Samedi 24 octobre 2009
Une de ces chansons qui arrivent à vous faire croire qu'effectivement tout à déjà été dit, avec en prime le clip (qui à prit un coup de vieux, contrairement aux paroles).


La lumière me gène quand il n'y a rien à voir
Le dégoût me prend pour chaque lueur d'espoir
Tout mes prochains rêves seront vos cauchemars
Devant le miroir tout devient blafard
Je suis trop fatigué pour te faire l'amour
Je suis lassé pour vivre au jours le jours
Je n'aspire qu'à un rêve chloroformé
Devenir invisible dans la neutralité
Je suis écoeuré par vos discussions
Plus concerné par l'information
Tout à été fait, tout à été dit
Je ne serais pas le millionième à gâcher ma vie
En rade
A quoi bon la politique ?
Les riches corrompus
Les cons apathique
Un parfum d'ennui me consume et m'enivre
La chair est si triste et j'ai lu tout les livres
Aucune mise en question, ni tergiversation
La ligne morne et droite de la soumission
Comme une autoroute la voie est toute tracée
Juste une note au péage pour se faire pomper
En rade
La lumière me gène quand il n'y a rien à voir
Le dégoût me prend pour chaque lueur d'espoir
Tout mes prochains rêves seront vos cauchemars
Devant le miroir je deviens blafard
Et qui pourra me dire si tout ceci à un sens
A quoi bon vivre pour la souffrance ?
Les pieds dans la tombe, la tête dans l'oubli
Tout est déjà payé à crédit
En rade
Par 404 - Publié dans : Culture et choucroute - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Dimanche 18 octobre 2009
[Attention : Article indigeste à tendance cyber-punk en vue. Réfléchir peut donner mal à la tête]

Si vous lisez ce blog depuis un certain temps (ou si vous me connaissez de façon moins impersonnelle que par l'intermédiaire de ce blog) vous être probablement au courant que je poursuis des études de psychologie. La plupart du temps je précise sommairement que mon projet future est de faire un doctorat en psychologie cognitive, parce que c'est rapide et que d'un point de vue global c'est la vérité : mon but est d'étudier les grandes capacités cognitives du cerveau, en particuliers les facultés générales comme la mémoire, le raisonnement ou encore l'intelligence. Je prend par contre plus rarement la peine de préciser que les domaines que je compte aborder dans mes recherches futures concernent également les neurosciences, l'intelligence artificielle et plus largement ce que l'on appelle les sciences cognitives. Le jolie dessin ci-dessous montre les différentes disciplines impliquées dans ce projet de compréhension des système cognitifs organiques ou artificiels.


Je vais à présent présenter trois domaines d'étude des sciences cognitives et les présenter vaguement pour ensuite partir dans une extrapolation de leurs possibles applications futures.
_Le développement conjoint de la psychologie et des neurosciences permit par les nouvelles technologies (en grande partie la révolution de l'apport de l'IRM dans l'étude du cerveau et de ces capacités) nous autorise actuellement à définir peu à peu une "carte" du cerveau et d'indiquer quelles aires du cerveau sont responsables de telle ou telle capacité ou maladie mentale (un localisationniste fortement encouragé par la mouvance connexionniste). Les IRM permettent de nos jours de détecter rapidement un certain nombre de maladies touchant le cerveau ainsi que d'associer certaines lésions cérébrales à la perte de capacités cognitives.
_La création des intelligences artificielles est un projet mené par la psychologie cognitive qui élabore des modèles théoriques de traitement de l'information et de raisonnement. Ces modèles théoriques deviennent ensuite des programmes élaborés par les informaticiens et sont peu à peu perfectionné pour aboutir à la création d'intelligences artificielles limitées pouvant effectuer des tâches de façon autonome. On en arrive aux fameux drones de l'armée pouvant effectuer une patrouille de routine et de faire la différence entre un véhicule civil et un blindé. Les "maisons intelligentes" utilisent également un grand nombre de capteurs associés à une intelligence artificielle qui gère la température, la consommation d'électricité, repère les intrusions ...
_Cette connaissance accrue du cerveau permet également l'implantation de puce directement dans le cerveau qui permettent de supprimer les crises épileptiques, faire recouvrir une partie de leurs capacités aux sourds et aux aveugle et même permettre aux personnes atteintes du syndrome d'enfermement de communiquer de façon sommaire.

