Samedi 15 août 2009
Le réveil est difficile. Les médicaments empêchent son esprit de fonctionner correctement, le réduisant à un aveugle tentant de reconstituer à tâtons les derniers évènements précédant la perte de conscience ainsi que d'apporter une réponse à la question si fréquente : "qu'est ce que je fais ici ?".
Comme toujours, c'est la douleur qui fait ensuite son apparition. Une douleur sourde, envahissant tout son corps dans une vague le submergeant et lui faisant presque regretter de s'être réveiller.
Il était en train de faire la cuisine, son esprit entièrement focalisé à faire des tranches de concombre les plus identiques possible. Une douleur profonde et désormais familière l'avait prit au bras gauche, il n'avait eu qu'un instant pour dire à sa femme d'appeler l'ambulance avant de perdre connaissance. Ce n'était pas sa première crise cardiaque mais cette fois il sait qu'il ne pourra pas quitter l'hôpital avant de recevoir une transplantation, chose qui semble de plus en plus irréelle à ses yeux après des mois d'attente...
Il déteste la sensation de douleur "discrète" des perfusions, cette fatigue si profonde que chaque acte doit être mûrement réfléchi même si cet acte ne consiste qu'à chercher la télécommande ou allumer la lumière, mais surtout le sentiment humiliant d'être relié à des machines et d'être dépendant d'elles pour sa survie, même si cela n'est que temporaire.
A vrai dire il a toujours eu une certaine méfiance vis à vis des machines et de tout ce que l'on se complaît à appeler extatiquement "progrès" et il ne serait pas dans cette situation si d'autres options lui étaient proposés que celle de simplement mourir et laisser sa famille derrière lui. Sa plus grande espérance était que la transplantation se fasse rapidement pour qu'il puisse enfin sortir d'ici et ne jamais revenir, s'échapper de l'hôpital, des perfusions et de toute ces machines avec leurs bruits morbides.
Les heures puis les jours passent, heureusement assez vite car il dort énormément. Chaque réveil est marqué par la douleur, d'autant plus qu'une de ces perfusions s'est infectée. Être dans cet endroit le rend malade et il donnerait tout pour rentrer chez lui, mais le soin à distance n'est pas envisageable  au vu de son état. Il passe donc la plus grande partie de son temps en tête à tête avec des machines, leur murmurant des insultes quand il se sait seul ou faisant des multiplications dans sa tête pour s'empêcher de gratter ses perfusions.
Finalement après une semaine d'attente éprouvante son médecin vient le voir sourire au lèvre, une promesses d'un retour à la maison, qu'il espère de tout son coeur définitif.

"Monsieur Rostoll j'ai une grande nouvelle pour vous, vous allez enfin pouvoir rentrez chez vous. Vous avez été choisis pour être le premier humain transplanté d'un coeur bionique"

[Et pour les curieux qui pensent encore au titre (une obsession pour certain, une formalité ennuyeuse pour moi) plus d'infos sur la technique de Seldinger, avec animation diaporama et flash ... Magie des yeux]
Par 404 - Publié dans : Textes, aphorismes... - Communauté : L'écriture dans tous ses états
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 11 août 2009
A quoi bon s'entêter à être sincère quand les mots ont aussi peu d'impact ?
A quoi bon agir quand ces actes sont d'une évidente absurdité ?
A quoi bon persister dans l'être quand tout n'est que paraître ?
A quoi bon  ?

Tout est vide et sans intérêt. Ce n'est pas que "rien n'a de sens" (ce qui est en soi assez évident. Pourquoi en serait il autrement ?) mais plutôt que tout est simpliste et ennuyant. Je ne dirais pas que je suis aboulique, je suis pleinement en mesure d'agir mais j'éprouve un profond sentiment d'absurdité lors de l'accomplissement des choses (dans la plupart des domaines). Les choses, les perceptions semblent tellement irréelles que même le leitmotiv "nothing is true, everything is permitted" n'est d'aucun réconfort puisque rabaissé au niveau de lieu commun.
C'est avec beaucoup d'ironie que je m'amuse à penser que ceci pourrait être le "secret" de la vie, l'envers du décors. Qu'il suffit finalement de se pencher suffisamment (ou d'être suffisamment tordu ...) pour se rendre compte avec stupeur que tout est plat. Que ce monde autrefois si réel n'est rien d'autre qu'un fragile décors en deux dimensions. Impossible par la suite de reprendre le rôle qui était autrefois le notre, tel l'esclave libéré puis replacé dans sa geôle après avoir vu le monde réel dans la (trop) célèbre allégorie de la caverne (je suis d'humeur didactique aujourd'hui).

