Vendredi 23 janvier 2009
J'aime beaucoup les contradictions, les dichotomies. Je n'apprécie vraiment une chose que quand une autre affirme exactement le contraire (ça vient peut être de mon obsession de la symétrie , whatever). C'est aussi un gage de validité : une opinion ou croyance s'imposant comme la vérité ultime et ne trouvant matière à opposition me semble douteuse au delà de tout.
Une de ces contradictions me tient à coeur ces derniers temps : la pensée (heureusement que mes heures passées à écouter des débats stupides prennent fin, si vous saviez le nombre d'articles finalement sans intérêt que je vous épargne chaque jour ...). Lisez encore un peu avant de partir : Le cliché du philosophe le plus répandu est celui d'une personne passant ces journées enfermé dans une pièce ressassant de sombres et profondes pensées (je sais, ma vision du philosophe est un peu lovecraftienne sur les bords), disons qu'il ne sort pas et réfléchi beaucoup.
Cela part d'un constat évident : quand on agit (au delà d'un certain degré d'action, changer de caleçon ou ouvrir un paquet de chips ne compte pas) on ne pense pas. L'effort physique apaise la pensée, centrant son intérêt sur la quantité d'énergie à fournir pour telle ou telle action. C'est d'ailleurs ce qui fait (en partie, l'acide lactique joue un rôle non négligeable, ou quelque chose d'autre) le fait qu'on dorme aussi bien après (Non ! Je ne ferais pas ma comparaison foireuse entre le sexe et le déménagement ...).
Cependant et parce que je suis un habitué de la chose l'inactivité totale est également très peu propice à l'émergence de pensées. On peut peut pas réfléchir en étant coupé de toute stimulation externe, l'esprit n'est pas un circuit fermé. En effet penser implique de penser "contre" (je dis contre au sens "d'appuyer sur quelque chose", et aussi par mépris de ceux qui pensent "pour"). Les idées viennent généralement d'une conversation, d'une image ou réflexion causéz par une sortie en dehors de notre zone de confort.

Le fait de penser implique donc une action mais en faible quantité (je pourrais presque dire que c'est ce qui fait que les philosophes publient majoritairement après 50 ans, avant il y a le base jump et les plongées au milieu des requins), ou plus précisément de courtes périodes intenses suivies de longs moments d'inactivité.
Je conclurais donc par la phrase du jour : "Amies geek, mangez, bougez pour ne pas vous transformer en tout ces légumes que vous ne mangiez pas étant petits". Ça commence par arrêter de traîner sur internet pour lire des blogs...
Par 404 - Publié dans : Geekitude - Communauté : Les chroniques de la meute
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Mercredi 21 janvier 2009
Tout ceci n'est rien, désespérément. Je ne fais qu'apporter mon "petit paquet" à l'immense édifice d'immondices qui compose internet. Toute ces pages vantant niaisement et sans profondeur l'amitié, le bonheur et l'amour. Toute ces personnes dont l'expérience la plus émouvante est incarnée par l'épisode final de la première saison des Frères Scott et qui s'empressent de copier-coller sur Skyrock (oh grand Skyrock si tu m'entends ... Pour information j'assume complètement le fait de cracher sur ce monument du mauvais goût alors que le site qui héberge mon blog est en partie dirigé par la non moins détestable chaîne TF1 ...) des images ou poèmes prétendument profonds afin de montrer "l'immensité" de leurs bonheurs ou leurs "infinies" souffrances.
Il arrive des moments où je finis par penser que tout les blogs sont isomorphes dans ce qu'ils racontent, il n'y a que la couleur du fond et la qualité de l'orthographe qui soit variable. De l'idiote ingénue souffrant le martyre de s'être fait quitter par son petit copain et vantant les effets d'un spleen qu'elle ne connaîtra jamais aux personnes plus intelligentes et cultivés mais qui n'utilisent ce médias virtuels que pour vanter des lieux communs et faire l'apologie du bon sens (le plus souvent au travers de récits fades n'inspirant rien de plus qu'une envie de lire un bon livre) je ne vois qu'une même race consensuelle et infiniment ennuyeuse.

