Mercredi 8 avril 2009
Il était prévu que je fasse cet article depuis un bon moment déja car cela fait partie des nombreuses contraintes que je m'impose lors de l'écriture de mes articles, l'article de ce soir aura donc pour thème ma méfiance pour les sujets "d'actualités".

Tout d'abord je ne vois absolument aucun intérêt à relayer l'information sur son blog (dans un cadre purement factuel, sans réflexion pour prolonger le sujet) puisque les informations de qualités sous-tendus par un travail journalistique poussé se trouvent dans des supports bien plus spécialisés, je pense notamment à la floppée de site relayant l'information de façon critique que l'on peut  trouver facilement grâce à internet.

De plus et d'un point de vue plus personnel le fait de traiter des informations factuelles ou des sujets totalement contextualisés ne m'apporte rien. Ce ne sont pas ces idées qui vont me "grandir", m'apporter quoi que ce soit ou me faire ruminer pensivement pendant des heures.
Je préfère le travail selon moi plus constructif consistant à extraire l'universel, l'essence d'une information pour la traiter de manière plus informelle. N'importe qui (ce n'est pas mon ego qui parle, enfin pas trop) peut reporter de façon tout à fait fidèle (et donc stupide) une information/vidéo faisant le buzz/débat brûlant sur son blog pour faire exploser son nombre de visites grâce aux nombreux tags qu'il aura associés à son article. Il est en revanche plus difficile de manipuler des idées totalement conceptuelles pour traiter de situations universelles et ainsi accéder à la dimension d'intemporalité chère à tout auteur (ce que je ne suis pas, je le répète, peut être un jour si je suis enterré au panthéon ...).
Par 404 - Publié dans : Culture et choucroute - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Vendredi 3 avril 2009

Hier, jeudi 2 Avril 2009 (prendre un ton solennel avec la musique d'Avalon en fond sonore ... Ça rend bien) le projet de loi Création et Internet plus connu sous le nom de réforme Hadopi a été adopté vers 23h. Ce projet vise à mettre à oeuvre une "riposte graduée" contre ceux qui téléchargeraient illégalement musiques et films via peer to peer et torrent. Si j'en parle sur ce blog (prochainement un article sur ma gène envers les informations "d'actualités") c'est pour marquer un opposition qui touche aussi bien le fond que la forme de ce projet.

Tout d'abord, le fond. Je suis totalement favorable au téléchargement illégal de tout support via peer to peer et torrentz. Je ne pense pas que cela représente la perte massive d'argent que l'on décrit à la télévision car ceux qui téléchargent sont en général de gros consommateurs (j'achète autant de jeux que ce que je télécharge et il en est de même pour d'autres avec la musique), la perte est donc compensée et un produit de qualité est toujours traité à sa juste valeur (produit rare, soutient aux artistes indépendants ...). Il faut aussi ajouter que les baisses des ventes (qui n'en sont pas réellement d'ailleurs, ce sont des baisses de profit, ce qui est sensiblement différent) sont également compensées par les revenus considérables (et qui eux sont croissants) générés par la publicité ainsi que les diffusions radio et clip télé pour ce qui est de la musique. La "ruine" est donc encore loin et le domaine culturel (bien que ce terme semble assez mal convenir au dernier album de Benabar ou à l'oeuvre de Bernard Henri Levi) n'est en rien menacé.
Le téléchargement est aussi un très bon moyen de filtrer l'impressionnant débit de films/jeux vidéo/albums qui sort chaque mois en se permettant d'accéder à plus de choix alors qu'une logique purement budgétaire ne se serait focalisé que sur l'essentiel (au vue du prix d'une place de cinéma je ne pourrais jamais me permettre de voir tout les films que je souhaite).

Ensuite la forme. Le projet vise à maintenir une surveillance accrue de l'internet et de punir les adresses IP susceptibles de se livrer au téléchargement par une coupure de l'accès internet précédé de mails et lettres d'avertissement (au passage je tiens à signaler que toute la procédure se fait en dehors des institutions liées à la justice, Judge Dredd quand tu nous tiens ...). On oublie ici deux choses importantes :
         _Une adresse IP ne représente pas qu'une seule personne mais bien souvent toute une famille, famille qui se verrait donc privée d'internet pour une faute qu'ils n'auraient pas commise, ce qui constitue une atteinte à l'accès à la culture sans raison valable (ce qui j'en suis sûr entraînerait également une forte aggravation du taux de suicide causé par un sevrage brutal de World Of Warcraft chez les plus atteints).
         _Une adresse IP, ça se pirate. Les connexions wi-fi sont souvent mal protégés et une personne experte pourrait profiter de cette connexion librement et sans risque d'être punis. Sans parler des accès internet publique qui deviendrait une véritable aubaine pour le p2p.

