Mercredi 8 juillet 2009
Cet article possède une volonté d'universalité. Je vais essentiellement parler de choses qui me concernent (au début) mais je pense que je ne suis pas le seul dans ce cas et que tout ceci est donc généralisable : Je suis un adepte (plutôt fidèle ces derniers temps) de la procrastination. J'ai pour habitude d'élaborer en tout temps un tas de projets touchant à des sujets très variés, ils mûrissent, se développent et prennent forme. Cependant il arrive souvent que je ne trouve pas la force, la volonté ou tout simplement l'envie de m'atteler à ce qu'il deviennent réalités. Les projets arrivés à terme sont le plus souvent le fruit d'une très longue réflexion (pas forcément intense, celle ci est même le plus souvent inconsciente) ainsi que les rares survivants d'une véritable hécatombe théorique : seul les idées les plus intéressante et résistant le mieux à l'aboulie étant capable de survie.
Je ne considère pas cela comme une bonne chose, bien que ce "mécanisme" permette d'éliminer un certain nombre d'idées qui se seraient essouflées trop vite dans la pratique ou qui se sont révélées ennuyeuses ou peu dignes d'intêret avec le temps et l'approfondissement. Disons que bien que je pense que le fait d'avoir une multitude de projets soit une chose saine et qu'il est important de se donner les moyens de les réaliser, je ne suis pas pour autant plus motivés quand un effort que je sais important se présente à moi.
Voici donc la partie où je généralise : Ce fait me semble générationnel au plus haut point (ou alors si l'on veux être plus large, ma génération et celle d'avant, y et x) car plus l'évolution de l'Homme se poursuit plus celui-ci substitue l'acte à la pensée. Il n'est pas difficile de remarquer que le concret est de plus en plus dévalorisé au profit de l'abstrait (avec les connotations que cela implique, positives ou négatives, je ne ferais pas de jugement moral). De nos jours les gens sont trop lucides et réceptifs à l'absurdité des choses pour se lancer dans une action (un acte) quand il ne sont pas certain des résultats. Le résultat prime plus que jamais et il est donc important que le résultat soit proportionnel (supérieur si possible) à l'effort apporté. A quoi bon investir du temps et de l'énergie quand la réussite est compromise ? Malheureusement ce n'est pas un raisonnement très avantageux sur le long terme.

NB : Les français sont connus pour être doués pour inventer des choses mais pas pour les produire (l'industrie et l'histoire du progrès technologique regorge d'exemples), peut être que ce trait de caractère vient également en partie du pays ?
Par 404 - Publié dans : Geekitude - Communauté : Ecriture Ludique
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Mardi 7 juillet 2009
Le bus est en retard, comme souvent ces derniers temps. Aujourd'hui sont affichés dans le lycée les résultats du bac et pour rien au monde il ne voudrait être en retard. A vrai dire être "en retard" signifierait pour lui ne pas faire partie des premiers à s'engouffrer dans le lycée quand les portes s'ouvriront et ne pas pouvoir prendre connaissance du verdict fatidique sans avoir à se frayer péniblement un chemin à travers la foule tout en supportant ses débordements d'émotions. Machinalement il commence à croiser ses doigts et répéter cette phrases comme il l'a déjà fait des centaines de fois, tel un leitmotiv : "s'il vous plaît, faite que le bus arrive avant que les portes du lycée ne s'ouvrent". Il se sent tout de suite mieux, certain que son "destin" est entre les mains de personnes compétentes pour traiter ce genre de cas.
Grâce à quelques feux passés apparemment de justesse le bus arrive à temps devant le lycée. Heureux de voir "qu'en haut" on s'occupe de lui, il se place à quelques centimètres de l'immense porte de métal, contrôlant péniblement ses émotions et se préparant à marcher vers la sentence. Une fois de plus ses doigts se croisent et la formule éclaire son esprit : "s'il vous plaît, faite que j'ai mon bac".
La portes s'ouvrent en grinçant, il s'engouffre par l'ouverture encore étroite bien avant tout les autres et se dirige rapidement vers la centaine de feuilles de papier scotchées contre le mur. La tension est telle qu'elle fait vibrer sa poitrine quand il commence à chercher son nom parmi des milliers d'autres, regardant des résultats bons ou moins bons mais qui ne s'appliquent de toute façon pas à lui. Il trouve enfin son patronyme, vérifie que celui-ci s'accorde bien avec son prénom et sa classe avant de trouver la réponses "non admis, rattrapage".
L'excitation et le stress laissent place à une colère discrète mais profonde ainsi qu'une grande déception. Pourquoi ? Pourquoi lui ? Qu'avait-il fait de si terrible pour mériter cela ? Il se mit à en vouloir à cette habitude stupide qu'il avait de souhaiter que tout aille selon son désir. "Tu n'es qu'un imbécile, ces choses là n'existent pas, tu en as la preuve à présent". Tandis qu'ils quittait le lycée à grand pas, une lueur d'espoir fit son apparition. Il n'avait plus qu'à traverser la rue pour reprendre le bus et rentrer chez lui et cela ne faisait que quelques minutes depuis qu'ils savait les résultats mais il était à nouveaux plein de joie et de confiance en lui. Oui il restait un espoir, avec un peu de chances il pourrait passer le rattrapage sans encombre et tout irai pour le mieux. Il recommença à croiser ses doigts et leva les yeux au ciel pour donner encore plus de force à son souhait : "s'il vous plaît faite que ...

