Mardi 9 juin 2009
Décidément et j'aime à le répéter inlassablement (car "la répétition est la base de la pédagogie") : la blogosphère est un océan de médiocrité.
J'ai longtemps cru que ceux qu'il fallait blâmer étaient les bloggeurs type "skyrock" et leur montagne de pages remplies d'images plus stupides les unes que les autres ainsi que d'éternels copié-collé de poèmes niais. Il est vrai que même s'ils n'occupent plus le sommet de ce qui cause mon désarroi vis à vis de la blogosphère je conserve à leur égard un sentiment tenace d'incompréhension et  de ... mépris, il faut l'avouer.
Néanmoins et je ne l'avoue pas sans une certaine tristesse ce qui forme la plus grande part de médiocrité de cet espace pourtant formidable vient paradoxalement des gens talentueux. Toute ces personnes qui parviennent à vous faire voyager, à vous surprendre et dans tout les cas à vous impressionner au détours d'une série de blogs ennuyeux et désespérément semblables. Tout comme il est insupportable de voir tout être limité dans ses capacités il est difficile d'accepter que de telles personnes se contentent de publier quelques articles de temps en temps alors qu'elles pourraient s'atteler une production plus conséquente et développée.
Je sais, je sais que les excuses ne manquent pas. On pourrait déja parler de toutes les contraintes quotidienne qui font qu'il est parfois difficile de tout gérer sans en plus se prendre la tête avec un exercice purement créatif et intellectuel qui n'apporte rien à son créateur (du moins à court terme, ce n'est pas un investissement très profitable), tout le monde n'a pas le temps de passer une ou deux heures par jours à écrire sur son ordinateur. Il y a aussi le facteur d'incertitude qui fait qu'il est si difficile de se lancer, toute ces questions qui reviennent inlassablement : Est ce que ça vaut le coup ? Est ce que j'en suis capable ? Est-ce vraiment intéressant ? Et tant d'autres qu'il serait fastidieux d'énumérer.

Peut être que les personnes que je cite sont en train de produire une oeuvre, peut être qu'elles essaient mais n'y parviennent pas pour un tas de raisons, peut être qu'elles en parlent et ont l'intime conviction qu'elles le feront un jour mais ne s'y mettront jamais... Toujours est-il que certaine personnes valent mieux qu'une série éparses de nouvelles alors que tant d'autres s'obstinent à mettre en avant et à publier par tout les moyens des brouillons fantasy/S-F/polar ennuyeux et sans la moindre originalité ...
Par 404 - Publié dans : Ma vie entouré de mes navrants contemporains - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 8 juin 2009
Je me demande quelle sera la place des diplômes en France d'ici 10 ou 15 ans, leur dégradation ne faisant que s'accentuer d'année en année. Petite leçon d'histoire : Créé en 1947 le brevet d'étude du premier cycle (Le BEPC, qui deviendra plus tard le brevet des collèges) est toujours le premier diplôme reçu par l'étudiant. Il était à l'époque une porte vers le monde du travail car bien peu poursuivaient leurs études. De nos jours qui peut se targuer d'avoir trouvé un travail avec son seul brevet ? Ce diplôme n'a à présent plus d'autre valeurs que celui d'être le premier et de donner à l'étudiant une idée de ce qu'est un examen national pour le préparer au baccalauréat.

Cependant le baccalauréat lui-même n'est aujourd'hui plus qu'une simple formalité pour de nombreux étudiant (presque 90% de réussite) et cela se ressent au niveau du monde du travail car ce diplôme qui était pourtant si prestigieux dans le passé n'est plus qu'un pré-requis sur les cv et ne possède plus non plus son statut de "clef" ouvrant les portes du monde du travail. On ne peut plus y voir à présent qu'une symbolique du passage à l'âge adulte accompagnée des gratifications d'usages.