De plus d'un point de vue logistique la commission chargée de mettre en application cette loi est censée envoyer 10000 mails, 3000 lettres recommandées et procéder à 1000 suspensions de connections par jour. La création de cette Haute Autorité Indépendante possède un coût prévu de 70 millions d'euros. Je me demande comment le gouvernement va faire pour trouver les moyens humains et financiers pour mettre en place cette institution.

Je crois que l'on peut parler d'absurdité tant au niveau de l'essence du projet comme de son application. Je finis sur une jolie bannière et quelques liens pour ceux et celles qui voudraient approfondir le sujet.
Documents et informations
Nominé au Big Brother Award France 2009 : Le ministère de la Culture
Par 404 - Publié dans : Geekitude - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Mercredi 1 avril 2009
Telle personne est au centre d'une petite foule. Elle ne cache pas sa joie d'être si bien entourée, elle aime sentir les regards sur elle (la personne, je ne fais aucune considération de sexe, imaginez qui vous voulez). Il ne fait aucun doute pour elle que tout les regards portés en sa direction le sont de façon intentionnels et chargés d'admiration. Chaque murmure étant un compliment, chaque geste un aveux. Toute son attention est dirigée sur l'image qu'elle se fait d'elle-même et il ne se passe pas un instant sans qu'elle ne s'observe intérieurement, se juge afin d'être plus parfaite encore. Les critiques ne l'atteignent pas, puisque ceux qui les formulent ne sont que des imbéciles jaloux qui ont tellement de défauts qu'ils ne devraient même pas prendre la parole.

Telle autre essaie de se faire la plus petite possible, tentant vainement de faire disparaître sa présence au yeux de tous. Elle est incapable de sentir autre chose autour d'elle que de la malveillance et de la violence contenue. Chaque rires ou haussement de ton la plonge dans la sombre terreur de se faire agresser, tandis qu'elle guette tout autour d'elle les regards inquisiteurs dirigés sur sa personne. Elle ne se sent jamais en sécurité au milieu des foules, puisqu'il ne s'y passe jamais un instant sans que quelques railleries ou insultes pointent furtivement.

Ces deux personnes ont pour défaut le fait de surestimer leur importance et l'impact de leur présence sur leur environnement immédiat, que ce soit en "bien" d'un point de vue narcissique ou en "mal" par la paranoïa, bien que ces deux notions s'appliquent difficilement. Un point de vue objectif ne remarquerait rien d'autre dans ces deux situation que les poses ridicules de l'un ou les regards apeurés de l'autre. Trop souvent les gens agissent comme si ce qu'ils faisaient comptait alors que tous sont bien trop occupés à s'observer eux-même dans le moindre fait et geste pour prêter attention à ce qui se passe autour d'eux. Et ce qu'il se plaisent à appeler le "regard des autres" n'est rien d'autre que le miroir intérieur devant lequel ils s'admirent si souvent.

D'où l'importance de philosopher à coup de marteau...
Par 404 - Publié dans : La réalité : simulacre et simulation - Communauté : bons à rien mauvais en tout
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Vendredi 20 mars 2009
Hier soir j'ai regardé sur arte un documentaire sur le vécu des vétérans de guerre et plus particulièrement leur ressenti par rapport au fait de tuer des gens qui ne représente pas toujours une menace. En entendant ces personnes raconter comment tout leurs instincts de survie avaient pris la place de tout le reste pendant ces périodes je me suis demandé si l'instinct de survie n'était pas une qualité en voie de disparition dans une société sécuritaire et grandement encline à une aide de tous (ou alors la demande est forte quand ce n'est pas le cas). Je vois les gens abrutis dans leur routine qui ne tiendraient pas longtemps dans n'importe quel contexte lié à la survie tant leurs instincts semblent anéantis par une profonde et durable inactivité physique et psychique.

