Je me demande quelle sera la place des diplômes en France d'ici 10 ou 15 ans, leur dégradation ne faisant que s'accentuer d'année en année. Petite leçon d'histoire :
Créé en 1947 le brevet d'étude du premier cycle (Le BEPC, qui deviendra plus tard le brevet des collèges) est toujours le premier diplôme reçu par l'étudiant. Il était à l'époque une porte vers le
monde du travail car bien peu poursuivaient leurs études. De nos jours qui peut se targuer d'avoir trouvé un travail avec son seul brevet ? Ce diplôme n'a à présent plus d'autre valeurs que celui
d'être le premier et de donner à l'étudiant une idée de ce qu'est un examen national pour le préparer au baccalauréat.
Cependant le baccalauréat lui-même n'est aujourd'hui plus qu'une simple formalité pour de nombreux étudiant (presque 90% de réussite) et cela se ressent au niveau du monde du travail car ce diplôme
qui était pourtant si prestigieux dans le passé n'est plus qu'un pré-requis sur les cv et ne possède plus non plus son statut de "clef" ouvrant les portes du monde du travail. On ne peut plus y
voir à présent qu'une symbolique du passage à l'âge adulte accompagnée des gratifications d'usages.
Je remarque à présent que je suis passé dans la sphère supérieure de l'enseignement que cette déplorable aggravation ne s'est pas arrêtée pusqu'elle touche aujourd'hui le diplôme de licence (dans
une moindre mesure je le concède, mais le processus est déja en marche depuis quelques années et ne fait que s'accentuer), la plupart des postes accessibles l'étant majoritairement au niveau master
la licence sert à présent pour beaucoup de préparation aux concours nationaux pour la culture générale qu'elle apporte.
Je ne parle pas des diplôme professionnel en ces pages pour la bonne est simple raison que je ne possède aucune information à leur sujet. La seule chose que j'espère est qu'une revalorisation des
diplômes se fassent rapidement et plus précisément au niveau de leurs difficulté, un diplôme ne possède à mon sens une quelconque valeur que si le nombre des diplômes par rapport au nombre total de
participant est minoritaire (voire très minoritaire). Je ne suis pas vraiment partisans d'une France bardée de doctorant imbéciles et incapables, en grande partie parce que je serais mis au même
niveau que ces imbéciles incapables...
[Qu'on soit bien clair, la France est DEJA peuplée d'imbéciles incapables, j'en ai fait longtemps et souvent l'expérience.
Etant moi-même parfois plus fûtée que certains BAC +5, j'en conclus que le phénomène s'étend déjà depuis longtemps (pour ma branche en tout cas.)
Ensuite, je connais une personne qui travaille sans avoir même passé son BEPC. Ni Bac, ni BEPC, ni Bac + quelque chose : Autodidacte total... et ma foi, il est manager d'un stagiaire qui finit son BAC +5. Comme quoi, il ne faut pas se fier trop au diplome, non plus...
Le "diplome" est une gangrêne (plome plome), il persuade l'étudiant qu'il peut rentrer dans le monde du travail en piétinant les autres, en ayant accès à des échelons élevés sans passer par la case "TRIME": C'est une stupidité qui rend orgueilleux, des merdeux (désolée hein ;)) qui ne connaissent rien aux VRAIES problématiques PRATIQUES du monde du travail... (tu n'imagines pas la nombre de désillusions et de déconfitures que je vois au quotidien)
Conclusion, je ne pense pas qu'il soit nécessaire de "valoriser" son diplome (unique), mais plutôt de s'orienter à rapidement faire évoluer ses compétences (par exemple avec plusieurs petit D.U. et compétences particulières) et à favoriser son expérience professionnelle et son épanouissement sur le terrain à travers de stages/bénévolats en amont du "vrai" travail.]
Commentaire n°1
posté par
Gr3nade
le 10/06/2009 à 17h03
Complétement d'accord sur la France peuplée sur d'imbéciles incapables, encore plus au sujet des petits merdeux à peine diplomés (plomé).
Pour ce qui est de ton amis je persiste à penser que ce genre de cas est on ne peut plus rare : je doute du grand nombre d'entretiens d'embauches qui se passent bien dans cette situation.
Il est évident qu'un diplôme (je ne vais pas le faire à chaque fois non plus) n'est pas tout mais une revalorisation ainsi qu'une modification en vue d'une plus grande compatibilité avec le marché comme tu le dis me semble plus que nécessaire (plus de stages ?).
Commentaire n°2
posté par
404
le 10/06/2009 à 18h24
Etant moi-même parfois plus fûtée que certains BAC +5, j'en conclus que le phénomène s'étend déjà depuis longtemps (pour ma branche en tout cas.)
Ensuite, je connais une personne qui travaille sans avoir même passé son BEPC. Ni Bac, ni BEPC, ni Bac + quelque chose : Autodidacte total... et ma foi, il est manager d'un stagiaire qui finit son BAC +5. Comme quoi, il ne faut pas se fier trop au diplome, non plus...
Le "diplome" est une gangrêne (plome plome), il persuade l'étudiant qu'il peut rentrer dans le monde du travail en piétinant les autres, en ayant accès à des échelons élevés sans passer par la case "TRIME": C'est une stupidité qui rend orgueilleux, des merdeux (désolée hein ;)) qui ne connaissent rien aux VRAIES problématiques PRATIQUES du monde du travail... (tu n'imagines pas la nombre de désillusions et de déconfitures que je vois au quotidien)
Conclusion, je ne pense pas qu'il soit nécessaire de "valoriser" son diplome (unique), mais plutôt de s'orienter à rapidement faire évoluer ses compétences (par exemple avec plusieurs petit D.U. et compétences particulières) et à favoriser son expérience professionnelle et son épanouissement sur le terrain à travers de stages/bénévolats en amont du "vrai" travail.]
Pour ce qui est de ton amis je persiste à penser que ce genre de cas est on ne peut plus rare : je doute du grand nombre d'entretiens d'embauches qui se passent bien dans cette situation.
Il est évident qu'un diplôme (je ne vais pas le faire à chaque fois non plus) n'est pas tout mais une revalorisation ainsi qu'une modification en vue d'une plus grande compatibilité avec le marché comme tu le dis me semble plus que nécessaire (plus de stages ?).