Alors comment continuer, s'évertuer à faire semblant et oublier ? L'alcool ne procurant qu'un soutient éphémère. Faut il apprendre à jouer sa vie comme une pièce de théâtre, choisir chaque intonation et prévoir quelques rebondissements dramatiques pour ne pas lasser les spectateurs ? Sombrer dans un lyrisme baudelairien avec le style de vie qui y est associé ?
Je ne vois rien qui pourrais changer cet état de fait et c'est bien entendu la raison qui fait que ceci m'affecte autant.

Je me contenterais donc une fois de plus de citer Cioran : "
Avec tes veines chargées de nuits, tu n'as pas plus ta place parmi les hommes qu'une épitaphe au milieu d'un cirque". Parce que même l'interface arbitraire et artificielles des mots me semble plus juste et réelle que le quotidien.
Par 404 - Publié dans : La réalité : simulacre et simulation - Communauté : Ecriture Ludique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 10 août 2009

Je ne me remettrais jamais de la honte de n'être qu'humain.
Au moins c'est dit, niveau prétentieux je ne sais pas si on peut faire mieux mais je ne me suis jamais détaché de ce fantasme d'absolu à la manière de Dave à la fin de 2001 L'odyssée de l'espace (surtout dans 2010 : odyssée deux en fait) ou du docteur Manhattan dans la bande dessinée Watchmen (accessoirement aussi du film, très fidèle). Cette capacité de façonner les choses selon son désir. D'être capable d'apprécier chaque instant pour l'éternité (ce que nous ne pourrons jamais faire, aussi bien au niveau de l'instant que de l'éternité). D'être partout à la fois et être en mesure d'observer les évènements les terribles et grandioses comme les plus infimes. Regarder l'univers suivre son expansion en spectateur de tout
et dans la plus grande neutralité.


Je suis de nature contemplative, je préférerais toujours l'observation et la réflexion détachée au fait d'agir ou de prendre part aux choses. Je suis de ceux qui regardent, qui conseillent et qui fuient au lieux de prendre une décision. C'est ce genre de sentiment qui me porte à croire que je ne ferais jamais rien de ma vie, rien d'important j'entends. J'aurais très probablement un nombre important de projets, certains vaudront même la peine que je m'y attarde, mais je m'imagine mal pionnier en quoi que ce soit. Il n'y a rien de joyeux à dire cela, rien de vraiment triste non plus, mieux vaut un constat lucide et implacable que l'illusion frivole et agréable que beaucoup entretiennent pour ne pas avoir à affronter ce qu'ils sont vraiment.

Je ne me remettrais jamais de la honte de n'être qu'humain.
Par 404 - Publié dans : Là ou je parle (un peu) de moi - Communauté : bons à rien mauvais en tout
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 27 juillet 2009
Une chose qui me fascine plus que tout dans les séries télé (cela s'applique également aux films, aux livres et au théâtre) : l'exactitude des dialogues et la perfection des propos. Tout s'enchaîne de façon fluide, il n'y a pas d'erreurs, de pauses involontaires. Tout est calculé pour arriver avec la plus grande justesse, au mot près (bien entendu quand je parle de séries je ne prend pas en compte la sous-classe type Plus belle la vie ou Foudre ...).
Quel beau monde ce serait si toute les discussions quotidiennes possédaient le même niveau de perfection et que je n'avais pas à supporter à chaque instants leur infinies de petits défauts (tant au niveau du fond que celui de la forme et aussi bien de mon côté que de celui de mon interlocuteur).
C'est la raison pour laquelle j'ai toujours préféré l'écriture à la parole et n'ais jamais acordé une grande valeur à la spontanéité, qui n'est pas sincère à mes yeux au sens où il y est trop difficile de développer totalement un sentiment, une opinion, une décision...
L'écriture me permet d'une part de choisir avec attention ce que je vais pouvoir dire (ce dont je ne veux pas parler également) ainsi que la façon dont je vais le faire ; d'autre part c'est également un moyen de mieux apprécier ce qui nous est dit, on peut relire, encaisser le choc parfois et éviter les incompréhensions.