Projetons nous à présent d'une dizaine d'année (le temps que je finisse mes études et que la technologie se perfectionne) et associons ces trois domaines de recherches : On pourrait par exemple implanter une intelligence artificielle dans le cerveau d'un individu qui pourrait indiquer en temps réel ce qui se passerait dans le cerveau de cette personne, identifier certains comportements et les signaler ou même les faires disparaître. Les applications médicales seraient infinies, on pourrait par exemple implanter une de ces puces dans le cerveau d'un schizophrène pour faire disparaître définitivement les hallucinations chroniques et les délires, on pourrait réguler l'humeur des dépressifs et diminuer sensiblement leur taux de suicides.
Ce dispositif pourrait également servir à d'autres usages (et je sens que vous voyez où je veux en venir), contrôler d'autres types de pensées ou de comportements qui ne serait pas pathologique pour faire faire à peu près ce qu'on veut à n'importe qui (inhibition de sentiments comme la peur, limitation de libre arbitre). Le résultat pourrait être La dictature parfaite que l'on trouve dans tout film/livre/BD cyberpunk. Bien sûr tout ceci n'est qu'une extrapolation parmi tant d'autres à partir des connaissances actuelles sur le sujet. Je ne fais aucun jugement de valeur, je me contente d'y penser.

Je sais en tout cas que je préfère être du bon coté, celui qui programme la puce.
Par 404 - Publié dans : Geekitude - Communauté : Ecriture Ludique
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Samedi 17 octobre 2009
Suis en train de lire L'art d'avoir toujours raison (un titre qui a lui seul m'a interpellé) de Schopenhauer, ouvrage qui traite comme son nom l'indique en partie de la dialectique et d'un certain nombre de techniques oratoires qui permettent de s'assurer la victoire dans un débat même (surtout en fait) si ce que l'on énonce est faux.
Il y est souvent fait référence à Aristote et aux sophistes en général. Ces personnes possèdent une culture générale gigantesque et la mettant à profit pour débattre sur absolument n'importe quel sujet (mathématique, physique, littérature, philosophie, stratégie militaire. Je rêverais d'être capable d'une telle ambivalence) ou idée quelque puisse être leur véritable opinion sur la question. Il y a de quoi se poser un bon nombre de questions sur nos méthodes actuelles d'éducation (encore plus pour le cas de la France) quand on sait qu'à l'époque l'apprentissage rigoureux des méthodes mnémotechniques leur permettait de connaître parfaitement les sujets traités par plusieurs centaines de livres. Mêmes les meilleurs avocats feraient pâles figure devant le talent et les connaissances du discours de ces hommes, qui était pour eux évoqué de la même façon qu'un art ou une technique de combat.
Il est d'ailleurs assez regrettable que de nos jours la dialectique ait aussi peu d'utilité pratique dans la vie quotidienne que l'escrime (enfin sauf si on s'appelle Macleod). Cela rendrait j'en suis sûr la plupart des discussions ainsi que les débats télévisés bien plus intéressant. Que l'on ai affaire à des hommes politique ou à quelques écrivains/journalistes/"philosophes" le résultat est toujours le même : Un méli-mélo sponsorisé par Doliprane dans lequel les protagonistes parlent tous en même temps, se coupent la parole et restent agrippés à leurs positions du début à la fin. Mis à part les fois où je ne connaissais absolument rien au sujet du débat et que j'ai donc eu l'occasion de m'informer tout au long de celui-ci je n'ai jamais eu l'impression d'une quelconque avancé ou d'une véritable conclusion en regardant un débat à la télévision (mais cela vient probablement de ma vision chevaleresque de la dialectique, j'ai lu trop de livre des époques où on désignait un vainqueur et un vaincu lors de ce genre de discussions en évaluant la qualité des arguments proposés et l'adresse intellectuelle des protagonistes).