Je ne conçois pas qu'on puisse écrire sans être prit aux tripes, se mettre devant son ordinateur pour écrire sur des choses qui ne nous touchent pas plus que de raison. Les gens ne devraient écrire que la haine au coeur, le sexe à la main ou la bile au fond de la gorge. Je ne pense pas faire d'erreurs en affirmant n'avoir pas écrit un seul mot qui n'ait été sincèrement pensé, du plus grand des mépris (associé le plus souvent à l'ennui, dédaigner est une affaire de désoeuvrés) aux joies non dissimulés jusqu'aux idées obsédantes.
Le simple fait de me dire qu'en quelque sorte et inévitablement je fais partie de cette grande communauté me répugne et me ferais presque regretter de publier au milieu de tels contemporains si je ne connaissais d'autres passionnés qui arrivent à me faire oublier l'immense majorité des "blog-facades".

Alors continuez, continuez à raconter cette vie dont personne ne se soucie, à écrire des histoires qui ne touchent personnes, à parler de choses que vous ne connaissez pas. Continuez à "faire comme si", à rendre l'internet chaque jours plus proche de ce dépotoir qui constitu la grande majorité de la télévision et du "monde culturel français". Contentez vous chaque jours de plus de superficiel, adorez ces icônes fabriquées par et pour vous, ne remettez jamais en question ces valeurs auxquelles vous semblez tant tenir.

Les intéressés se reconnaîtrons ...
Par 404 - Publié dans : Ma vie entouré de mes navrants contemporains - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Lundi 19 janvier 2009
C'est un fait que j'ai pu constater lors de mes examens à la fac, grâce à certaines conversations, des affiches syndicales (une source inépuisable de réflexion ...) et une observation des comportements de ceux qui m'entouraient. Je pense pouvoir le généraliser sans faire d'erreurs (mais je peut me tromper) : de nos jours la compétition, le fait de vouloir être le meilleur, est aussi respecté que mal vu.
C'est assez paradoxal, cette attitude est valorisé dans les mots, en tant que concept on peut y trouver de la noblesse et être admiratif de cette valeur. Cependant dans les actes il est mieux vu de ne jamais montrer de classification entre les gens, institutions ou quoi que ce soit (ce qui est plutot une bonne chose selon moi, cela permet de se positionner, de savoir où se diriger dans ses effors). Bien entendu ce n'est pas une notion essentiel, vouloir à tout prix chercher à savoir qui est le meilleur et rabaisser les plus faible n'est pas non plus la bonne attitude à avoir.

Mon opinion est que les gens ne supporte pas une vision aristocratique des choses (littéralement "le pouvoir aux meilleurs", la conception de meilleur étant évidement très variable...). Les oppositions concernant des systèmes établissant des hiérarchies sur des établissements d'un même domaine basées sur un ensemble de critères évaluant la qualité de telle ou telle lieux ne sont jamais rares, la compétition étant vu comme une menace à éviter. Il en est de même pour toute évaluation concernant les personnes ...
Comme je l'ai déjà expliqué dans certains articles notre société à trop souvent tendance à regarder ce qui est accompli par une personne/institution au lieu de se projeter vers les limites qu'elle pourrait atteindre. C'est toujours ce système de notation réducteur qui prime : on considère que "c'est déjà bien" si une personne atteints les 10/20 au lieu de la pousser à se rapprocher toujours plus du 20 (ce n'est qu'une image, je n'ai pas envie de m'attarder sur le système éducatif). Dans à peu près tout les domaines ce sont toujours les moins bons qui servent de référence à tout système d'évaluation des valeurs. Pourquoi ? Par simple compassion, par culpabilité, par peur de passer pour une personne méprisante ?