Cependant je vois mal comment ce fantasme conceptuel pourrait devenir autre chose à moins d'avoir envie que toute les discussions quotidienne prennent l'allure d'une session de jeux sur Second Life ...
Par 404 - Publié dans : Geekitude - Communauté : Les chroniques de la meute
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 26 juillet 2009

Comme vous vous en êtes sûrement rendus compte parce vous êtes j'en suis sûr plutôt perspicaces je n'écris plus depuis un petit moment à présent. Ce n'est pas parce que je manque de temps et ce n'est pas non plus parce que j'ai perdu mon goût pour l'écriture. Je n'ai aucune réponse à donner à cette impuissance/constipation/anurie (je suis ouvert à toute proposition de mot dans ce registre, remarquez également que mes articles profitent de bien belles comparaisons).
Cela dit et cette article ce destine particulièrement à ceux qui n'ont de mes nouvelles que par l'intermédiaire de ce blog : Je suis toujours là avec mes vieilles habitudes (sauf l'écriture, donc). Patience pour ceux qui attendent un véritable article , je trouverais bien quelques choses ...

Par 404 - Publié dans : Là ou je parle (un peu) de moi - Communauté : L'écriture dans tous ses états
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 8 juillet 2009
Cet article possède une volonté d'universalité. Je vais essentiellement parler de choses qui me concernent (au début) mais je pense que je ne suis pas le seul dans ce cas et que tout ceci est donc généralisable : Je suis un adepte (plutôt fidèle ces derniers temps) de la procrastination. J'ai pour habitude d'élaborer en tout temps un tas de projets touchant à des sujets très variés, ils mûrissent, se développent et prennent forme. Cependant il arrive souvent que je ne trouve pas la force, la volonté ou tout simplement l'envie de m'atteler à ce qu'il deviennent réalités. Les projets arrivés à terme sont le plus souvent le fruit d'une très longue réflexion (pas forcément intense, celle ci est même le plus souvent inconsciente) ainsi que les rares survivants d'une véritable hécatombe théorique : seul les idées les plus intéressante et résistant le mieux à l'aboulie étant capable de survie.
Je ne considère pas cela comme une bonne chose, bien que ce "mécanisme" permette d'éliminer un certain nombre d'idées qui se seraient essouflées trop vite dans la pratique ou qui se sont révélées ennuyeuses ou peu dignes d'intêret avec le temps et l'approfondissement. Disons que bien que je pense que le fait d'avoir une multitude de projets soit une chose saine et qu'il est important de se donner les moyens de les réaliser, je ne suis pas pour autant plus motivés quand un effort que je sais important se présente à moi.
Voici donc la partie où je généralise : Ce fait me semble générationnel au plus haut point (ou alors si l'on veux être plus large, ma génération et celle d'avant, y et x) car plus l'évolution de l'Homme se poursuit plus celui-ci substitue l'acte à la pensée. Il n'est pas difficile de remarquer que le concret est de plus en plus dévalorisé au profit de l'abstrait (avec les connotations que cela implique, positives ou négatives, je ne ferais pas de jugement moral). De nos jours les gens sont trop lucides et réceptifs à l'absurdité des choses pour se lancer dans une action (un acte) quand il ne sont pas certain des résultats. Le résultat prime plus que jamais et il est donc important que le résultat soit proportionnel (supérieur si possible) à l'effort apporté. A quoi bon investir du temps et de l'énergie quand la réussite est compromise ? Malheureusement ce n'est pas un raisonnement très avantageux sur le long terme.

