Ma vie entouré de mes navrants contemporains

Samedi 3 octobre 2009
Puisque je vous sens d'humeur un poil trop guillerette à mon goût je parlerais aujourd'hui du suicide.  C'est dit, que les allergiques à tout ce qui n'est pas rose et mignon passent leur chemin (quoi que ...), le simple fait qu'ils aient pu atterrir sur ces pages prouvant déjà à quel point leur décadence est profonde (enfin ... ne nous enfonçons pas dans la Dark-the Crow attitude non plus).

Le fond du sujet ne m'interesse pas outre mesure pour la simple raison qu'il n'est pas à mes yeux pertinent de discuter du suicide pour le glorifier ou le condamner pas plus que de discuter les raisons "valables" de celles qui ne le sont pas. Vous êtes tous grands et majeurs (mise à part quelques lycéennes égarées ... Mais là je m'emballe) et je ne vais pas m'immiscer dans votre façon de vivre votre vie (ou de ne plus le faire, et ne lisez pas trop Cioran au risque d'être irrémédiablement atteint).

Ce dont j'ai envie de parler, ce qui me pousse à réagir, c'est la réaction des gens (disons la majorité, pour changer, les cas particuliers ne sont jamais autant sujet à critique la majorité étant un facteur empirique) vis à vis du suicide. Ce que je trouve amusant tiens principalement dans la glorification aveugle de l'existence ("La vie est un phénomène hautement surestimée, la plus grande partie de l'univers se débrouille très bien sans". Oui le docteur Manhattan s'exprime parfois à travers moi) et cette volonté absolue de nier le suicide en temps que décision mûrement réfléchie.
Derrière ceci je ne vois personnellement que l'envie de placer la vie au même rang que le chaton : "C'est mignon un chaton, ça ronronne, tout le monde aime les chatons. Il est totalement impensable qu'une personne saine d'esprit passe devant un chaton abandonné sans le câliner ou ne serait-ce qu'être attendrit. Toute personne disant le contraire est forcement dans une mauvaise passe et comme le terme l'indique cette aliénation passera".

Même si ce n'est pas forcément mon avis, pour la forme et parce que je ne saurais accepter une vision si manichéenne de la vie où les gens se placeraient entre les câlineurs de chatons et les ignobles mangeurs de bébés félins (une vision qui n'est au final qu'une réminiscence parmi d'autres de la religion ancrée dans la culture, enfin pas la métaphore ...) je dis aujourd'hui non aux chatons. D'autant plus qu'il arrive que même un chaton se mette à souffler et à mordre. C'est parfois très énervant un chaton, surtout ces longues nuits où le sommeil est introuvable et que le chaton vous regarde d'un air qui vous laisse comprendre qu'il se moque de vous ... Bon j'arrête avec cette histoire d'animal avant de sombrer pour de bon dans ma métaphore.

J'espère avoir à jamais changé votre vision du chat et qu'à l'avenir vous y réfléchirez à deux fois avant de dire qu'il peut attendre encore quelques heures avant d'avoir ses croquettes ...
Par 404
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Lundi 24 août 2009