Ce soir j'ai assisté à une conférence sur l'état de l'institution psychiatrique en France actuellement et je n'ai eu que mépris pour certains (heureusement ils ne sont qu'une minorité) qui prônent une politique carcérale concernant les asiles, agitant comme toujours le spectre menaçant du tueur psychotique pour déchaîner les passions. Au vue des interviews de ces dangereux tueurs en puissance je me suis dits que ces personnes étaient tellement au dessus de ceux qui voulaient les enfermer (encore une fois je ne voudrais pas faire d'amalgame avec ceux qui traitent, qui aident) qu'il faudrait peut-être inverser le processus...

Je suis incapable de voir quoi que ce soit de positif, d'enviable, de respectable dans une foule indiscernable d'êtres humains. Comme si un individu était complètement dissocié de ses qualités une fois entré dans le groupe. Si je loue l'humain pour ses qualités et plus particulièrement son intelligence je ne peux ressentir autre chose pour l'humanité qu'un mépris total.

Le fait est qu'un individu est toujours préférable à une foule. Les masses ne peuvent être autre chose que stupides et aveugles, comportant cependant une force démesurée. Il faut se méfier des masses par dessus tout car elles ne peuvent rien apporter qui puisse être constructif, il est impossible de penser en groupe. Pour posséder un semblant de respect envers l'humanité il faut s'efforcer de la considérer comme un ensemble d'individualités capable d'interagir entres elles, y voir un rassemblement informe étant le meilleur moyen pour vouloir s'en détacher, de façon définitive et radicale.
Par 404 - Publié dans : La réalité : simulacre et simulation - Communauté : Les chroniques de la meute
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Lundi 16 mars 2009
Nous y voila : un an. Cela fait un an que ce blog existe, un an que je contribue quotidiennement (quoi que de moins en moins souvent) à coucher mes réflexions publiquement par écrit. Un an que j'investis mon temps (comptez quarante minutes à une heure par article, faites le calcul sur environ 220 articles ... Plus le travail en aval) sur un travail qui commence à devenir conséquent (chaque article fait un peu moins d'une page Word, presque de quoi faire un bouquin).

A présent que la bougie est soufflée mes préoccupations se portent sur l'avenir de ce blog, toujours, même si il est vrai qu'en ce moment l'idée de faire un article parlant des deux ans de 404 me fait vaguement sourire.
Disons que pour une période indéterminée ce blog est en sursis, en attendant de déterminer si la grosse tâche au plafond est due à l'humidité ou à une projection de cervelle...
Par 404 - Publié dans : Autres - Communauté : Ecriture Ludique
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Samedi 14 mars 2009
Les gens, de manière globale et souvent non volontaire, ont l'habitude de façonner des idoles. Leur intérêt pour les actes, la vie et la personnalité d'une personne permet à celle-ci de s'élever au dessus de la masse anonyme que nous côtoyons chaque jours pour leur donner une aura particulière, unique. Les personnes ne sont jamais choisis par hasard, mais par rapport à des qualités assez peu communes à la majorité, que ce soit en bien ou en mal. Ainsi on constate une admiration à peu près égale pour des personnes telles que Martin Luther King et Charles Manson, ces personnes représentant en essence tout ce que la plupart des gens ne seront jamais.
De la même façon il est bien plus interessant dans un film de mettre en scène le gentil resistant ou le méchant SS que les 95% de la population restante qui s'est contenté de regarder passivement.

Il est bien entendu tellement plus facile d'être admiratif envers ces idoles plutôt que de s'acharner à vivre dans l'absolu et rejeter le moyen. La plupart envient plus ou moins secrètement les saints comme les criminels mais ne se donneront jamais les moyens de s'arracher à leur petite vie tranquille. Parce qu'une telle vie suppose de nombreux sacrifices pour exister complètement et que la majorité préfèrent avoir droit à tout pour finalement ne pas exister du tout...
Par 404 - Publié dans : Culture et choucroute - Communauté : Accueil et présentation
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Vendredi 13 mars 2009
Les forums sont un lieu d'expression intéressant, bien que je n'y aille plus à présent que dans l'optique de la recherche d'une information quelconque (le plus souvent technique ou en rapport à une organisation). Il y a cependant cette chose assez désagréable et que l'on doit souvent endurer qu'est l'écriture sms. J'ai beau chercher je ne vois pas de moyen plus radical de décrédibiliser toute argumentation, aussi solide et parfaite soit elle. Cela vient probablement d'un défaut d'habitude (comme un casual s'essayant à Unreal ... Désolé pour les non-joueurs) et aussi d'un goût prononcé pour la lecture. Il n'y a absolument aucun intérêt à écrire de la sorte sur un forum (sur portable c'est différent, les claviers de téléphone sont si peu ergonomiques que je fais parfois quelques entorses à la règle) : cela ne permet pas de gagner du temps (à part pour une personne n'ayant jamais touché à un clavier de sa vie) et nuit en tout point au sujet du texte.

Malgré tout, parce que je suis capable d'empathie (si si) et surtout parce que le paragraphe précédent détaille un avis trop partagé à mon goût je vais aujourd'hui me faire l'avocat du diable.

Le sms est une forme d'expression nouvelle, résolument moderne car très liée aux nouvelles technologies, qui remet totalement en cause notre façon de concevoir le langage. Si le langage oral est une nécessité développé par toute espèce vivante car indispensable dans des activités telles que la cohésion du groupe, la reproduction ou la chasse le langage écrit ne fut utilisé que bien plus tard par l'espèce humaine dans un soucis de transmission du savoir ainsi que pour répondre à des besoins de communications plus évolués. Si l'on prend en compte ces deux pré-requis on constate que le langage sms suffit amplement et que toute les règles qui constituent le langage écrit actuel sont totalement abstraites et arbitraires. Une simplification telle que celle opérée par le langage sms permettrait un apprentissage bien plus rapide des langues, y compris des langues étrangères car cette forme de langage est épurée de tout ce qui n'est pas utile à une utilisation courante, pour être finalement totalement en accord avec les besoins d'une espèce à un moment données (un tel langage suppose des règles en constante évolution au cours du temps). Je propose donc le démantelement de l'académie française en guise d'exemple mondial, bloody hail ! (je devrais arrêter de lire des comics en vo).

Ne croire en rien, être capable de tout vanter comme tout critiquer. Prendre en compte les avantages et les inconvénients de tout ce qui existe pour être capable de toujours être contre tout, une totale objectivité permettant de s'octroyer n'importe qu'elle subjectivité. Bien sûr il est parfois difficile d'être convainquant quand on n'est pas soi-même convaincu ...
Par 404 - Publié dans : Ma vie entouré de mes navrants contemporains - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Jeudi 12 mars 2009
Me voila de retour après cette phase de passage à vide littéraire. "Après" n'est peut être pas le terme qui convient, mon opinion est encore assez flou sur le sujet. Toujours est il que je n'écris plus, ou beaucoup moins qu'avant, et ce pour un tas de raisons.
Auparavant écrire était une fin en soi, j'écrivais par plaisir, parce que les mots et les concepts ont toujours été des objets avec lesquels je suis à l'aise, plus qu'ailleurs en tout cas. Il arrivait même des moments où je m'autorisais à écrire "pour ne rien dire", juste pour pouvoir construire des phrases, aligner des idées et les organiser entre elles. Ce plaisir est toujours présent, c'est d'ailleurs ce qui me pousse à tenter de continuer, à m'obstiner là où la volonté ne suit plus.
J'ai énormément de mal à définir ce que je ressent actuellement sur ce sujet, disons que je n'y crois plus. Je ne suis plus convaincu de l'intérêt de cette tâche comme je l'ai été dans le passé et j'ai beaucoup de mal à trouver la motivation pour exprimer mes idées. Je ne crois plus que ce que j'écris soit si intéressant que cela, à quoi bon perdre son temps sur des blogs quand on a mieux à faire ? Bien entendu je met ici le doigt sur le fait que la plupart des gens qui lisent ou écrivent sur des blogs n'ont justement rien de mieux à faire, ou pensent que c'est la meilleure chose qu'ils puissent faire, ce qui est évidemment faux.
Il y a aussi (ce serait hypocrite de le nier) le fameux syndrome "j'en ai marre de vendre 50 albums à 50 connards" si bien décrit par Costes, je ne vais pas m'apitoyer sur mon sort en pleurant sur le peu de personnes qui me lisent (disons que j'était un peu plus populaire en juillet dernier, ou en janvier ...) mais il est clair que la remise en question serait bien plus rapide si je faisait 900 visiteurs par jours (ça c'est le syndrome "Satisfaction", des Rolling Stones --> A quoi bon s'embêter puisque le public ne demande que ça à chaque concert ?).
Je suis bien entendu conscient (c'est la seule chose dont je ne passe jamais à coté) de l'ironie de cette article : pondre un article sur un blog dont le sujet est justement la difficulté à continuer. Cela me fait penser à un poète français dont j'ai oublié le nom et qui avait écrit un recueil entier de poèmes traitant de son manque d'inspiration (si quelqu'un sait de qui il s'agit ...).