NB : Les français sont connus pour être doués pour inventer des choses mais pas pour les produire (l'industrie et l'histoire du progrès technologique regorge d'exemples), peut être que ce trait de caractère vient également en partie du pays ?
Par 404 - Publié dans : Geekitude - Communauté : Ecriture Ludique
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mardi 7 juillet 2009
Le bus est en retard, comme souvent ces derniers temps. Aujourd'hui sont affichés dans le lycée les résultats du bac et pour rien au monde il ne voudrait être en retard. A vrai dire être "en retard" signifierait pour lui ne pas faire partie des premiers à s'engouffrer dans le lycée quand les portes s'ouvriront et ne pas pouvoir prendre connaissance du verdict fatidique sans avoir à se frayer péniblement un chemin à travers la foule tout en supportant ses débordements d'émotions. Machinalement il commence à croiser ses doigts et répéter cette phrases comme il l'a déjà fait des centaines de fois, tel un leitmotiv : "s'il vous plaît, faite que le bus arrive avant que les portes du lycée ne s'ouvrent". Il se sent tout de suite mieux, certain que son "destin" est entre les mains de personnes compétentes pour traiter ce genre de cas.
Grâce à quelques feux passés apparemment de justesse le bus arrive à temps devant le lycée. Heureux de voir "qu'en haut" on s'occupe de lui, il se place à quelques centimètres de l'immense porte de métal, contrôlant péniblement ses émotions et se préparant à marcher vers la sentence. Une fois de plus ses doigts se croisent et la formule éclaire son esprit : "s'il vous plaît, faite que j'ai mon bac".
La portes s'ouvrent en grinçant, il s'engouffre par l'ouverture encore étroite bien avant tout les autres et se dirige rapidement vers la centaine de feuilles de papier scotchées contre le mur. La tension est telle qu'elle fait vibrer sa poitrine quand il commence à chercher son nom parmi des milliers d'autres, regardant des résultats bons ou moins bons mais qui ne s'appliquent de toute façon pas à lui. Il trouve enfin son patronyme, vérifie que celui-ci s'accorde bien avec son prénom et sa classe avant de trouver la réponses "non admis, rattrapage".
L'excitation et le stress laissent place à une colère discrète mais profonde ainsi qu'une grande déception. Pourquoi ? Pourquoi lui ? Qu'avait-il fait de si terrible pour mériter cela ? Il se mit à en vouloir à cette habitude stupide qu'il avait de souhaiter que tout aille selon son désir. "Tu n'es qu'un imbécile, ces choses là n'existent pas, tu en as la preuve à présent". Tandis qu'ils quittait le lycée à grand pas, une lueur d'espoir fit son apparition. Il n'avait plus qu'à traverser la rue pour reprendre le bus et rentrer chez lui et cela ne faisait que quelques minutes depuis qu'ils savait les résultats mais il était à nouveaux plein de joie et de confiance en lui. Oui il restait un espoir, avec un peu de chances il pourrait passer le rattrapage sans encombre et tout irai pour le mieux. Il recommença à croiser ses doigts et leva les yeux au ciel pour donner encore plus de force à son souhait : "s'il vous plaît faite que ...

Lumière de phares, coup de frein sec, bruit sourd d'une masse molle qui heurte un objet métallique massif.
Par 404 - Publié dans : Textes, aphorismes... - Communauté : L'écriture dans tous ses états
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 26 juin 2009
La bouteille est à peine entamée, il pleut mais le ciel est resté bleu... Cela ferait presque rêver ... A vrai dire et comme souvent j'écris uniquement par plaisir, sans savoir ce que je dirais dans une dizaine de ligne, parce que je me trouve dans un état qui me dispose à "l'écriture" (en France il est assez difficile de dire ceci sans paraître pédant, ce pays n'a jamais su distinguer l'intellectualisme du snobisme). Pour changer un peu de toute les considérations inactuelles que je fais en ces pages je vais parler aujourd'hui de ma façon de "travailler" sur ce blog car j'ai toujours été un passionné de "l'envers du décors" aussi bien au niveau culturel que médical et j'aime à croire que je ne suis pas le seul dans ce cas.