Lumière de phares, coup de frein sec, bruit sourd d'une masse molle qui heurte un objet métallique massif.
Par 404 - Publié dans : Textes, aphorismes... - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Vendredi 26 juin 2009
La bouteille est à peine entamée, il pleut mais le ciel est resté bleu... Cela ferait presque rêver ... A vrai dire et comme souvent j'écris uniquement par plaisir, sans savoir ce que je dirais dans une dizaine de ligne, parce que je me trouve dans un état qui me dispose à "l'écriture" (en France il est assez difficile de dire ceci sans paraître pédant, ce pays n'a jamais su distinguer l'intellectualisme du snobisme). Pour changer un peu de toute les considérations inactuelles que je fais en ces pages je vais parler aujourd'hui de ma façon de "travailler" sur ce blog car j'ai toujours été un passionné de "l'envers du décors" aussi bien au niveau culturel que médical et j'aime à croire que je ne suis pas le seul dans ce cas.

La plupart du temps mes idées d'article me viennent dans mon lit, comme j'ai pour habitude de le répéter je dors assez mal et il est fréquent que je me relève une bonne quinzaine de fois avant de m'endormir (ou de rester éveillé) ce qui n'est pas sans occasionner quelques difficultés quand je ne suis pas seul dans le lit... Je laisse mon esprit divaguer et je dois souvent me lever pour chercher la définition ou étudier les mécanismes de telle ou telle chose (la dernière en date : Les machines de Turing que je ne connaissais que trop vaguement à mon goût. Wikipedia is my friend). Les idées me viennent soit spontanément soit en faisant un effort pour chercher ce que je pourrais dire : ce qui serait intéressant (pour moi) ; ce qui peut être suffisamment développé ; ce dont j'ai envie de parler ; ce qui ne donnera pas envie aux lecteurs d'arrêter leur lecture au bout de quelques lignes ...
Une fois l'idée trouvée parmi un tas d'autres qui ne correspondent pas (et qui finissent parfois en aphorismes) je la développe mentalement de façon sommaire histoire d'avoir au moins un plan de ce que je vais dire. Ensuite cette idée (qui peut devenir particulièrement obsédante et repousser définitivement un sommeil qui tarde à venir) est couchée dans un cahier spécialement prévu à cet effet (le plus souvent dans une écriture quasiment illisible, même pour moi, et ornée de dizaines de phrases violemment barrées). Je n'écrit jamais mes articles au moment où l'idée me vient, tout d'abord parce que j'espère toujours parvenir à dormir et que je suis trop fatigué pour expliciter tout ce dont j'ai envie de parler, ensuite parce qu'il est bénéfique de laisser une idée mûrir quelques temps pour l'approfondir à tête reposée et trouver quelques exemples.
Les jours qui suivent, quand je me sens d'humeur, je me rend sur ces pages pour tout coucher par écrit. Le résultats final est généralement assez différent que ce qui avait été prévu, certains aspect sont mis de coté pour en approfondir d'autre ou ajouter une idée de dernière minute inspirée par l'écriture.
Dire que je suis toujours ravi de mes articles serait prétentieux, disons que je ne publie jamais un article qui me déplaît (même si je n'ai rien de mieux à dire à ce moment) mais si on soumet ce blog à une échelle de satisfaction par article il y en a forcément dont je suis plus fier que d'autres et certain dont je considère qu'ils ne sont pas assez travaillés. De plus les contraintes du blog font qu'il est difficile de retravailler un texte parce que le rythme de publication journalier oblige à toujours se projeter sur demain et à considérer hier comme étant figé (les gens qui comme moi s'amusent à relire certain articles des blogs qu'ils aiment ne sont pas nombreux).