Cette chaleur rend mon corps comme chacune de mes pensées aboulique et sans grand intérêt. Mon principal problème étant que les choses ne me font plus réagir comme elles le faisaient autrefois. Au lieu de m'exaspérer, de provoquer en moi une réflexion sur la cause de tout ceci (parce que beaucoup de choses m'exaspèrent) je ne ressens plus qu'une profonde lassitude. Peut être parce que j'ai abandonné la stupide illusion de vouloir changer les choses. Que l'indifférence passe forcement par ce sentiment d'impuissance et de fatigue nerveuse. Je n'attends pas (plus en fait) de réponse à ce sujet, de toute façon vous n'êtes plus qu'une poignée à lire ce blog.
La principal force du Surhomme de Nietzsche (je devrais plutôt dire le fantasme d'un vieillard impotent rêvant de puissance) est sans doute de parvenir à rester sur sa voie en ne tenant absolument pas compte des avis ou évènements extérieurs, comme un bateau qui ne serait affecté ni par le vent ni par le courant...
Je pourrais aussi parler du fait que la plupart des "bloggers qui me servaient de modèle s'arrêtent tous les uns après les autres : les enfants rouges, noir et blanc, même Tim fait une pause. A croire que l'écriture quotidienne n'est qu'un exercice à durée limitée, mais un blog ne fait que suivre une vie et dire que l'on en a fait le tour revient à dire que l'on a fait le tour de nos expériences vécues, sans en vivre de nouvelles, ce qui est assez moche.
Il faut croire que je suis devenu fataliste dans mes pensée, comme si rien ne provoquait plus de réaction en moi que le "c'est comme ça"
Et ça aussi. Mais il n'y a pas de quoi en faire un article ...
Par 404
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Mardi 9 juin 2009
Décidément et j'aime à le répéter inlassablement (car "la répétition est la base de la pédagogie") : la blogosphère est un océan de médiocrité.
J'ai longtemps cru que ceux qu'il fallait blâmer étaient les bloggeurs type "skyrock" et leur montagne de pages remplies d'images plus stupides les unes que les autres ainsi que d'éternels copié-collé de poèmes niais. Il est vrai que même s'ils n'occupent plus le sommet de ce qui cause mon désarroi vis à vis de la blogosphère je conserve à leur égard un sentiment tenace d'incompréhension et  de ... mépris, il faut l'avouer.
Néanmoins et je ne l'avoue pas sans une certaine tristesse ce qui forme la plus grande part de médiocrité de cet espace pourtant formidable vient paradoxalement des gens talentueux. Toute ces personnes qui parviennent à vous faire voyager, à vous surprendre et dans tout les cas à vous impressionner au détours d'une série de blogs ennuyeux et désespérément semblables. Tout comme il est insupportable de voir tout être limité dans ses capacités il est difficile d'accepter que de telles personnes se contentent de publier quelques articles de temps en temps alors qu'elles pourraient s'atteler une production plus conséquente et développée.
Je sais, je sais que les excuses ne manquent pas. On pourrait déja parler de toutes les contraintes quotidienne qui font qu'il est parfois difficile de tout gérer sans en plus se prendre la tête avec un exercice purement créatif et intellectuel qui n'apporte rien à son créateur (du moins à court terme, ce n'est pas un investissement très profitable), tout le monde n'a pas le temps de passer une ou deux heures par jours à écrire sur son ordinateur. Il y a aussi le facteur d'incertitude qui fait qu'il est si difficile de se lancer, toute ces questions qui reviennent inlassablement : Est ce que ça vaut le coup ? Est ce que j'en suis capable ? Est-ce vraiment intéressant ? Et tant d'autres qu'il serait fastidieux d'énumérer.

Peut être que les personnes que je cite sont en train de produire une oeuvre, peut être qu'elles essaient mais n'y parviennent pas pour un tas de raisons, peut être qu'elles en parlent et ont l'intime conviction qu'elles le feront un jour mais ne s'y mettront jamais... Toujours est-il que certaine personnes valent mieux qu'une série éparses de nouvelles alors que tant d'autres s'obstinent à mettre en avant et à publier par tout les moyens des brouillons fantasy/S-F/polar ennuyeux et sans la moindre originalité ...
Par 404
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Lundi 18 mai 2009
En dépit du fait que je possède une haute estime pour tout ce qui concerne l'argumentation et la rhétorique, ma vision de ces deux exercices intellectuels étant assez idéalisée, je ne peut qu'admettre le fait que la plupart des personnes y ayant recours le font dans un but assez peu louable.
Selon moi le principal but des joutes verbales est de parvenir avec plus ou moins de succès à faire admettre à son adversaire qu'il se trompe ou a démonter son argumentation point par point. Ce que j'ai beaucoup plus de mal à comprendre par contre c'est que l'ont se serve d'une argumentation habile et de la décrédibilisation de son adversaire pour avancer une nouvelle théorie ou idée se voulant meilleure que la précédente.
Selon quelle logique la destruction doit elle être automatiquement suivie d'une reconstruction, pourquoi ne pas laisser derrière soi qu'un tas de cendre pour toute récompense ? Je ne perçois en cela qu'une perversion de l'art de critiquer, le rhéteur en devenant forcément suspect.
Imaginez donc mon désarroi à la lecture d'un nombre incalculable de livres critiquant violemment (voire diabolisant) une thèse dans une première partie pour avancer dans une deuxième une nouvelle théorie présentée cette fois comme idéale et presque sans défaut (si seulement cette description pouvait être caricaturale ... Mais c'est une réalité qui touche à tout les sujets).
Je ne crois pas à l'existence d'un Saint Graal ou d'objet maudit dans le domaine des idées mais pense au contraire que , plus ou moins, tout se vaut. L'essentiel ne tenant qu'à une sensibilité plus ou moins grande pour telle ou telle argument. A quoi bon dans ce cas s'évertuer à présenter ses pensées comme les seules valables ?
Par 404
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Vendredi 13 mars 2009
Les forums sont un lieu d'expression intéressant, bien que je n'y aille plus à présent que dans l'optique de la recherche d'une information quelconque (le plus souvent technique ou en rapport à une organisation). Il y a cependant cette chose assez désagréable et que l'on doit souvent endurer qu'est l'écriture sms. J'ai beau chercher je ne vois pas de moyen plus radical de décrédibiliser toute argumentation, aussi solide et parfaite soit elle. Cela vient probablement d'un défaut d'habitude (comme un casual s'essayant à Unreal ... Désolé pour les non-joueurs) et aussi d'un goût prononcé pour la lecture. Il n'y a absolument aucun intérêt à écrire de la sorte sur un forum (sur portable c'est différent, les claviers de téléphone sont si peu ergonomiques que je fais parfois quelques entorses à la règle) : cela ne permet pas de gagner du temps (à part pour une personne n'ayant jamais touché à un clavier de sa vie) et nuit en tout point au sujet du texte.