Pourquoi ne pas réinstituer cette pratique ? Je suis parfaitement conscient que dans l'état tout ces concepts, ces règles et ces techniques n'ont plus la moindre utilité car notre rapport au langage et notre façon de penser n'est plus la même mais je reste persuadé que le fait de savoir argumenter et opposer des idées sera toujours une qualité (parce que troller sur des forums reste une utilisation bien pauvre de la dialectique, et que ceux qui pratiquent ce genre d'activité s'en sortent beaucoup moins bien en face à face).
Mon article continuait sur la proposition d'élaborer une version actuelle de la dialectique qui puisse être apprise par tous quand la vision terrifiante d'un livre à la couverture bleu flash et au titre racoleur "La dialectique pour tous. Retrouvez confiance en vous dans vos discussions entre amis"  m'est venue à l'esprit...
Finalement Aristote et Schopenhauer ainsi que l'article wikipedia sur la rhétorique (parce que je n'ai pas cité ce mot une seule fois de l'article en plus) sont bien suffisant pour ce renseigner sur la question. Lira qui voudra...
Par 404 - Publié dans : Culture et choucroute - Communauté : bons à rien mauvais en tout
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Lundi 12 octobre 2009

Notre société a à présent pour habitude la surmédiatisation de tout. Tout peut se voir, tout le monde peut se tenir au courant et ce très vite. Il y a tellement de buzz chaque semaines que chaque informations importantes fait un coup d'éclat dans les médias pour disparaître quelques jours plus tard. Tout cela n'est même plus gênant puisque le monde vit à présent à ce rythme effréné et le plus souvent effrayé. L'instrumentalisation de la peur (et je ne saurais en parler aussi bien que Vaquette dans son « Crevez tous ») fait que tout ce qui est émotionnel est multiplié par mille. Il n'y a qu'à voir le bourrage de crâne médiatique que nous subissons avec la Grippe A, alors que les morts des grippe saisonnière n'ont jamais affolé plus que cela.

Je me demande (avec le sourire) ce qui se passerait au niveau des médias si jamais quelque chose de vraiment grave arrivait. Si par exemple nous étions confrontés à une véritable épidémie qui tuerait en masse dans les rues. Je vois difficilement en effet comment parler plus d'un événement que ce qui se fait pour à peu près tout. Je pense que le fait de crier au loup pour tout n'a pas plus terrorisé les gens mais les a juste rendu insensible à la majorité de ce qui peux se dire (je ne veux pas envisager que quelqu'un puisse avoir peur tout le temps de tout ce qui se dit à la télévision, ce ne serait pas une vie ... Mais nous restons l'un des pays qui consomme le plus d'antidépresseurs alors je ne suis sûr de rien).

Imaginons un instant que personne ne prennent au sérieux les messages d'avertissement de la vrai épidémie et que même mettre des militaires dans la rue ne produise aucun effet (qui s'étonne encore de voir un type passer famas au poing dans une gare sncf ?). Cela serait d'une ironie qui j'en suis sûr me ferais bien rire.

On en arriverais à une version aliénée du désormais célèbre syndrome du Titanic (je vous l'avez bien dit pour la transition, normal quand on écrit les articles à la chaîne, j'aimerais aussi ajouter que personnellement le syndrome du Titanic me semble être pour ma part une très belle façon de vivre sa vie, ces termes résument pas mal d'histoires sentimentales qui plus est) : les types à bord du bateau ne ferait strictement rien non pas par « courage aristocratique » mais parce qu'ils seraient persuadés que le coup de l'iceberg ne serait qu'une tentative de plus pour le capitaine d'empêcher ses passagers de se plaindre de la nourriture pas assez chaude ou du manque de propeté des toilettes.