Je remarque à présent que je suis passé dans la sphère supérieure de l'enseignement que cette déplorable aggravation ne s'est pas arrêtée pusqu'elle touche aujourd'hui le diplôme de licence (dans une moindre mesure je le concède, mais le processus est déja en marche depuis quelques années et ne fait que s'accentuer), la plupart des postes accessibles l'étant majoritairement au niveau master la licence sert à présent pour beaucoup de préparation aux concours nationaux pour la culture générale qu'elle apporte.

Je ne parle pas des diplôme professionnel en ces pages pour la bonne est simple raison que je ne possède aucune information à leur sujet. La seule chose que j'espère est qu'une revalorisation des diplômes se fassent rapidement et plus précisément au niveau de leurs difficulté, un diplôme ne possède à mon sens une quelconque valeur que si le nombre des diplômes par rapport au nombre total de participant est minoritaire (voire très minoritaire). Je ne suis pas vraiment partisans d'une France bardée de doctorant imbéciles et incapables, en grande partie parce que je serais mis au même niveau que ces imbéciles incapables...
Par 404 - Publié dans : Culture et choucroute - Communauté : bons à rien mauvais en tout
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Jeudi 4 juin 2009
Il serait temps que j'explicite sur ce blog une notion qui m'est chère : le progrès. Je la considère non seulement comme une des caractéristique de l'humanité (ce qui la distingue des animaux ) mais aussi comme une caractéristique fondamentale et inhérente à l'existence (je ne conçois pas l'espèce humaine sans cette tendance naturelle à l'amélioration).
J'ai néamoins une définition plus large que celle si vivement critiqué au niveau politique et plus généralement dans les médias. Peut être qualifié de progrès tout passage à une situation présentant plus de bénéfice tant un temps donné et un lieux donné. Dans ce sens on échappe au "toujours plus" si controversé en cette période de crise et de problèmes environnementaux (bien que je pense qu'il faille là aussi attendre un progrès technologique pour résoudre ces problèmes) car toute cessation de pratique ou changement de régime politique peut également être qualifié de progrès par rapport à la situation antérieure.
Je ne parviens pas à concevoir de façon réaliste une société (pas une communauté restreinte) vivre plus d'une génération en se coupant totalement de toute notion liée au progrès et suivant un mode de vie dit "traditionnel" (et n'étant le plus souvent qu'une caricature d'une époque absolument pas représentative de la totalité de la population).

L'avenir, disons les dix prochaines années (que je considère comme charnière par rapport à l'équilibre des forces futur) me diras si j'ai raison ou tort...
Par 404 - Publié dans : La réalité : simulacre et simulation - Communauté : Les chroniques de la meute
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Mercredi 3 juin 2009
L'étude des neuropathies, malgré son caractère fascinant, à cela de dérangeant qu'elle nous place face à ce que devient un individu lorsqu'il est privé progressivement de ses facultés motrices, sensorielles et surtout mémorielles. Je ne parviens pas à trouver plus tragique que la perte de la mémoire, celle-ci étant l'essence même de tout ce que nous sommes.
Je m'avance même à dire qu'une personne ne peut avoir de véritable existence sans cette capacité si précieuse à se souvenir et tenir compte des expériences passées. Etre sans arrêt contraint de refaire les mêmes choses, ne rien assimiler et se trouver dans l'incapacité totale de faire le moindre progrès est sans doute l'un des destins les moins enviables. Cependant ce qui me terrifie encore plus est la perte du savoir accumulé, que toutes nos expériences s'évanouissent comme si elles n'avaient jamais été autre chose qu'un produit de l'imagination, sûrement parce que l'homme se définit en grande partie par rapport à ce qu'il sait et a vécu.
Je me rappellerais toujours (thème central de l'article, le répéter ne change rien au problème cependant) n'avoir rien vu d'autre dans les yeux d'une connaissance lointaine mais qui était pourtant devenu familière avec le temps qu'un vide total mêlé d'une universelle incertitude suite à un accident de moto. Il n'était plus que l'ombre de lui-même, sans cesse tenaillé par le doute de savoir si telle personne ou telle chose était connue autrefois, devenu totalement dépendant d'un entourage qui ne lui évoquait rien d'autre qu'une vague sensation de familiarité.
Un article pas très joyeux je l'avoue, mais vous devez en avoir l'habitude depuis le temps que vous fréquentez 404...
Par 404 - Publié dans : Geekitude - Communauté : Ecriture Ludique
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Mardi 2 juin 2009
[J'ose espérer que le retour à un rythme de vie normale me ramènera ma cadence d'écriture habituelle ...]