La plupart du temps mes idées d'article me viennent dans mon lit, comme j'ai pour habitude de le répéter je dors assez mal et il est fréquent que je me relève une bonne quinzaine de fois avant de m'endormir (ou de rester éveillé) ce qui n'est pas sans occasionner quelques difficultés quand je ne suis pas seul dans le lit... Je laisse mon esprit divaguer et je dois souvent me lever pour chercher la définition ou étudier les mécanismes de telle ou telle chose (la dernière en date : Les machines de Turing que je ne connaissais que trop vaguement à mon goût. Wikipedia is my friend). Les idées me viennent soit spontanément soit en faisant un effort pour chercher ce que je pourrais dire : ce qui serait intéressant (pour moi) ; ce qui peut être suffisamment développé ; ce dont j'ai envie de parler ; ce qui ne donnera pas envie aux lecteurs d'arrêter leur lecture au bout de quelques lignes ...
Une fois l'idée trouvée parmi un tas d'autres qui ne correspondent pas (et qui finissent parfois en aphorismes) je la développe mentalement de façon sommaire histoire d'avoir au moins un plan de ce que je vais dire. Ensuite cette idée (qui peut devenir particulièrement obsédante et repousser définitivement un sommeil qui tarde à venir) est couchée dans un cahier spécialement prévu à cet effet (le plus souvent dans une écriture quasiment illisible, même pour moi, et ornée de dizaines de phrases violemment barrées). Je n'écrit jamais mes articles au moment où l'idée me vient, tout d'abord parce que j'espère toujours parvenir à dormir et que je suis trop fatigué pour expliciter tout ce dont j'ai envie de parler, ensuite parce qu'il est bénéfique de laisser une idée mûrir quelques temps pour l'approfondir à tête reposée et trouver quelques exemples.
Les jours qui suivent, quand je me sens d'humeur, je me rend sur ces pages pour tout coucher par écrit. Le résultats final est généralement assez différent que ce qui avait été prévu, certains aspect sont mis de coté pour en approfondir d'autre ou ajouter une idée de dernière minute inspirée par l'écriture.
Dire que je suis toujours ravi de mes articles serait prétentieux, disons que je ne publie jamais un article qui me déplaît (même si je n'ai rien de mieux à dire à ce moment) mais si on soumet ce blog à une échelle de satisfaction par article il y en a forcément dont je suis plus fier que d'autres et certain dont je considère qu'ils ne sont pas assez travaillés. De plus les contraintes du blog font qu'il est difficile de retravailler un texte parce que le rythme de publication journalier oblige à toujours se projeter sur demain et à considérer hier comme étant figé (les gens qui comme moi s'amusent à relire certain articles des blogs qu'ils aiment ne sont pas nombreux).

Voila à quoi 404 passe son temps en ce qui concerne cet espace même si de nombreuses contraintes liées à l'existence font que je ne passe pas autant de temps que je le voudrais à écrire et a publier (de toute façon vivre de son art est une ineptie, un fantasme qui devrait être abolie, l'art véritable n'attend rien en retour, non pas que je sois mégalomane au point de m'imaginer vivre de l'écriture).
Par 404 - Publié dans : Là ou je parle (un peu) de moi - Communauté : bons à rien mauvais en tout
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 22 juin 2009
Une fois de plus navré (mais la vie est le plus souvent une répétition des mêmes erreurs suivies inlassablement des mêmes excuses. Pour sortir de ce cycle sans fin il faudrait parvenir à ne plus se tromper ... Ou arrêter de s'excuser), une fois de plus navré donc du peu de publication que je fais sur ce blog ces derniers temps (alors que je commençais justement à reprendre un rythme normal ... life is unfair). Après une longue (il faudrait mettre plusieurs "e" en fait) période de totale inactivité me voila plongé dans de nombreuses contraintes administratives (la bureaucratie devrait se trouver parmi les cercles de l'Enfer), le fait de devoir rattraper l'équivalent d'un semestre en un mois sans compter le fait que je célèbre mon 19e été (quel évènement ! La joie est presque palpable ...). En plus de tout cela mes moments de tranquillité ne sont occupés que par une attitude amorphe et totalement aboulique, difficile de faire grand chose dans ces conditions.
Tout ira donc mieux (je l'espère) en Juillet, puisque ma jeunesse ne me permet apparemment pas de faire le stage pour lequel je me suis tant investi je risque fort d'être totalement libre physiquement et intellectuellement dans une poignée de jours ...