Si vous me cherchez je suis sur un des transats du pont principal, un verre de whiskey à la main ...

Par 404 - Publié dans : La réalité : simulacre et simulation - Communauté : Les chroniques de la meute
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Dimanche 11 octobre 2009
La science fiction est un genre que j'affectionne particulièrement et je ne peux m'empêcher de m'imaginer à la place des principaux protagonistes quand je lis Neuromancien, que je regarde Star Wars ou devant les bandes dessinées d'Enki Bilal. Je doute d'ailleurs que beaucoup n'ai jamais rêvés de posséder un sabre laser durant leur enfance (j'aurais sûrement moins de succès si je demandais qui voudrais manger du Soylent green ... Et pourtant ce serait très écologique !). Personnellement la simple idée de pouvoir regarder des voitures volantes passer devant ma fenêtre embellirait mon quotidien, c'est dire.

 

Pourtant quand on passe la première impression (et qu'on oublie à quel point Harrisson Ford a la classe dans Blade Runner) il évident que par bien des aspects notre vie est plus enviable d'un point de vue objectif (vous aurez également compris que je ne tiens pas compte dans cet article, ou plutôt que je tente d'en faire abstraction, des aventures que vivent ces personnages) : il y a plus enviable comme sort que la vie de clochard ou que de se faire envoyer en camp de travail par l'empire ...

La question que je me pose est donc celle ci : Est ce que ce phénomène d'introduction d'un élément futuriste (ou tout simplement nouveau) rendrait le quotidien des gens plus agréable ? Qui sait peut être que mettre des salles de bain de vaisseau spatial dans les chambres étudiante les rendrait plus heureux et moins enclins à se lancer dans des mouvements de protestations inutiles, ou que la ménagère de moins de 50 ans râlerait moins avec une cafetière en forme de R2-D2. Mais comme tout bon geek j'oublie parfois que tout le monde ne possède pas ce genre de centre d'intérêt... Enfin ça reste quand même une cafetière R2-D2, ce n'est pas négligable.

 


Pour ce qui est des salles de bains de vaisseau spatial je peux témoigner du fait que c'est plutôt cool, sauf que l'après-douche fait plutôt penser au naufrage du Titanic (Wouah, transition avec l'article qui vient et tout ! 404 se professionnalise...).

Par 404 - Publié dans : Geekitude - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Samedi 10 octobre 2009


La chambre dans laquelle il se trouve est une chambre d'enfant. De petite fille à en juger par le minuscule pyjama rose qu'elle porte. Elle dort, et le danger de la réveiller rajoute encore à son excitation, déjà au paroxysme. Ce sentiment est de courte durée parce que le petit être commence à remuer et à gémir, ses gazouillis pouvant le placer dans une situation très inconfortable. D'un geste rapide et précis, motivé par la peur délicieuse d'être repéré, il applique fermement un minuscule coussin sur la tête de l'enfant. Elle ne remue pas très longtemps, incapable de lutter contre sa force, et retourne bien vite dans un état aussi paisible que celui dans lequel il l'avait trouvée. Il respire profondément : cet événement inattendu lui a coupé le souffle et il transpire à grosses gouttes. Il remarque aussi que son sexe lui fait mal, violemment comprimé dans un jean toujours trop serré dans se genre de situation, il n'avait jamais tué de personne aussi jeune et la nouveauté était une chose qui l'excitait énormément, d'autant plus que le danger était encore loin d'être écarté

Son sang se glaça lorsqu'il réalisa qu'il n'entendait plus la voix de celle qui aurait due être sa proie, et qui pouvait toujours l'être en fonction de la façon dont la situation allait évoluer. Après quelques secondes qui paraissaient être une éternité il entendit une porte se verrouiller, et compris en entendant la douche couler qu'il ne risquait rien.