Voila à quoi 404 passe son temps en ce qui concerne cet espace même si de nombreuses contraintes liées à l'existence font que je ne passe pas autant de temps que je le voudrais à écrire et a publier (de toute façon vivre de son art est une ineptie, un fantasme qui devrait être abolie, l'art véritable n'attend rien en retour, non pas que je sois mégalomane au point de m'imaginer vivre de l'écriture).
Par 404 - Publié dans : Là ou je parle (un peu) de moi - Communauté : bons à rien mauvais en tout
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Lundi 22 juin 2009
Une fois de plus navré (mais la vie est le plus souvent une répétition des mêmes erreurs suivies inlassablement des mêmes excuses. Pour sortir de ce cycle sans fin il faudrait parvenir à ne plus se tromper ... Ou arrêter de s'excuser), une fois de plus navré donc du peu de publication que je fais sur ce blog ces derniers temps (alors que je commençais justement à reprendre un rythme normal ... life is unfair). Après une longue (il faudrait mettre plusieurs "e" en fait) période de totale inactivité me voila plongé dans de nombreuses contraintes administratives (la bureaucratie devrait se trouver parmi les cercles de l'Enfer), le fait de devoir rattraper l'équivalent d'un semestre en un mois sans compter le fait que je célèbre mon 19e été (quel évènement ! La joie est presque palpable ...). En plus de tout cela mes moments de tranquillité ne sont occupés que par une attitude amorphe et totalement aboulique, difficile de faire grand chose dans ces conditions.
Tout ira donc mieux (je l'espère) en Juillet, puisque ma jeunesse ne me permet apparemment pas de faire le stage pour lequel je me suis tant investi je risque fort d'être totalement libre physiquement et intellectuellement dans une poignée de jours ...

Pour finir deux vidéos (car partir ainsi eut été cruel et fort peu sympathique), l'une profonde et de bon goùt, l'autre beaucoup mois. A vous de choisir (bien que je commence à vous connaître, bande d'hédonistes)

Vidéo profonde

Vidéo décontractante
Par 404 - Publié dans : Autres - Communauté : Les chroniques de la meute
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Vendredi 12 juin 2009
_ Je me demande ce qu'il en aurait été de la vie et surtout de l'oeuvre des grands philosophes s'ils avaient connus la télévision et internet, formidable machines à dévorer le temps.

_ Quand je vois comment les autres occupent leur temps, par une multitude de petites choses occupant sans cesse leur esprit, je me dis que les longues périodes d'inactivité totale ne sont pas si facile à atteindre que ce que l'on peut en dire.

_ Des centaines de pages écrites sur ce blog ... Et pourtant qu'ai-je vraiment dit ? Rien qui ne puisse être développé en une poignée de pages.

_ De toute les défaites, les plus amères sont certainement celle de notre volonté contre nous-même.

_ J'essaie de ne pas me laisser écraser par les idoles que j'ai moi-même bâti et que je ne peux me résoudre à détruire.

_ Ma capacité à me décevoir dans mes attentes et mes projets ne cessera jamais de me surprendre.

_ Les heures passent mais les questions restent inaltérables. Seules les certitudes s'effilochent au bout de quelques instants.