Quelle est votre vision du futur ? (une question ouverte à la "ça se discute" ... Aussi efficace qu'un doigt dans la gorge aprés une soirée arrosée, que ça ne vous empêche pas d'y répondre cependant).
La mienne est plutôt simple : je ne vois rien d'autre dans les cinquantes prochaines années qu'une aggravation des problèmes actuels. Je pense que la situation mondiale ne fera rien d'autre que progresser dans sa direction actuelle.
Je manque sûrement d'optimisme en disant que je ne crois absolument pas au revirement soudain espéré par tant de gens qui marquerait l'entrée dans une ère (aprés 2012 ? Toutes les réponses sont dans le film j'en suis sûr) de respect mutuel, de partage équitable et de moralisation des rapports tout comme je ne pense pas que beaucoup continueraient à prôner un monde plus équitable s'il gagnaient l'Euromillion.
Je citerais pour exemple le cas assez représentatif de mon opinion qui est celui de la faille de San Andreas : Tout le monde connait cette faille géologique au niveau de LosAngeles, tout les spécialistes s'accordent à dire qu'un jour où l'autre une catastrophe se produira et engloutira une grande partie de la ville, provoquant une hécatombe sans précédent en Amérique (et sûrement dans le monde). Depuis 1769 les séismes se suivent, faisant de nombreux morts.
Pourtant la vie suit son cours, les gens gardent ces histoires dans un coin de leurs têtes mais ont bien plus important à faire au jours le jours. Les gens ne sont pas dupes mais préfèrent éviter de penser à un problème bien trop compliqué à régler, et on peut affirmer avec certitudes que ces mêmes personnes (à supposer qu'elles soient encore en vie) seront les premières étonnées quant la catastrophe surviendra.

J'ai beaucoup de mal à prévoir quoi que ce soit au delà de 2050 car je pense que d'ici là nous aurons déja eu une bonne dizaines de raisons (économique, alimentaire, démographique ...) de nous entre-tuer.
Par 404 - Publié dans : La réalité : simulacre et simulation - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 25 mai 2009
Impossible de réfléchir par cette température, j'aime d'ailleurs à me comparer à une unité centrale vis à vis de cette faiblesse de fonctionnement face aux aléas des saisons. Je peux une fois de plus démontrer mes contradictions : Je ne parviens pas à écrire dans un état de totale quiétude car il est à mon sens futile et inintéressant de parler du bonheur ou d'une situation idéale (qu'en dire ?) mais d'un autre coté toute chaleur excessive m'atteins au point que mon activité "normale" de réflexion et de questionnement de ce qui m'entoure s'en trouve quasiment stoppé (du moins jusqu'à ce que je parvienne à m'y faire ...).
Cela me fait penser à un superbe passage d'un tout aussi superbe livre, probablement d'ailleurs ma lecture obligatoire la plus surprenante et enrichissante jusqu'à présent. Dans Le Guépard de Giuseppe Tomasi Di Lampedusa on trouve un tableau de la Sicile natale de l'auteur  basé principalement sur la chaleur infernale qui y règne, des actes jusqu'aux personnalitées tout y est lié, ce qui n'est guère étonnant avec une "variable naturelle" si envahissante et puissante.