Pour finir deux vidéos (car partir ainsi eut été cruel et fort peu sympathique), l'une profonde et de bon goùt, l'autre beaucoup mois. A vous de choisir (bien que je commence à vous connaître, bande d'hédonistes)

Vidéo profonde

Vidéo décontractante
Par 404 - Publié dans : Autres - Communauté : Les chroniques de la meute
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 12 juin 2009
_ Je me demande ce qu'il en aurait été de la vie et surtout de l'oeuvre des grands philosophes s'ils avaient connus la télévision et internet, formidable machines à dévorer le temps.

_ Quand je vois comment les autres occupent leur temps, par une multitude de petites choses occupant sans cesse leur esprit, je me dis que les longues périodes d'inactivité totale ne sont pas si facile à atteindre que ce que l'on peut en dire.

_ Des centaines de pages écrites sur ce blog ... Et pourtant qu'ai-je vraiment dit ? Rien qui ne puisse être développé en une poignée de pages.

_ De toute les défaites, les plus amères sont certainement celle de notre volonté contre nous-même.

_ J'essaie de ne pas me laisser écraser par les idoles que j'ai moi-même bâti et que je ne peux me résoudre à détruire.

_ Ma capacité à me décevoir dans mes attentes et mes projets ne cessera jamais de me surprendre.

_ Les heures passent mais les questions restent inaltérables. Seules les certitudes s'effilochent au bout de quelques instants.

_ Se laisser submerger par la foule, y disparaître pour ne plus se laisser atteindre par sa cacophonie et son désordre.

_ Une fois nommée n'importe quelle maladie perd tout son pouvoir sur nous, ne laissant qu'une contrainte passagère : les maux véritables sont ineffables.

_Si la paresse et la procrastination étaient reconnues comme des qualités je serais sans toute aucun d'une agréable compagnie.

_ Nos expériences vécues sont-elles si infimes pour que l'on se sente obligé de constamment les exagérer en paroles ou en écrit ?

_ On a beau répéter indéfiniment son propre prénom en vue de se l'approprier celui-ci semble toujours aussi arbitraire et inconvenant.

_ Immense ironie que de voir un parti écologique consacré par un vote qui a nécessité un tel gâchis de papier ...

_ L'humour ne devient un besoin que lorsqu'il faut masquer un grand nombre de tares et de défauts : Destin tragique des (vrais) comiques.

_ Incapacité de réfléchir, incapacité de s'émouvoir devant les malheurs des autres, tout n'est que brume hallucinée s'insinuant dans les moindres recoins de l'esprit.

_ Écouter les propos tenus par un groupe de gens et imaginer ces mêmes propos revenant d'époque en époque depuis des générations ... Comment posséder après cela la moindre croyance envers tout acte ou parole ?

_ Il est insupportable d'être souillé par ceux qui ne supporte pas la solitude et mendient votre compagnie. Comme s'ils ne pouvaient plus vivre avec eux-même.

_ Il n'y a rien de plus agaçant que les femmes magnifiques et conscientes de l'être. Imagine-t-on un caniche passant ses journée devant un miroir ?                                                                                              
Par 404 - Publié dans : Textes, aphorismes... - Communauté : Ecriture Ludique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Backround

Un pigeon de plus

Un jour de plus en moins ...

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Annotations

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés