques sourires assassins et des regards en disant long seront les seuls véritables moyens de communication... 

"There are worse things than being alone
But it often takes decades to realize this
And most often when you do it's too late
And there's nothing worse than too late"
Charles Bukowski
Par 404 - Publié dans : Là ou je parle (un peu) de moi - Communauté : Ecriture Ludique
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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /2010 13:34
Allez on s'y remet.
          Il n'y a rien de plus agaçant que de voir des gens se duper eux-même, surtout dans le cercle familiale parce qu'il est le plus difficile à éviter. Je ne comprend pas cette volonté stupide de vouloir créer une famille unie, heureuse et digne d'une série télé avec les fragments disparates de plusieurs familles brisées. Je suis certain qu'en me donnant la peine de chercher un peu je pourrais trouver un tas de famille recomposées qui vivent dans le bonheur (bien que je me doute que la réalité palisse face aux portraits parfaits qu'on peut voir sur M6) mais ce n'est personnellement pas mon cas.
Pour ma part tout n'est que distance et nos rares instants ensemble ne sont fait que d'obligations, ce qui n'est pas pour me déplaire. Je ne partage rien avec ces "pièces rapportés" et chaque discussion semble vouloir nous séparer. Néanmoins le petit couple s'entête à poursuivre l'idéal de la famille idéale ("celle d'Ozzy Osbourne ?") avec un enthousiasme inaltéré malgré les années. Comme si chaque imperfection leur rappelait leurs propres défauts, comme si la moindre ombre au tableau (assumée, j'entends) menaçait de tout faire s'écrouler.
On finis par éviter de parler des choses qui fâchent, l'expérience nous permettant de savoir exactement où cela pourrait nous mener, pas bien loin en somme. Chaque année lors des grands repas de famille je remarque plus de bouteilles de vin, comme si à l'inverse de ce que prône le vieil adage seul quelques bouteilles permettait d'éviter d'avoir à affronter la vérité, garantissant des moments un peu plus enjoués en sans tumultes.
Mais tout cela n'est à mon sens que provisoire, une attente forcée jusqu'à que chaque enfant du vase recollé à la hâte soient trop vieux pour avoir à supporter ces réunions plus de deux fois dans l'année et qu'enfin un bonheur sans tâche puisse faire son apparition, loin de tout ce qui peut se faire entendre derrière les jolies oeillères en velours.

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          Content de voir que certain secrets sont suffisamment bien enfouies pour que même l'alcool et un état proche du coma ne parviennent à les révéler. Que malgré une envie dévorante je parvienne encore à tenir ma barque et la maintenir à flot précisément lors des soirées qui me mettent le plus en danger. Je n'ai rien dit.
Et tant pis si les lendemains sont difficiles, les inspirations se font dans la douleur et que chaque expiration pue une haine de soi que même une haleine éthylique ne parvient à camoufler. On ne peut pas tout cacher, seulement le plus important.
Qu'importe si le lendemain la projection de notre auto-mépris nous porte à penser que plus personne ne peut nous supporter et que le masque de la joie est un peu plus inconfortable que d'habitude.
Même mes yeux parviennent à rester muets, peut être parce que les années passant il n'y a plus grand chose derrière. Peut être que je mens si bien que j'arrive à m'auto-convaincre... La plus grande victoire/défaite sur soi.
Par 404 - Publié dans : Là ou je parle (un peu) de moi - Communauté : bons à rien mauvais en tout
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 19:08
Je suis dans mon lit en plein milieu de la nuit, et je déguste. Je tremble, je suis trempé de sueur, bouillant de fièvre (ou du moins j'ai la sensation de l'être) et j'ai l'impression d'avoir un trou béant dans l'estomac. Je crève de chaud mais je reste blottis sous ma couette, je ne suis pas encore stupide au point de me mettre à découvert et de me Les laisser m'avoir aussi facilement. J'ai beau faire pâle figure je prêt à Leur faire la peau si Ils essayent de m'avoir. Mon lit tangue furieusement et les murs de ma chambres tremblent tout autour de moi, Ils sont pas loin. Je peux Les sentir et Les entendre bouger autour de moi, se cachant dans l'obscurité dès que j'ouvre les yeux pour inspecter le périmètre, attendant Leur heure...
C'est la fin du monde je le sens, ça fait au moins deux heures que mon réveil indique quatre heure du matin, et je sais qu'il n'ira pas plus loin parce qu'il n'y a nulle part où aller. Au moins je sais que je peux compter sur mon coussin pour m'épauler dans cette épreuve, il a toujours été d'une aide précieuse dans ce genre de situation. Lui c'est le coussin moyen, je sais que petit coussin à ma gauche est aussi prêt à se battre jusqu'à la dernière plume, il ne manque pas de courage celui-là. Par contre je me méfie de gros coussin sur ma droite, c'est un salaud et je le soupçonne de bosser pour Eux. Il est toujours pareil : distant et me toisant de sa hauteur. Je vais lui faire la peau un de ces quatre, ça c'est sur.