Les gens feraient mieux de se regarder tels qu'ils devraient être au lieu d'admirer ce qu'ils sont. Malheureusement c'est déjà le cas mais cette opération de la pensée n'engendre que de la dévalorisation là où elles devrait les pousser aux meilleur d'eux-même... Problème insoluble.
Par 404 - Publié dans : Ma vie entouré de mes navrants contemporains - Communauté : Ecriture Ludique
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Dimanche 18 janvier 2009
[Vaquette par Matsas]

En règle générale ma philosophie concernant l'écriture est de nature pulsionnelle, j'écris quand les idées me viennent, quand elles m'obsèdent parfois, et j'ai un mal fou à écrire sur des sujets prévus d'avance, le fameux "il faut que tu écrive sur ..." suffit en général à me bloquer totalement pendant une durée indéterminée. Cependant il est des sujets qu'on ne peut pas éviter, je ne dis pas que c'est une corvée pour moi, bien au contraire, mais je me dois de faire cet article. Je voudrais vous prévenir par avance que je risque de sombrer dans le lyrisme durant cet article mais j'aimerais transmettre ici un peu de ce qui est important pour moi (c'est en essence je que je fais depuis le début mais bon).

Il est des moments dont on pourrait dire qu'il y a un avant et un après. Le concert d'hier soir, la représentation de "Crevez tous" par Tristant Edern Vaquette en fait partie en ce qui me concerne. J'ai connu L'IndispensablE il y a quatre ans (en seconde, un de mes grands chocs culturels avec Nietzsche et Sade) grâce à Tim et le concert d'hier fut pour moi l'occasion de le voir pour la première fois In Real Life. Cela faisait environ deux ans que je correspondais avec lui par mails tout d'abord par le biais des commandes sur son site puis par un échange plus large et ouvert (également lors d'un différent avec un cas presque pathologique sur sa page wikipedia) mais je n'avais encore jamais eu l'occasion de pouvoir assister à une de ses représentations.

Tandis que j'arrivais dans la salle je dois avouer avoir eu un instant d'arrêt alors que je le voyais à quelques mètres de là (pour de vrai, pas en vidéo, ni en photo, ni en mail), s'en suivis une rapide discussion avant le début du concert/spectacle qui se passait dans un tout petit bar perdu en plein Marseille (la machine à coudre, pour les curieux).
La représentation sur scène de Crevez tous est encore meilleure que ne l'est son écoute en cd, chaque partie est explicitée de façon claire, amusante et terriblement pertinente. Je n'ai pas vu le temps passer tandis que je "buvais" littéralement ses paroles (je vous avais prévenu que ce serait lyrique ...). On sent l'évolution par rapport à ses précédents albums, on ressent à quel point il aime être sur scène, à quel point ce qu'il fait lui tiens à coeur, ce n'est en rien une routine pour lui et l'énergie ne lui manque jamais.

J'ai pu une seconde fois discuter avec Vaquette après la fin du concert, évoquant certains (très rares) souvenirs communs et discutant de ses projets pour l'avenir. Ce fut pour moi une expérience aussi enrichissante/grandissante que frustrante : il y a tellement de sujets dont j'aurais voulu parler face à face qu'une après midi suffirait à peine ... Il est en effet la seule personne ayant eu une grande influence sur moi qui soit encore en vie, et je pense lui devoir beaucoup dans mes réflexions, ma façon de penser, le fait qu'il m'ait grandit sur bien des points. J'arrête ici, je pense que vous avez tous compris mon admiration maintenant.

