La bouteille est à peine entamée, il pleut mais le ciel est resté bleu... Cela ferait presque rêver ... A vrai dire et comme souvent j'écris uniquement par
plaisir, sans savoir ce que je dirais dans une dizaine de ligne, parce que je me trouve dans un état qui me dispose à "l'écriture" (en France il est assez difficile de dire ceci sans paraître
pédant, ce pays n'a jamais su distinguer l'intellectualisme du snobisme). Pour changer un peu de toute les considérations inactuelles que je fais en ces pages je vais parler aujourd'hui de ma façon
de "travailler" sur ce blog car j'ai toujours été un passionné de "l'envers du décors" aussi bien au niveau culturel que médical et j'aime à croire que je ne suis pas le seul dans ce cas.
La plupart du temps mes idées d'article me viennent dans mon lit, comme j'ai pour habitude de le répéter je dors assez mal et il est fréquent que je me relève une bonne quinzaine de fois avant de
m'endormir (ou de rester éveillé) ce qui n'est pas sans occasionner quelques difficultés quand je ne suis pas seul dans le lit... Je laisse mon esprit divaguer et je dois souvent me lever pour
chercher la définition ou étudier les mécanismes de telle ou telle chose (la dernière en date : Les machines de Turing que je ne connaissais que trop vaguement à mon goût. Wikipedia is my friend).
Les idées me viennent soit spontanément soit en faisant un effort pour chercher ce que je pourrais dire : ce qui serait intéressant (pour moi) ; ce qui peut être suffisamment développé ; ce dont
j'ai envie de parler ; ce qui ne donnera pas envie aux lecteurs d'arrêter leur lecture au bout de quelques lignes ...
Une fois l'idée trouvée parmi un tas d'autres qui ne correspondent pas (et qui finissent parfois en aphorismes) je la développe mentalement de façon sommaire histoire d'avoir au moins un plan de ce
que je vais dire. Ensuite cette idée (qui peut devenir particulièrement obsédante et repousser définitivement un sommeil qui tarde à venir) est couchée dans un cahier spécialement prévu à cet effet
(le plus souvent dans une écriture quasiment illisible, même pour moi, et ornée de dizaines de phrases violemment barrées). Je n'écrit jamais mes articles au moment où l'idée me vient, tout d'abord
parce que j'espère toujours parvenir à dormir et que je suis trop fatigué pour expliciter tout ce dont j'ai envie de parler, ensuite parce qu'il est bénéfique de laisser une idée mûrir quelques
temps pour l'approfondir à tête reposée et trouver quelques exemples.
Les jours qui suivent, quand je me sens d'humeur, je me rend sur ces pages pour tout coucher par écrit. Le résultats final est généralement assez différent que ce qui avait été prévu, certains
aspect sont mis de coté pour en approfondir d'autre ou ajouter une idée de dernière minute inspirée par l'écriture.
Dire que je suis toujours ravi de mes articles serait prétentieux, disons que je ne publie jamais un article qui me déplaît (même si je n'ai rien de mieux à dire à ce moment) mais si on soumet ce
blog à une échelle de satisfaction par article il y en a forcément dont je suis plus fier que d'autres et certain dont je considère qu'ils ne sont pas assez travaillés. De plus les contraintes du
blog font qu'il est difficile de retravailler un texte parce que le rythme de publication journalier oblige à toujours se projeter sur demain et à considérer hier comme étant figé (les gens qui
comme moi s'amusent à relire certain articles des blogs qu'ils aiment ne sont pas nombreux).
Voila à quoi 404 passe son temps en ce qui concerne cet espace même si de nombreuses contraintes liées à l'existence font que je ne passe pas autant de temps que je le voudrais à écrire et a
publier (de toute façon vivre de son art est une ineptie, un fantasme qui devrait être abolie, l'art véritable n'attend rien en retour, non pas que je sois mégalomane au point de m'imaginer vivre
de l'écriture).