_ Se laisser submerger par la foule, y disparaître pour ne plus se laisser atteindre par sa cacophonie et son désordre.

_ Une fois nommée n'importe quelle maladie perd tout son pouvoir sur nous, ne laissant qu'une contrainte passagère : les maux véritables sont ineffables.

_Si la paresse et la procrastination étaient reconnues comme des qualités je serais sans toute aucun d'une agréable compagnie.

_ Nos expériences vécues sont-elles si infimes pour que l'on se sente obligé de constamment les exagérer en paroles ou en écrit ?

_ On a beau répéter indéfiniment son propre prénom en vue de se l'approprier celui-ci semble toujours aussi arbitraire et inconvenant.

_ Immense ironie que de voir un parti écologique consacré par un vote qui a nécessité un tel gâchis de papier ...

_ L'humour ne devient un besoin que lorsqu'il faut masquer un grand nombre de tares et de défauts : Destin tragique des (vrais) comiques.

_ Incapacité de réfléchir, incapacité de s'émouvoir devant les malheurs des autres, tout n'est que brume hallucinée s'insinuant dans les moindres recoins de l'esprit.

_ Écouter les propos tenus par un groupe de gens et imaginer ces mêmes propos revenant d'époque en époque depuis des générations ... Comment posséder après cela la moindre croyance envers tout acte ou parole ?

_ Il est insupportable d'être souillé par ceux qui ne supporte pas la solitude et mendient votre compagnie. Comme s'ils ne pouvaient plus vivre avec eux-même.

_ Il n'y a rien de plus agaçant que les femmes magnifiques et conscientes de l'être. Imagine-t-on un caniche passant ses journée devant un miroir ?                                                                                              
Par 404 - Publié dans : Textes, aphorismes... - Communauté : Ecriture Ludique
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Mardi 9 juin 2009
Décidément et j'aime à le répéter inlassablement (car "la répétition est la base de la pédagogie") : la blogosphère est un océan de médiocrité.
J'ai longtemps cru que ceux qu'il fallait blâmer étaient les bloggeurs type "skyrock" et leur montagne de pages remplies d'images plus stupides les unes que les autres ainsi que d'éternels copié-collé de poèmes niais. Il est vrai que même s'ils n'occupent plus le sommet de ce qui cause mon désarroi vis à vis de la blogosphère je conserve à leur égard un sentiment tenace d'incompréhension et  de ... mépris, il faut l'avouer.
Néanmoins et je ne l'avoue pas sans une certaine tristesse ce qui forme la plus grande part de médiocrité de cet espace pourtant formidable vient paradoxalement des gens talentueux. Toute ces personnes qui parviennent à vous faire voyager, à vous surprendre et dans tout les cas à vous impressionner au détours d'une série de blogs ennuyeux et désespérément semblables. Tout comme il est insupportable de voir tout être limité dans ses capacités il est difficile d'accepter que de telles personnes se contentent de publier quelques articles de temps en temps alors qu'elles pourraient s'atteler une production plus conséquente et développée.
Je sais, je sais que les excuses ne manquent pas. On pourrait déja parler de toutes les contraintes quotidienne qui font qu'il est parfois difficile de tout gérer sans en plus se prendre la tête avec un exercice purement créatif et intellectuel qui n'apporte rien à son créateur (du moins à court terme, ce n'est pas un investissement très profitable), tout le monde n'a pas le temps de passer une ou deux heures par jours à écrire sur son ordinateur. Il y a aussi le facteur d'incertitude qui fait qu'il est si difficile de se lancer, toute ces questions qui reviennent inlassablement : Est ce que ça vaut le coup ? Est ce que j'en suis capable ? Est-ce vraiment intéressant ? Et tant d'autres qu'il serait fastidieux d'énumérer.