Il pouvait attendre ici et la tuer à son tours mais c'était prendre le risque que quelqu'un d'autre arrive dans l'appartement, et il ne savait pas combien de temps il devrait attendre avant qu'elle se décide à sortir de la douche. Qui plus est il était nerveusement épuisé d'avoir étouffé l'enfant. Il décida qu'il valait mieux en rester là.

Des larmes d'épuisement, de stress et de bonheur coulèrent abondamment le long de ses joues tandis qu'il sortait de l'appartement, savourant le vent sur son corps trempé de sueur et prenant de grande inspiration. A nouveau cette sensation de totale impunité, il était Dieu et rien ne pourrait jamais entraver sa volonté, elle durait quelques semaines ou quelques mois, avant que l'envie de recommencer ne revienne.


Il ne verra jamais la réaction de la mère (ou qui que ce pouvait être) devant le corps sans vie de la petite fille mais l'imagination remplacerait aisément et avec plaisir cette lacune. A présent il lui fallait se presser, il avait promis à sa femme qu'il chercherait son fils à l'école ce soir...

Par 404 - Publié dans : Textes, aphorismes... - Communauté : Ecriture Ludique
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Vendredi 9 octobre 2009

[La page récapitulant les précédents épisodes, je ne vais pas m'amuser à prendre une voix grave et vous sortir un « previously on »...]


Assis à la terrasse d'un café il attend, ce genre d'envie meurtrière le prend de plus en plus souvent ces derniers temps. Il vient de commander son quatrième baby et commence à sentir l'agréable effet du whiskey sur son esprit, une des rares choses qui parviennent à le calmer ces derniers temps.

En plein été la terrasse d'un café est l'endroit rêvé pour trouver de nouvelles victimes : on y trouve une véritable foire de jolies femmes, et on peu admirer poitrines et jambes fraîchement épilées par centaines ... Justement l'attention de notre homme se porte sur l'une d'elle. Elle est seule, ce qui est assez inhabituel dans un café à cette heure de la journée. Elle vient à peine d'arriver qu'elle repart déjà, elle semble pourtant bien trop jeune pour être une de ces femmes alcooliques qui tentent pathétiquement de réfréner leur pulsion d'ivresse.

La cause de son départ se trouve probablement dans l'appel qu'elle est en train de passer, sans même y réfléchir notre homme se lève commence à la suivre. Elle est aussi jolie de dos que de face, ces longs cheveux blonds caressant doucement son dos.

Pour une fois il n'a pas à prendre les précautions habituelles pour rester discret. Cet appel semble mobiliser entièrement son attention et il n'est même pas sûr qu'elle se rendrait compte si elle se mettait en danger en plein passage piéton.

Elle habite dans un de ces immeubles cossus que l'on trouve partout dans Paris, un de ceux avec la porte en bois massif, un pallier en marbre fissuré et dont la moitié des appartements sont occupés par des dentistes et des psychanalystes. Il n'est qu'à quelques mètres d'elles mais elle ne s'est pas retournée une seule fois et parle très fort, ce qui couvre d'autant mieux ses bruits de pas maintenant qu'il est avec elle dans le hall d'entrée.


En règle général il se contente de noter l'appartement où se trouve ses futures victimes pour repasser plus tard dans la nuit mais cette fois l'occasion est trop belle pour s'arrêter en si bon chemin. Il se sent totalement invulnérable, à un mètre d'elle, tandis qu'elle s'affaire à ouvrir la porte de son appartements.

Pendant un instant l'idée lui traverse l'esprit qu'elle n'est peut être pas seule chez elle, mais il pourra toujours faire semblant de continuer à monter les escalier si quelqu'un se trouve derrière la porte. Il improvisera si il tombe sur quelqu'un plus tard, il est habitué à cela depuis le temps...

Véritable aubaine pour lui, elle ne se donne même pas la peine de se retourner pour fermer la porte, préférant un coup de pied négligé qui lui permet d'entrer le plus facilement du monde dans son intimité. Il continue dans le couloir pour entrer dans la première chambre tandis qu'elle poursuit sa conversation au téléphone, sa voix lui permettant de savoir exactement où elle se trouve...