A présent je ne garde plus de cette soirée qu'une affiche, des photos et pas mal de souvenirs. Pour ceux qui voudrait entrer plus profondément dans l'univers de l'IndispensablE voici le nouveau site officiel et des liens vers pas mal de vidéo. Je pense que cela est préférable à une longue tirade, Vaquette étant de ceux que l'on aime ou déteste au premier abord. Je pourrais encore rajouter un tas de choses, peaufiner pendant des heures, mais je pense que je ne serais jamais satisfait de ce que je veux dire à son sujet, autant vous laisser découvrir seul...
Par 404 - Publié dans : Culture et choucroute - Communauté : bons à rien mauvais en tout
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Jeudi 15 janvier 2009
Il lui caressa doucement la joue, savourant le parfum adorable de sa nuque, ses mains commencèrent à entreprendre leur minutieux travail d'un territoire inconnu ...
"Qu'est ce que vous faite là, vous êtes de la famille ?"
Une femme venait d'entrer dans la chambre, visiblement une infirmière. Notre homme commença à sentir son coeur battre la chamade et son visage fut pris d'une intense fournaise. Il se trouvait là, à moitié allongé sur cette jeune fille et se devait de trouver très rapidement un alibi valable. Ses aisselles et son dos étaient déjà moites de sueur pendant qu'il se redressa lentement. Il devait se montrer impassible et faire passer les signes suspects provenant de son corps pour de la timidité.
"Rien, je passais juste comme ça, je voulais lui montrer que je pense toujours à elle"
"Les visites ne sont autorisées que la journée, je suis désolé mais c'est comme ça, je vais vous demander de sortir"

La stupeur, la peur, laissa doucement place à la colère. Une colère sourde, violente et sans appel dirigée tout entière vers cette frêle femme. Tout en elle irritait sa haine : son visage montrant timidement ses premiers signes de vieillesse, la douceur de ses mouvements, son ton faussement condescendant et ses manières de jeunette. Il sortit aussi calmement qu'il le pouvait, mais resta dans l'hôpital, ses objectifs venaient de changer.
Il se plaça dans le parking et attendit près de l'ascenseur. C'était une quête dont le succès était assez improbable, elle pouvait bien ne pas passer par cette ascenseur pour aller à sa voiture avant des heures, elle pouvait bien ne jamais passer par là. Néanmoins sa colère ne lui laissait aucun répit, à chaque fois qu'il abandonnait et se dirigeait vers la sortie la haine lui rougissait le visage et il se retrouvait à faire les cents pas dans le parking à nouveaux, tout en veillant à ne pas être trop visible au cas où elle arriverait.
Elle arriva finalement, après deux heures d'attente éprouvante pour les nerfs de notre homme. Il commença doucement à la suivre, le plaisir et l'excitation étaient revenus. Sa voiture se trouvait entre deux imposants camions, décidément la chance était avec lui. Elle n'eut même pas le temps de sortir les clefs de son sac qu'un coup de poing la heurta en plein visage et qu'elle fut traînée dans l'espace entre le mur et la voiture. Il gardait sa main fermement plaquée contre la bouche de celle qui s'était attirée ses foudres et se positionna de façon à ce qu'elle soit allongée pour se mettre à genou sur elle.
Elle était bien moins combative que ce qu'il avait prévu, elle devait être épuisée, cela le déçut légèrement mais renforça son sadisme. Tranquillement, sans s'emporter, de façon répétitive et mécanique, il commença à rouer de coups son ventre, resserrant son emprise à chaque gémissement. Notre homme aurait bien voulu la frapper au visage mais cela aurait pu le faire lâcher prise et il aurait pris le risque de lui permettre de pousser un cri déchirant dans un parking qui n'était pas aussi désert qu'il l'aurait voulu.
Il frappait à présent son ventre avec un rythme inhumain de rapidité jusqu'à ce qu'il se souvint du sommelier dans la poche de sa veste. Il le sortie et l'ouvrit d'une main pour finir un jeu qui n'avait que trop duré. La pénétration du tire-bouchon dans la peau n'était pas optimale (note pour plus tard : penser à emporter un couteau) mais avec un regain d'effort il parvint à pénétrer cette cavité molle et distendu qu'était le ventre de la quadragénaire. Il se plaça sur les coté pour ne pas être tâché par le sang puis une fois les derniers soubresauts de l'infirmière terminé, une sorte de réanimation en sens inverse , il se releva prestement pour se retrouver au grand jour, ou plutôt à l'aube.
Ce n'était pas l'accomplissement total qu'il avait pu ressentir la première fois mais la sensation était tout de même pleine d'apaisement et de joie. Il savait qu'il n'aurait aucun mal à trouver le sommeil une fois rentré chez lui, le fait qu'il rate un jour de travail n'avait aucune importance. Il se sentait à nouveau libre, ce ne serait jamais aussi puissant que sa première fois mais il pouvait à présent choisir ses victimes et peaufiner sa technique.
Le sommeil des justes, il le méritait amplement à présent ...
Par 404 - Publié dans : Textes, aphorismes... - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Mercredi 14 janvier 2009
[200 articles en 10 mois d'existence ... Il faudrait fêter ça]