Vous savez tout de l'agonie de 404. Il n'y a cependant rien de définitif, du moins je ne le sais pas encore. Peut être que comme son adresse msn le laisse supposer 404 possède certains attributs propres au phénix (ou à l'alcoolique, tout dépend de l'adresse et de la motivation à la survie).
Par 404 - Publié dans : Là ou je parle (un peu) de moi - Communauté : bons à rien mauvais en tout
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Samedi 28 février 2009
Cela commence de manière progressive, lentement. Le facteur principal est la fatigue, on est fatigué de faire telle ou telle chose alors on commence à se dire que si on la reporte à demain ce n'est pas grave, après tout un jour de plus ou de moins... La procrastination se produit de plus en plus souvent, si bien qu'elle finit par devenir la norme, et ce n'est qu'en regardant en arrière que l'on peut réaliser l'ampleur du changement.
C'est cette prise de conscience qui marque la deuxième étape du processus. A ce moment l'évolution est évidente mais elle ne provoque aucune réaction, rien n'est mit en oeuvre pour réparer ce qui peut encore l'être. La fatigue à depuis longtemps laissé place à la lassitude, on sait ce qui est en train de se passer mais bon que peut on y faire ?
C'est peut être la clef de tout : la foi. La volonté d'atteindre son but et ce malgré les nombreuses déconvenues qui pourraient se présenter en chemin. Chaque épreuve renforçant cette foi et la rendant plus forte. Mais à partir du moment où toute volonté de poursuivre a disparu la fin est en règle générale très proche.
Qu'est ce qu'on fait dans ce genre de moments ? Rien. On s'assoit dans un coin pour regarder ce qui fut construit s'effriter puis disparaître peu à peu. Cette chose pourtant impensable dans le passé ne produit plus à présent que de l'amertume et beaucoup de nostalgie ( Peut on distinguer ces deux notions ? Je ne crois pas en une nostalgie heureuse). On réfléchis beaucoup, on se demande à quel moment la décadence à commencé, s'il y a eu un moment précis qui a tout fait basculer ou si ce fut un processus insidieux et en grande partie inconscient. Cela va-t-il continuer encore longtemps ? Peut on parler de fin ou de poursuite dans une optique différente ? Exactement le genre de questions qu'on se pose après un film de Michael Bay (cherchez l'erreur).

Autant mettre le feu à l'édifice pour rendre sa disparition plus rapide, moins pénible.
Par 404 - Publié dans : Autres - Communauté : Les chroniques de la meute
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Mercredi 25 février 2009
C'est un plaisir particulier et totalement spécifique, le fait de prendre plaisir dans sa propre déchéance ne ressemble à aucun autre. Chaque évènement nous faisant prendre un peu plus conscience de se rapprocher du fond procure une profonde euphorie, comme si une sorte d'apoptose sociale avait pour mission de tout mettre en oeuvre pour que la machine défectueuse cesse toute activité.
A ce que je sache (je ne suis pas un spécialiste de la bio-diversité) l'être humain est le seul animal à agir contre son interêt de façon consciente et volontaire. C'est peut être un privilège accordé au plus grand de tout les superprédateurs, nous nous trouvons à un tel point au dessus de tout les autres êtres vivants (dans une métropole du moins, en dehors de celle le risque augmente un peu ...) que nous pouvons nous permettre (et nous ne nous en privons pas) une déchéance nous placant dans un état de vulnérabilité totale.
Je pense que le jour où nous aurons droit à la fameuse invasion de zombies la consommation de drogue diminuera considèrablement (peut être pas pour les purs accros mais bon ... eux feront parties des premiers tués de l'invasions). Qui pourrait encore se le permettre dans une situation de danger semi-permanent si commune à la plupart des animaux ?

Mes articles sont de plus en plus court, ça fait peut être plaisir à quelques uns. Et puis vous avez saisis le concept, les idées sonnent si bien dans notre propre esprit... Peut être que je le completerais dans les prochains jours, si la nuit est favorable.
Par 404 - Publié dans : La réalité : simulacre et simulation - Communauté : Accueil et présentation
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Backround

Un pigeon de plus

Un jour de plus en moins ...

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