Par 404 - Publié dans : Textes, aphorismes... - Communauté : bons à rien mauvais en tout
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Samedi 3 octobre 2009
Puisque je vous sens d'humeur un poil trop guillerette à mon goût je parlerais aujourd'hui du suicide.  C'est dit, que les allergiques à tout ce qui n'est pas rose et mignon passent leur chemin (quoi que ...), le simple fait qu'ils aient pu atterrir sur ces pages prouvant déjà à quel point leur décadence est profonde (enfin ... ne nous enfonçons pas dans la Dark-the Crow attitude non plus).

Le fond du sujet ne m'interesse pas outre mesure pour la simple raison qu'il n'est pas à mes yeux pertinent de discuter du suicide pour le glorifier ou le condamner pas plus que de discuter les raisons "valables" de celles qui ne le sont pas. Vous êtes tous grands et majeurs (mise à part quelques lycéennes égarées ... Mais là je m'emballe) et je ne vais pas m'immiscer dans votre façon de vivre votre vie (ou de ne plus le faire, et ne lisez pas trop Cioran au risque d'être irrémédiablement atteint).

Ce dont j'ai envie de parler, ce qui me pousse à réagir, c'est la réaction des gens (disons la majorité, pour changer, les cas particuliers ne sont jamais autant sujet à critique la majorité étant un facteur empirique) vis à vis du suicide. Ce que je trouve amusant tiens principalement dans la glorification aveugle de l'existence ("La vie est un phénomène hautement surestimée, la plus grande partie de l'univers se débrouille très bien sans". Oui le docteur Manhattan s'exprime parfois à travers moi) et cette volonté absolue de nier le suicide en temps que décision mûrement réfléchie.
Derrière ceci je ne vois personnellement que l'envie de placer la vie au même rang que le chaton : "C'est mignon un chaton, ça ronronne, tout le monde aime les chatons. Il est totalement impensable qu'une personne saine d'esprit passe devant un chaton abandonné sans le câliner ou ne serait-ce qu'être attendrit. Toute personne disant le contraire est forcement dans une mauvaise passe et comme le terme l'indique cette aliénation passera".

Même si ce n'est pas forcément mon avis, pour la forme et parce que je ne saurais accepter une vision si manichéenne de la vie où les gens se placeraient entre les câlineurs de chatons et les ignobles mangeurs de bébés félins (une vision qui n'est au final qu'une réminiscence parmi d'autres de la religion ancrée dans la culture, enfin pas la métaphore ...) je dis aujourd'hui non aux chatons. D'autant plus qu'il arrive que même un chaton se mette à souffler et à mordre. C'est parfois très énervant un chaton, surtout ces longues nuits où le sommeil est introuvable et que le chaton vous regarde d'un air qui vous laisse comprendre qu'il se moque de vous ... Bon j'arrête avec cette histoire d'animal avant de sombrer pour de bon dans ma métaphore.

J'espère avoir à jamais changé votre vision du chat et qu'à l'avenir vous y réfléchirez à deux fois avant de dire qu'il peut attendre encore quelques heures avant d'avoir ses croquettes ...
Par 404 - Publié dans : Ma vie entouré de mes navrants contemporains - Communauté : Ecriture Ludique
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Jeudi 1 octobre 2009
"Il vaut mieux décevoir par laconisme que par profusion" Cioran (toujours). C'est par cette jolie pirouette que je vais m'en tirer cette fois, parce que de toute façon il n'y a pas grand chose d'autre à dire, si ce n'est que j'espère avoir accès à internet un peu plus souvent et être plus disposé à me mettre sérieusement au travail sur ce blog que j'ai trop longtemps délaissé. Je met même une petite musique qui fait plaisir en gage de bonne foi.


Que ne vous ais-je donc pas dit pendant tout ce temps ? Mes souvenirs de ces derniers mois sont assez flous et imprécis, je sais en tout cas que je ne parlerais pas de mes rêves de bébés aguicheurs ni de mes nuits alcoolisées parce que je ne m'appelle pas Beigbeder et qu'à mes yeux des mois de déchéance ne justifient pas qu'on en parle si ce n'est pour accompagner une idée ou quelques réflexions profondes (d'autant plus qu'en général toute les idées géniales et profondes qui émergent lors d'une cuite ne survivent pas à l'aube et à la sobriété...).
Je ne penserais qu'il me serais si difficile d'écrire un article aprés tout ce temps, je crois que j'attendais simplement (naïvement est certainement le mot) un déclic. Comme si les idées et l'envie d'écrire allaient revenir aussi soudainement aprés un si long déclin. Je sais à présent que rien ne se passera si je ne me lance pas (comme beaucoup de choses dans la vie, à moins d'avoir envie de se retrouver spectateur de sa propre vie ...).

Je me suis permis pendant tout ces vacances d'été (des vacances qui vont de mai à septembre inclus, le rythme étudiant dans toute sa grandeur) de mettre de coté un grand nombre de choses qui m'agaçaient ou me tenaient à coeur. Par lassitude d'y être trop confronté, par peur de tout foutre en l'air (je me débrouille de mieux en mieux à ce jeu au fil du temps, un véritable expert pour foirer les opportunités). J'aspire à présent à un peu plus d'équilibre, de régularité et surtout écrire (sur ce blog j'entends, car je ne peux décemment pas publier mes errances sur Word, je ne suis pas prêt à étaler ma vie à ce point).

Dans les prochains jours je prévois donc un article geek , un sur la grippe A et peut être un nouveau chapitre aux Noname stories. Aprés tant de promesses je me dois à présent de faire quelques choses (comment ça ! La plupart des gens ne font aucune considération des promesses qu'ils font et n'en tiennent pas la moitié ! Moi compris ! Je ne peux le croire ...)

Par 404 - Publié dans : Là ou je parle (un peu) de moi - Communauté : bons à rien mauvais en tout
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Lundi 24 août 2009

Cette chaleur rend mon corps comme chacune de mes pensées aboulique et sans grand intérêt. Mon principal problème étant que les choses ne me font plus réagir comme elles le faisaient autrefois. Au lieu de m'exaspérer, de provoquer en moi une réflexion sur la cause de tout ceci (parce que beaucoup de choses m'exaspèrent) je ne ressens plus qu'une profonde lassitude. Peut être parce que j'ai abandonné la stupide illusion de vouloir changer les choses. Que l'indifférence passe forcement par ce sentiment d'impuissance et de fatigue nerveuse. Je n'attends pas (plus en fait) de réponse à ce sujet, de toute façon vous n'êtes plus qu'une poignée à lire ce blog.
La principal force du Surhomme de Nietzsche (je devrais plutôt dire le fantasme d'un vieillard impotent rêvant de puissance) est sans doute de parvenir à rester sur sa voie en ne tenant absolument pas compte des avis ou évènements extérieurs, comme un bateau qui ne serait affecté ni par le vent ni par le courant...
Je pourrais aussi parler du fait que la plupart des "bloggers qui me servaient de modèle s'arrêtent tous les uns après les autres : les enfants rouges, noir et blanc, même Tim fait une pause. A croire que l'écriture quotidienne n'est qu'un exercice à durée limitée, mais un blog ne fait que suivre une vie et dire que l'on en a fait le tour revient à dire que l'on a fait le tour de nos expériences vécues, sans en vivre de nouvelles, ce qui est assez moche.
Il faut croire que je suis devenu fataliste dans mes pensée, comme si rien ne provoquait plus de réaction en moi que le "c'est comme ça"
Et ça aussi. Mais il n'y a pas de quoi en faire un article ...
Par 404 - Publié dans : Ma vie entouré de mes navrants contemporains - Communauté : Les chroniques de la meute
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