Je ne pense pas ou du moins je ne parviens pas à concevoir que l'on puisse parvenir à des idées lumineuses ou des réflexions pertinentes en souffrant de la chaleur (pour ce qui est de la tolérance c'est une autre question), cette sensation étant la plus abrutissante et propice à l'inactivité totale que je connaisse.
Conclusion : Si je viens à disparaitre brutalement, vous savez où me trouver ...
Par 404 - Publié dans : Autres - Communauté : bons à rien mauvais en tout
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Mardi 19 mai 2009

En dépit de la conscience aigue de la stupidité et de la naïveté de telles pensées, je ne peut m'empêcher d'éprouver de l'envie pour les infirmes, les grands blessés, les malades et plus généralement tout ceux qui souffrent.
Sûrement parce que si je me trouvais dans cette position peu enviable je ne passerais pas mon temps à me demander pourquoi et à quel endroit j'ai mal, mon attention et ma souffrance étant canalisée vers un lieux précis de mon corps et n'étant plus diffuse et incertaine.
Je ne passerais plus mes nuits à me demander ce qui m'arrive, qu'est ce qui ne va pas chez moi puisque j'aurais une réponse évidente...


Par 404 - Publié dans : Là ou je parle (un peu) de moi - Communauté : Les chroniques de la meute
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Lundi 18 mai 2009
En dépit du fait que je possède une haute estime pour tout ce qui concerne l'argumentation et la rhétorique, ma vision de ces deux exercices intellectuels étant assez idéalisée, je ne peut qu'admettre le fait que la plupart des personnes y ayant recours le font dans un but assez peu louable.
Selon moi le principal but des joutes verbales est de parvenir avec plus ou moins de succès à faire admettre à son adversaire qu'il se trompe ou a démonter son argumentation point par point. Ce que j'ai beaucoup plus de mal à comprendre par contre c'est que l'ont se serve d'une argumentation habile et de la décrédibilisation de son adversaire pour avancer une nouvelle théorie ou idée se voulant meilleure que la précédente.
Selon quelle logique la destruction doit elle être automatiquement suivie d'une reconstruction, pourquoi ne pas laisser derrière soi qu'un tas de cendre pour toute récompense ? Je ne perçois en cela qu'une perversion de l'art de critiquer, le rhéteur en devenant forcément suspect.
Imaginez donc mon désarroi à la lecture d'un nombre incalculable de livres critiquant violemment (voire diabolisant) une thèse dans une première partie pour avancer dans une deuxième une nouvelle théorie présentée cette fois comme idéale et presque sans défaut (si seulement cette description pouvait être caricaturale ... Mais c'est une réalité qui touche à tout les sujets).
Je ne crois pas à l'existence d'un Saint Graal ou d'objet maudit dans le domaine des idées mais pense au contraire que , plus ou moins, tout se vaut. L'essentiel ne tenant qu'à une sensibilité plus ou moins grande pour telle ou telle argument. A quoi bon dans ce cas s'évertuer à présenter ses pensées comme les seules valables ?
Par 404 - Publié dans : Ma vie entouré de mes navrants contemporains - Communauté : Ecriture Ludique
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Vendredi 15 mai 2009
L'Histoire est pleine d'ironie et de tragique, et le nombre de décennies ou de siècles qui se sont écoulés ne parviennent pas à effacer l'amertume de certaines histoires.

Giordano Bruno fut incontestablement l'un des grands penseurs de son époque, connue pour son combat acharné contre les dogmes de l'Église catholiques et son pouvoir institutionnel, ses méthodes mnémotechniques mais surtout pour avoir soutenu en même temps que Copernic l'idée que la Terre n'était pas au centre de l'univers. Il alla même plus loin en affirmant (une découverte impressionnante au vue des moyens techniques d'étude astronomique de l'époque) que l'univers était infini et que la notion d'un centre était donc à oublier. Tout le monde connaît à présent (de près ou de loin) Copernic et il ne reste plus grand chose de Bruno mis à part quelques livres assez rares et une statue à Rome sur la place où il fut brûlé vif ...