Je donnerais tout pour que le soleil se lève, entendre les bruits de la vie qui reprend son cours après un de ses pires moments, au moins je pourrais m'endormir tranquille. J'ai très envie de vomir mais je ne peux pas quitter mon lit et me laisser choper par Eux. Je crois que je suis encore un peu saoul, ce qui expliquerais en grande partie pour état. A moins que ce ne soit justement le retour à la sobriété qui soit un peu difficile et Les attire en masse tout autour de moi.

Il est presque cinq heure, le temps reprend ça course. Plus que quatre heures et je pourrais dormir... Dans quelques heures Ils seront partis.
Par 404 - Publié dans : La réalité : simulacre et simulation - Communauté : Les chroniques de la meute
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 18:41
_Toi ça va pas. Tu veux en parler ?
_Si ça va, je vais BIEN.
_Mais non ça va pas, comment est ce que ça pourrait aller avec toi...
_Je te dis que je vais BIEN putain !
_C'est ça ouai... Reste dans ta merde puisque t'as l'air d'aimer ça.
_Parfaitement ! Maintenant casse toi et laisse moi picoler ...  connasse.
_T'as dis quoi là ?
_Moi ? Rien, je bois.
_Mais j't'emmerde connard !
_Bonsoir.
_Va te faire foutre !

_____________________________________________

_ Vas-y t'emmerde pas regarde un film de cul dans le salon ! Tu veux pas que je te branle pendant qu'on y est ?
_C'est pas un film de cul ce sont des courts-métrages sur l'univers pornographique. Dans le lot ya le réalisateur d'irréversible qui en a fait un.
_Ouai je vois le genre ... Bien crade quoi. Je suis désolé mais pour moi ça c'est pas de l'art c'est du cul !
_C'est peut être que t'as jamais compris grand chose à l'air, ça t'as toujours fait chier.
_Non mais sérieusement là c'est pas une scène de baise ? Me prend pas pour une conne.
_Mais si mais c'est filmé de façon artistique ! Ya toute une métaphore là dedans. Tu peux pas comparer ça à un simple gonzo.
_Un quoi ?
_Laisse tomber.
_Et tu l'a vois où ta métaphore là ? Dans le trou du cul de la fille ?
_Très drôle. C'est la métaphore du rituel de passage à l'âge adulte, de la virilité qui s'exprime. Sauf que là au lieu de baiser pour la première fois il devient acteur de X ...
_Ah ouai super ... Bon bah j'me casse moi, éclate toi bien devant ton porno.
_C'EST PAS UN PORNO PUTAIN !
Par 404 - Publié dans : Ma vie entouré de mes navrants contemporains - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /2010 15:11
_Le "grand amour" est comparable en tout point à la varicelle : mieux vaut le connaître jeune pour en développer rapidement les anticorps.

_ Rangées de chambres identiques; bâtiments entiers d'imbéciles et de fous. Les résidences universitaires ne sont pas si dissemblables des maisons de fous mis à part l'absence totale d'autorité.

_Il faut enfermer quelqu'un dans une douzaine de mètre carré pour le rendre fou. Au dessus on se sent suffisamment à l'aise et en dessous la colère nous maintient en état.

_Un piano : cascade de notes ininterrompues m'entraînant vers l'oubli .... Chaque notes touchant au but il m'arrive de me demander quel dément à pu construire tel instrument. Probablement quelqu'un d'inspiré.

_Je dédie ce verre, et tout les autres, à toutes les femmes qui ont marquées ma vie pour ne laisser derrière elle qu'un flot ininterrompu de regret.

_ Aucune envie d'être ailleurs qu'ici, dans ce bar, comme si ces odeurs et ces lumières faisaient partie de moi ...

_ L'introspection ne remplacera jamais les interactions sociales. Comme si faire les cent pas dans une pièce équivalait le fait de voyager.

_Être suffisamment intelligent pour se permettre de sortir chaque jour un flot ininterrompu de stupidité ... Il n'y a que les idiots pour vouloir paraître profond.

_
Se trouver un petit groupe d'amis capable de vous supporter en toute situation me semble plus important qu'une vie de famille ou un travail confortable. Toujours s'assurer un entourage solide en prévision des périodes les plus sombres.

_ Le train de vie universitaire m'a définitivement transformé : Comment pourrais-je supporter la moindre obligation après ces années ? Une formation pour véritable parasite ...

_ Un puits sans fond, j'y plonge en connaissance de cause, volontairement. Un suicide lent et des plus instructifs.

_ Pendant quelques heures je suis un caïnite, un super-héros, un type que l'on ne vient pas faire chier. Pendant quelques heures je suis invincible, jusqu'au prochain verre ...

_Le choix de l'aphorisme comme mode d'expression vient probablement de ma fainéantise. Parce qu'écrire trop longtemps me fatigue et me lasse, alors que tout peut être dit plus rapidement.

_Lire certains grands auteurs parler d'écriture me stimule et me pousse à en faire de même : pâle imitation de ce que je ne serais jamais.
Résolution 2010 : Ne jamais se laisser contaminer par le talent des autres.

_ Le plus important : savoir se taire avant d'en dire trop. Ou de le dire de façon trop grossière et maladroite.

_ L'égalité devant la mort facilite beaucoup de chose : prendre soin de sa vie ne paie face au camion qui ne vous à pas vu, une vie de débauche n'empêche pas de voir ses petits enfants grandir...
Par 404 - Publié dans : Textes, aphorismes... - Communauté : Ecriture Ludique
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Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /2009 22:52
Les repas de famille ... La seule chose de l'année avec mes partiels que je sois dans l'OBLIGATION de faire. Ce seul impératif me place forcément dans une position haineuse vis à vis de ces tâches. Mais impératif oblige il n'empêche que l'on s'exécute, avec le sourire en plus ! Alors on se pointe avec quelques bières dans le nez (bière plus tequila en réalité) afin d'être en mesure de conserver une totale maîtrise de soi (induite par un je-m'en-foutisme universel) et d'être capable de simuler une joie sincère et profonde, on s'assoit et on attend. On écoute les discussions sans intérêt où chacun parle de sujet qu'eux seul intéresse et où tout le monde approuve pour ne contrarier personne. On se contient de toute ses forces pour ne pas réagir trop violemment (l'idéal est bien entendu de ne pas réagir du tout, au moins on peut rester dans son coin et ruminer tranquillement) face aux nombre incalculable de stupidités et Surtout de lieux communs qui sont énoncés à la minutes.
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Sincèrement, j'arrive à me surprendre d'année en année par ma capacité à ponctuer chaque discussion de quelques sorties amusantes et toujours aller dans le sens de celui avec qui je ne veux pas passer la soirée à tenter vainement (parce que personne ne concède jamais rien dans ce genre de soirée) de faire entendre raison sur tel ou tel sujet qui au final ne possède pas une importance capitale. Je m'occupe en tentant d'imaginer ce que chacun pense sur untel ou untel, si certaines saloperies égalent ou surpassent les miennes (les années passant je parviens à dresser mes portraits rapidement et efficacement). Chaque repas étant une sorte de petite guerre froide où chacun s'adore cordialement en apparence (mis à part les invité extérieur à la famille, qui eux ne peuvent qu'être neutre ou inoffensif) j'ai de quoi faire ...
Par 404 - Publié dans : Ma vie entouré de mes navrants contemporains - Communauté : bons à rien mauvais en tout
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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 20:45
Le concert venait de se terminer. Lemmy était dans son bus, seul. Il avait laissé les autres partir sans lui au strip-club, ce soir n'était pas un bon soir. Néanmoins le concert s'était bien passé, la fin de la tournée approchait mais chaque date restait un plaisir et le public toujours présent. A présent il était seul dans un bus-appartement en pleine Europe de l'est, un verre rempli à ras-bord de Jack Daniels à la main.

La musique s'était tue, les cris avaient disparus, seul le bourdonnement sans fin persistait et se faisait de plus en plus fort. Il sentait que s'était bientôt la fin, tout comme cette énième cigarette. Il avait beau être une être longue cigarette se consumant très lentement malgré des dizaines de briquets aux flammes plus intenses les unes que les autres lui non plus n'allait pas tarder à finir comme tant d'autres dans le Grand Cendrier, entouré de tout les mégots qui l'avaient quittés un peu trop vite, ne laissant qu'un goût amer dans sa bouche.
Ce constat n'avait à ses yeux rien de déprimant, rien de mélancolique. Juste l'évidence de celui qui sent les choses venir. Toute sa vie n'avait été qu'un combat contre les regrets et il pouvait dire à présent avoir totalement vaincu, dans tout les domaines. Le bourdonnement se faisait de plus en plus envahissant, sa présence emplissant tout l'espace. Comme tout le monde, avec très peu d'originalité se dit-il en souriant, il se mit à se remémorer un tas de choses, des personnes qui n'étaient plus là, d'autres qui souffriraient sans doute de son absence. Qui viendrait à ses funérailles, ce qui s'y dirait. Un tas de choses au final assez futiles mais qui avaient au moins le mérite de faire attendre. Il avait su rester intègre et honnête et s'était tout ce qui comptait à ses yeux.
Un autre concert, une autre cigarette, une autre gorgée de whiskey. Que l'on soit en 1980 ou en 2010, rien ne changeait vraiment pour personne... A présent il n'y avait rien d'autre que le bourdonnement sourd qui balayait tout, il se reposait tranquillement sur le siège en cuir, n'ayant pas la moindre envie d'être ailleurs qu'ici et maintenant. Un bourdonnement si fort ...

Il n'avait pas bougé d'un cil. Le regard à jamais pensif, un verre d'alcool à la main et une cigarette entièrement consumée dans l'autre. Une musique et un charisme à jamais hors du temps, dans un absolu inaccessible à la plupart d'entre nous.
Par 404 - Publié dans : Textes, aphorismes... - Communauté : Les chroniques de la meute
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Un pigeon de plus

Un jour de plus en moins ...

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