La vie de notre homme n'était plus la même depuis ses dernières mésaventures, la nourriture n'avait plus le même goût et il lui était presque impossible de trouver le sommeil. Il traversait les jours, les semaines comme un zombie, inconscient du temps qui passe et indifférent de ce qui pourrait s'y passer. Son travail était la chose la plus importante dans sa vie, il assurait à présent le stricte minimum, tout ce qui faisait sa compétitivité et son impitoyable soif de vivre avait disparu, ou était plutôt employé à autre chose. Ce qui s'était passé dans le train l'avait profondément marqué, il lui suffisait de fermer les yeux pour sentir le contact humide de l'eau contre ses jambes et entendre les hoquets bruyants d'une femme qui se noie. Il n'était plus le même et ne pouvait continuer à vivre tel qu'il le faisait autrefois.
Il fallait qu'il recommence, la vie l'avait quitté et il continuerait à errer ainsi jusqu'à ... Il savait exactement quoi faire. C'était comme si une chose était née en lui, une chose douée de volonté et qui lui dictait ses désirs. Cette chose le plaçait en face d'un dilemme ne comportant aucune solution évidente : Il n'arrivait plus à toucher une femme vivante (son corps se refusait semble-t-il à la moindre vigueur), et se refusait encore (un artefact de conscience, tel qu'il se plaisait à l'appeler) à profaner un véritable cadavre...
Il quittait la maison conjugale toutes les nuits, dès que sa femme dormait suffisamment profondément pour qu'elle ne se réveille pas et se mette à le harceler de question, il marchait de longues heures dans les rues désertes, cherchant désespérément une chose dont il ne connaissait pas la nature. C'est au détours d'une de ses marches que la solution lui apparut et le remplit de joie et d'excitation, il se trouvait au pied du plus grand hôpital de la ville.
Il cherchait en vain une logique à tout cela, était-ce la chose qui avait menée ses pas jusqu'ici ? Il marchait tranquillement dans les couloirs de l'hôpital, s'imprégnant des lieux comme dans un lieu saint, il savait à présent où aller. L'ascenseur le mena au cinquième étage, dénommé sobrement "réanimation".
Notre homme pouvait sentir l'électricité parcourir tout son corps, il se sentait tomber tout en restant délicieusement immobile, savourant l'instant. Ses pas le menèrent d'une chambre à une autre, il flottait doucement, regardant par les vitres des portes, cherchant la victime idéale de ses odieuses mais irrépressibles pulsions. Il finit par en trouver une, à peine plus vieille que l'Autre , celle qui l'avait initiée ... Il s'en approcha doucement, entra dans la chambre pour vérifier qu'elle soit bien dans le coma (encore un acte tirée des nombreuses série télé dont il s'était abreuvé pendant tant d'années). C'était décidément trop facile, sur la feuille de soin le mots coma brillait violemment en noir sur une blancheur immaculé, un verdict sans appel.