Emil Cioran ne connut jamais le succès (du moins la reconnaissance) qu'il mérita. Ses ouvrages ne sortirent du cercle restreint des intellectuels parisiens pour commencer à toucher un public plus large qu'après sa mort. Malheureusement la révélation de ses lien durant sa jeunesse (peu avant la seconde guerre mondiale) avec la Garde de fer, un mouvement fasciste et antisémite, mit fin à tout intérêt envers sa vie et ses travaux dans les médias, alors qu'il passa le restant de sa vie à montrer l'incohérence et la stupidité de cet acte. Je défie quiconque de trouver quoi que ce soit de fasciste ou d'antisémite dans les publications qui suivirent cette période (un fait d'ailleurs assez étonnant quand on connaît sa pensée anti-communautaire). La reconnaissance fut donc de courte durée, cependant malgré l'injustice je pense qu'il n'aurait pas désiré d'autre destin que celui de faire disparaître le plus possible les traces de son existence dans un vain désir de n'avoir jamais existé...

Je ne cite que ces deux histoires parce qu'elles me tiennent particulièrement à coeur, mais l'histoire regorge d'injustices et de dénouements tragiques, parce que le mérite objectif n'est pas une donnée prise en compte. Il est d'ailleurs intéressant de constater au présent le parcours de certaines personnes et d'y voir déjà les traces de l'injustice, en espérant que le dénouement ne soit pas aussi tragique.
Par 404 - Publié dans : Culture et choucroute - Communauté : Accueil et présentation
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Dimanche 10 mai 2009
Malgré tout, malgré le mépris que j'éprouve (souvent) envers la "blogosphère" dans son ensemble de part les niaiseries superficielles que je vois chaque jours et qui me placent dans une attitude relativement délicate par rapport à ce que je fais (mon ego aurait tendance à nous ranger dans deux cases différentes), je persiste à penser que tout ceci, que 404 (en tant que support d'écriture, le personnage à déjà été incorporé dans mes "personnalités" depuis longtemps) en vaut encore la peine.
Je ne peut qu'être affligé de voir la quantité de blogs qui ne se résume qu'en un enchaînement de photos inutiles/stupides/ridicules ; un ramassis d'histoires interminables et peu passionnantes de types fantasy/S-F ou encore  un étal d'extraits de textes mis en évidence par une personne avide d'être publiée ("les personnes se servant de leurs blogs pour être publiées sont des grosses putes que je vomis" merci à Kobal). Ces blogueurs (pour la suite je parlerais essentiellement de la première catégorie, la plus amusante), a mon grand dam, ne se rendent pas compte à quel point elles tiennent du cliché (c'est encore pire quand ce genre de personnage s'amuse à se prendre en photo dans des postures ou avec des habits "stylés").
Il m'est assez difficile de définir ce qu'est un cliché (Larousse dit : Idée trop souvent répétée, lieux commun, banalité) mais c'est quelque chose qui sent venir (particulièrement lors de discussions, tout nos instincts nous ordonnant à cet instant de fuir le plus loin possible). Je crois que je ne blâmerais jamais assez ces personnes : pas pour leur attitude ou leurs idées (un peu de moquerie cependant) mais pour ne pas posséder en eux cette indispensable allergie à l'absurde, associée à une capacité de remise en question et d'introspection.


Malgré tout donc, il arrive parfois de tomber sur des personnes talentueuses et intelligentes, les idées sont mises à l'épreuve et certains sujets peuvent être abordés de façon gratifiante (comprendre nourrissant intellectuellement). Il y a également le vaste plaisir égocentrique de se relire, de sentir le temps qui s'est écoulé depuis tel texte ou de s'étonner de l'énergie qui  anime tel autre.
Ne jamais être dupe vis à vis de l'importance ou de la valeur de ce qui pourrait être écrit en ces lieux : tout ceci n'est qu'un très vaste camp d'entraînement.
Ne jamais voir dans ces texte autre chose que ce qu'ils sont : des fragments imparfaits et incomplets de pensées éphémères.
Ne jamais s'imaginer que ce blog prit dans son ensemble signifie quoi que ce soit : ce n'est qu'un blog.
Par 404 - Publié dans : Geekitude - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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