Peut être que les personnes que je cite sont en train de produire une oeuvre, peut être qu'elles essaient mais n'y parviennent pas pour un tas de raisons, peut être qu'elles en parlent et ont l'intime conviction qu'elles le feront un jour mais ne s'y mettront jamais... Toujours est-il que certaine personnes valent mieux qu'une série éparses de nouvelles alors que tant d'autres s'obstinent à mettre en avant et à publier par tout les moyens des brouillons fantasy/S-F/polar ennuyeux et sans la moindre originalité ...
Par 404 - Publié dans : Ma vie entouré de mes navrants contemporains - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 8 juin 2009
Je me demande quelle sera la place des diplômes en France d'ici 10 ou 15 ans, leur dégradation ne faisant que s'accentuer d'année en année. Petite leçon d'histoire : Créé en 1947 le brevet d'étude du premier cycle (Le BEPC, qui deviendra plus tard le brevet des collèges) est toujours le premier diplôme reçu par l'étudiant. Il était à l'époque une porte vers le monde du travail car bien peu poursuivaient leurs études. De nos jours qui peut se targuer d'avoir trouvé un travail avec son seul brevet ? Ce diplôme n'a à présent plus d'autre valeurs que celui d'être le premier et de donner à l'étudiant une idée de ce qu'est un examen national pour le préparer au baccalauréat.

Cependant le baccalauréat lui-même n'est aujourd'hui plus qu'une simple formalité pour de nombreux étudiant (presque 90% de réussite) et cela se ressent au niveau du monde du travail car ce diplôme qui était pourtant si prestigieux dans le passé n'est plus qu'un pré-requis sur les cv et ne possède plus non plus son statut de "clef" ouvrant les portes du monde du travail. On ne peut plus y voir à présent qu'une symbolique du passage à l'âge adulte accompagnée des gratifications d'usages.

Je remarque à présent que je suis passé dans la sphère supérieure de l'enseignement que cette déplorable aggravation ne s'est pas arrêtée pusqu'elle touche aujourd'hui le diplôme de licence (dans une moindre mesure je le concède, mais le processus est déja en marche depuis quelques années et ne fait que s'accentuer), la plupart des postes accessibles l'étant majoritairement au niveau master la licence sert à présent pour beaucoup de préparation aux concours nationaux pour la culture générale qu'elle apporte.

Je ne parle pas des diplôme professionnel en ces pages pour la bonne est simple raison que je ne possède aucune information à leur sujet. La seule chose que j'espère est qu'une revalorisation des diplômes se fassent rapidement et plus précisément au niveau de leurs difficulté, un diplôme ne possède à mon sens une quelconque valeur que si le nombre des diplômes par rapport au nombre total de participant est minoritaire (voire très minoritaire). Je ne suis pas vraiment partisans d'une France bardée de doctorant imbéciles et incapables, en grande partie parce que je serais mis au même niveau que ces imbéciles incapables...
Par 404 - Publié dans : Culture et choucroute - Communauté : bons à rien mauvais en tout
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Jeudi 4 juin 2009
Il serait temps que j'explicite sur ce blog une notion qui m'est chère : le progrès. Je la considère non seulement comme une des caractéristique de l'humanité (ce qui la distingue des animaux ) mais aussi comme une caractéristique fondamentale et inhérente à l'existence (je ne conçois pas l'espèce humaine sans cette tendance naturelle à l'amélioration).
J'ai néamoins une définition plus large que celle si vivement critiqué au niveau politique et plus généralement dans les médias. Peut être qualifié de progrès tout passage à une situation présentant plus de bénéfice tant un temps donné et un lieux donné. Dans ce sens on échappe au "toujours plus" si controversé en cette période de crise et de problèmes environnementaux (bien que je pense qu'il faille là aussi attendre un progrès technologique pour résoudre ces problèmes) car toute cessation de pratique ou changement de régime politique peut également être qualifié de progrès par rapport à la situation antérieure.
Je ne parviens pas à concevoir de façon réaliste une société (pas une communauté restreinte) vivre plus d'une génération en se coupant totalement de toute notion liée au progrès et suivant un mode de vie dit "traditionnel" (et n'étant le plus souvent qu'une caricature d'une époque absolument pas représentative de la totalité de la population).

L'avenir, disons les dix prochaines années (que je considère comme charnière par rapport à l'équilibre des forces futur) me diras si j'ai raison ou tort...
Par 404 - Publié dans : La réalité : simulacre et simulation - Communauté : Les chroniques de la meute
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Mercredi 3 juin 2009
L'étude des neuropathies, malgré son caractère fascinant, à cela de dérangeant qu'elle nous place face à ce que devient un individu lorsqu'il est privé progressivement de ses facultés motrices, sensorielles et surtout mémorielles. Je ne parviens pas à trouver plus tragique que la perte de la mémoire, celle-ci étant l'essence même de tout ce que nous sommes.
Je m'avance même à dire qu'une personne ne peut avoir de véritable existence sans cette capacité si précieuse à se souvenir et tenir compte des expériences passées. Etre sans arrêt contraint de refaire les mêmes choses, ne rien assimiler et se trouver dans l'incapacité totale de faire le moindre progrès est sans doute l'un des destins les moins enviables. Cependant ce qui me terrifie encore plus est la perte du savoir accumulé, que toutes nos expériences s'évanouissent comme si elles n'avaient jamais été autre chose qu'un produit de l'imagination, sûrement parce que l'homme se définit en grande partie par rapport à ce qu'il sait et a vécu.
Je me rappellerais toujours (thème central de l'article, le répéter ne change rien au problème cependant) n'avoir rien vu d'autre dans les yeux d'une connaissance lointaine mais qui était pourtant devenu familière avec le temps qu'un vide total mêlé d'une universelle incertitude suite à un accident de moto. Il n'était plus que l'ombre de lui-même, sans cesse tenaillé par le doute de savoir si telle personne ou telle chose était connue autrefois, devenu totalement dépendant d'un entourage qui ne lui évoquait rien d'autre qu'une vague sensation de familiarité.
Un article pas très joyeux je l'avoue, mais vous devez en avoir l'habitude depuis le temps que vous fréquentez 404...
Par 404 - Publié dans : Geekitude - Communauté : Ecriture Ludique
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Mardi 2 juin 2009
[J'ose espérer que le retour à un rythme de vie normale me ramènera ma cadence d'écriture habituelle ...]

Quelle est votre vision du futur ? (une question ouverte à la "ça se discute" ... Aussi efficace qu'un doigt dans la gorge aprés une soirée arrosée, que ça ne vous empêche pas d'y répondre cependant).
La mienne est plutôt simple : je ne vois rien d'autre dans les cinquantes prochaines années qu'une aggravation des problèmes actuels. Je pense que la situation mondiale ne fera rien d'autre que progresser dans sa direction actuelle.
Je manque sûrement d'optimisme en disant que je ne crois absolument pas au revirement soudain espéré par tant de gens qui marquerait l'entrée dans une ère (aprés 2012 ? Toutes les réponses sont dans le film j'en suis sûr) de respect mutuel, de partage équitable et de moralisation des rapports tout comme je ne pense pas que beaucoup continueraient à prôner un monde plus équitable s'il gagnaient l'Euromillion.
Je citerais pour exemple le cas assez représentatif de mon opinion qui est celui de la faille de San Andreas : Tout le monde connait cette faille géologique au niveau de LosAngeles, tout les spécialistes s'accordent à dire qu'un jour où l'autre une catastrophe se produira et engloutira une grande partie de la ville, provoquant une hécatombe sans précédent en Amérique (et sûrement dans le monde). Depuis 1769 les séismes se suivent, faisant de nombreux morts.
Pourtant la vie suit son cours, les gens gardent ces histoires dans un coin de leurs têtes mais ont bien plus important à faire au jours le jours. Les gens ne sont pas dupes mais préfèrent éviter de penser à un problème bien trop compliqué à régler, et on peut affirmer avec certitudes que ces mêmes personnes (à supposer qu'elles soient encore en vie) seront les premières étonnées quant la catastrophe surviendra.

J'ai beaucoup de mal à prévoir quoi que ce soit au delà de 2050 car je pense que d'ici là nous aurons déja eu une bonne dizaines de raisons (économique, alimentaire, démographique ...) de nous entre-tuer.
Par 404 - Publié dans : La réalité : simulacre et simulation - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Backround

Un pigeon de plus

Un jour de plus en moins ...

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