[A demain]
Par 404 - Publié dans : Textes, aphorismes... - Communauté : Les chroniques de la meute
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Lundi 12 janvier 2009
Ce n'est pas vraiment un choix mais certains évènements nous amènent à considérer le temps comme un concept variable et extensible à volonté. Le présent et le passé n'existent plus, il ne sont plus que la répétition monotone d'un même ensemble d'activités et il n'y a plus aucun détail qui permettrait de distinguer un jour d'un autre, rien qui puisse rompre l'unicité de cet ensemble. Le futur lui-même est en réduit à une période lointaine et abstraite, puisque plus rien ne le relie au temps qui passe.
L'une des rares choses qui puissent permettre de prendre conscience de la rapidité du défilement temporel est l'évolution des choses qui ne nous concerne plus. On réalise alors le temps qui s'est écoulé, on constate les nombreuses différences apparues dans un lieu qui était il n'y a pas si longtemps familier au possible.

Malgré tout, avec ou sans nous, le temps continu sa course. Les obligations se succèdent de façon naturelle et y opposer une résistance est inutile. La seule lutte possible se trouve dans la procrastination. Envisager le temps comme un symbole extensible à l'infini nous incite à toujours tout repousser au lendemain, les journées ne sont plus qu'une somme de tâches évités qui s'accumulent. Les contraintes ainsi que les attentes qui peuvent peser sur nous ne disparaissent pas mais passent au second plan, comme un murmure que l'on peut aisément ignorer.
Il faudra bien s'y mettre un jour ...
Par 404 - Publié dans : La réalité : simulacre et simulation - Communauté : Accueil et présentation
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Samedi 10 janvier 2009
Il considéra la jeune femme, elle faisait la moitié de son âge et ressemblait exactement au genre de fille qu'il avait convoité toute sa vie sans jamais être parvenu à son but, le plus grand échec de sa vie superficielle en sommes ... Il lui caressa la joue, elle était très mignonne. Dans un élan de culpabilité il ferma la porte du "toit" et s'enferma, il ne fallait pas qu'on le voit accomplir ce fait honteux. Il commenca doucement à tater l'ensemble de son corps, savourant un corps sans défaut, il se retint cependant de la déshabiller complètement pour éviter que ce qui pourrait se passer ici soit soupçonné.
Il baissa son pantalon ainsi que celui de la jeune fille au niveau des cheville et admira le superbe travail de la nature, ses mains ne semblait pouvoir se lasser d'une telle activité. L'eau glaciale ne le gênait pas, il ne l'a sentait même pas. Il la pénétra rapidement, sans avoir oublié de mettre une capote, son sexe n'avait pas perdu le sens commun ... Bien que sa peau n'était pas froide au toucher il s'attendait à un vagin glacial et peu accueillant. Ce ne fut pas le cas, il conservait encore une chaleur acceuillante qui le déculpabilisa un instant, il n'avait qu'à imaginer qu'elle n'était pas très démonstrative pour une fille en vie. Alors que les coups de reins de plus en plus violents s'enchaînaient et que notre homme commencait vraiment à trouver la vie formidable, bénissant un dieu toujours plein de bonnes choses pour ses plus fidèles serviteurs, un soubresaut le glaça de terreur.
Elle venait de bouger, marmonnant une phrase incompréhensible. Son imagination débordante le fit se demander si il devait d'abord frapper en pleine tête ou lui planter un pieu dans le coeur, puis sa raison repris le dessus pour lui annoncer les effroyables conséquences de ses actes : Cette femme était juste inconsciente, il avait fait erreur et ses techniques pour prendre un pouls demandaient sérieusement à être améliorée. Il était doublement coupable de nécrophilie et de viol caractérisé. Sa carrière et sa vie de famille était foutue, tout ça à cause d'une femme de peu de vertu qui ne demandait que ça. La colère le pris, il n' allait pas laisser sa vie être gâché par cette chose, quand on est mort on le reste. Il prit fermement sa tête dans sa grande main pour l'enfoncer dans l'eau, la position de la jeune fille n'en était que plus excitante.
Elle se débattait beaucoup pour une morte, mais cela de l'empêcha pas de finir consciencieusement ce qu'il était en train de faire, bien au contraire. Elle mourut au moment de la violente et délicieuse décharge de notre homme au plus profond de son être.
Toujours animé par un sens pratique irréprochable il ne lui fallut guère plus d'une minute pour effacer les traces de son larcin et reprendre d'un air choqué et suivre les autres survivants, seul l'eau sur ses vêtement le rendait suspect mais il régnait un tel chaos dehors que cela passa inaperçu. Il se sentait à la fois heureux et fortement nauséeux, il ne vomirait pas, il ne devait pas gâcher un si bel instant. Il fut accueilli par une équipe de pompier et reçu un coup de fil de sa femme qui regardait justement les informations à ce moment précis, affolée. Il la rassura tout en disant remercier le ciel d'être en vie. Il ne s'était jamais senti aussi vivant de toute sa vie, une nouvelle facette de sa vie venait d'apparaître ...
Par 404 - Publié dans : Textes, aphorismes... - Communauté : Les chroniques de la meute
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Vendredi 9 janvier 2009
Un voyage en train, tout ce qu'il y a de plus classique. Le TGV se laisse doucement balancer par le vent qui souffle violemment à l'extérieur. Un homme d'affaire est assis en première classe. Regardant dans air négligeant le paysage extérieur qui défile à toute vitesse, entrecoupant ces périodes de rêverie par des coup d'oeil inquiet sur une montre voulant paraître bien plus chère qu'elle ne l'était en réalité. Il effectue comme tant d'autres le voyage Lyon-Paris allé et retour dans le cadre de son travail, et ce chaque jour. Cet homme, cela semble évident, est ravi par chaque signe de luxe qu'il peut voir autour de lui, aussi mince puissent-ils être. Il affiche ostensiblement une mallette hors de prix et ne peut regarder autrui sans cette étincelle blasée et supérieure qui semble être un des objets principaux de son identité.
Le train tremble de plus en plus au point de reverser la bouteille d'eau de notre homme sur son pantalon, qui perd soudain son air flegmatique pour en prendre un nettement moins calme. Au moment de se lever un violent choc renverse le train sur le flanc, pendant un instant la totalité des passagers semblent être en état d'apesanteur, flottant le visage terrifié. Le bruit du métal qui se tords et gémit surpasse tout les autres, des cris d'appel à l'aide à ceux de douleurs. A présent l'homme d'affaire n'a plus rien de BCBG : ses habits sont déchirés dans un look qui n'aurait rien à envier aux films de Romero et le reste de sa panoplie à complètement disparu. Il se lève difficilement, constatant cependant avec un soulagement euphorique n'avoir rien d'autre que des blessures superficielles.
L'accident à due avoir lieu dans un tunnel car l'obscurité est quasi-totale, il distingue quelques silhouettes sortant du train par la fenêtre du haut ou prenant l'escalier pour rejoindre l'étage du "bas" par le mur de droite. Il décide d'en faire de même : un automatisme venant d'une personne habitué à prendre le train deux fois par jours. Comme si le fait de descendre l'escalier allait l'aider à sortir, les portes étant à présent hors d'usage. Il n'est guidé dans l'obscurité que par les rares lumières se trouvant à l'intérieur du tunnel.
En passant près des toilette il aperçoit une silhouette et décide d'y descendre pour porter assistance. Une jeune femme se trouve là, couché sur le flanc. L'homme remarque que le "sol" est plein d'eau car le robinet est resté bloqué sur la position ouverte. Il cherche unpouls inexistant comme il l'a vu faire des dizaines de fois à la télé, rien, c'est la première fois qu'il voit un cadavre "en vrai", une sensation assez étrange d'anormalité le saisit, comme si une telle chose n'était pas sensé arriver. La jeune femme semble dormir, l'eau presque à la commisure de ses levres, seule une sévère contusion au front trahis un évènement peu agréable.
Mentalement, à la façon d'une série policière, notre homme reconstitue le déroulement du drame : La femme se trouvait au toilette et buvant de l'eau au robinet quand l'accident laprojeta violemment contre le mur ce qui la tua sur le coup. C'était la conclusion la plus prévisible et vraisemblable, mais un tueur fou aurait tout aussi bien pu profiter du chaos pour épancher ses pulsions. Il envisageait cette perspective morbide quand une envie soudaine le pris, associée à la montée d'adrénaline que provoque toujours la possibilité de commettre une chose illégale.

[La suite demain ...]
Par 404 - Publié dans : Textes, aphorismes... - Communauté : Ecriture Ludique
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Jeudi 8 janvier 2009
Je poursuis comme à mon habitude mes "promenade bloggesque" pour voir comment est le jardin du voisin et surtout ce qui s'y dit. J'ai été surpris de tomber sur un bon nombre de blog "anti-wikipedia" sur la toile, ce simple mot-clef donne un nombre assez impressionnant de réponse et le ton y est le plus souvent péjoratif. Cela fait un moment que j'ai envie de faire cette article, surtout suite à la lecture d'un blog entièrement consacré à sa critique (avec une argumentation irréprochable ... Je met le lien ou pas ? Allez, je vous préviens c'est assez écoeurant de consensualité , "raisonnable mais pas rationnel" pour citer le dernier album de Vaquette, le lien ICI, lâchez vous sur les commentaires).

Je pense à l'inverse de tout ces gens que wikipedia est une bonne chose, que les abus et "la propagande" qui peut s'y trouver ne reste jamais longtemps grâce à des modérateurs actifs. J'ai moi-même eu affaire (avec Vaquette et Tim) a des problèmes de point de vue au sujet d'un article mais c'est justement ce qui fait que je porte cette encyclopédie (à en croire certain ce serait de la provoc de la qualifier ainsin, quel grand fou je suis ...) en grande estime. Chacun exprime son point de vue, modifie, confronte ses idées. La première de mes deux comparaisons serait de dire que cet espace est à l'image de la science (assez paradoxal de la part d'un littéraire j'en conviens, mais je me rattrape) : rien n'est terminée, tout peut encore être amélioré par tous et il y aura toujours des choses à ajouter.

Ma deuxième comparaison serait de dire que Wikipedia est à l'image de l'ensemble de l'internet (on pouvais entendre les même cris d'orfraie quand on parlait de faire des café-philo sur internet, tout est cyclique et les cris viennent toujours des mêmes) : Chacun exprime ses idées et je pense que wikipedia est un support efficace de la liberté d'expression, j'espère juste que tout le monde puisse continuer à dire tout ce qu'il veut. La liberté d'expression ne devrait pas être partielle comme ce qu'on peut voir en France (une phrase si anodine qui pourrait provoquer injure de contestation dans certains milieux ...), ici un article vantant l'impartialité de Liberation face à l'extrémisme de wikipedia au sujet du controversé Dieudonné, on en sourirait presque ...

Pour finir, chers internautes, je vous demanderais avec insistance de penser de façon scientifique : raisonnez par déduction (du général au particulier) et plus par induction (du particulier pour justifier une conception du général). Bien sûr il y a des personnes stupides sur wikipedia qui écrivent des erreurs assez effrayante , mais tant qu'il y en aura d'autre plus intelligentes pour les corriger cet espace restera un lieu de liberté, d'idées et de connaissances. Quand à moi je consulte activement une autre source de savoir ...
Par 404 - Publié dans : Culture et choucroute - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Un pigeon de plus

Un jour de plus en moins ...

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