Malgré tout, parce que je suis capable d'empathie (si si) et surtout parce que le paragraphe précédent détaille un avis trop partagé à mon goût je vais aujourd'hui me faire l'avocat du diable.

Le sms est une forme d'expression nouvelle, résolument moderne car très liée aux nouvelles technologies, qui remet totalement en cause notre façon de concevoir le langage. Si le langage oral est une nécessité développé par toute espèce vivante car indispensable dans des activités telles que la cohésion du groupe, la reproduction ou la chasse le langage écrit ne fut utilisé que bien plus tard par l'espèce humaine dans un soucis de transmission du savoir ainsi que pour répondre à des besoins de communications plus évolués. Si l'on prend en compte ces deux pré-requis on constate que le langage sms suffit amplement et que toute les règles qui constituent le langage écrit actuel sont totalement abstraites et arbitraires. Une simplification telle que celle opérée par le langage sms permettrait un apprentissage bien plus rapide des langues, y compris des langues étrangères car cette forme de langage est épurée de tout ce qui n'est pas utile à une utilisation courante, pour être finalement totalement en accord avec les besoins d'une espèce à un moment données (un tel langage suppose des règles en constante évolution au cours du temps). Je propose donc le démantelement de l'académie française en guise d'exemple mondial, bloody hail ! (je devrais arrêter de lire des comics en vo).

Ne croire en rien, être capable de tout vanter comme tout critiquer. Prendre en compte les avantages et les inconvénients de tout ce qui existe pour être capable de toujours être contre tout, une totale objectivité permettant de s'octroyer n'importe qu'elle subjectivité. Bien sûr il est parfois difficile d'être convainquant quand on n'est pas soi-même convaincu ...
Par 404
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Samedi 14 février 2009
[Pas super comme titre, je n'ai pas trouvé mieux ... ]

C'est un jour que je n'aime guère, pas par jalousie ni par aigritude (pour une fois ...) mais tout simplement parce qu'il représente tout ce que je passe tant de temps à critiquer dans ces pages : un simple moyen qui devient insidieusement et progressivement une fin en soi. Les années précédentes je préférais simplement ignorer cette journée (il faut aussi tenir compte du fait que ce blog n'existait pas encore, se taper un coup de gueule sur Word est bien moins attrayant il faut l'avouer), je vais cette année profiter de ce support virtuel pour vous faire partager mon point de vue sur cette belle journée qu'est la Saint Valentin.
A la base (comme toujours) on part d'une belle intention, un peu niaise certes mais qui a de quoi ravir la plupart des coeurs transis, celle de déclarer un jour comme celui de l'amour et de l'amitié (cette fête vient de l'antiquité et s'appelait à l'époque les lupercales , merci wikipedia. Je souligne également le fait que l'on soit passé d'une célébration de l'amour et l'amitié à un jour vantant la passion et la luxure ...). La dégradation progressive ne s'est opérée que dans les vingt dernières années (disons que je préfère voir large), on en arrive à présent à une aubaine commerciale comme Pâques, Noël (la Toussaint ...) ou tant d'autres pour les fleuristes, chocolatiers, vendeurs de lingerie (quoi que pour la Toussaint ça marche moins) ou bijoutiers.
D'un point de vue plus large je m'aventurerais à dire que de nos jours la St Valentin est devenu la négation même de tout ce qui fait les qualités de l'amour (car il serait prétentieux de ma part de m'avancer comme un expert en la matière, ce serait plutôt l'inverse). Je conçois "les sentiments d'attachement amoureux" (c'est plus froid, plus technique, j'aime) comme imprévus et inattendus, quelque chose de totalement spécifique à la personne qui fait que deux expériences ne seront jamais totalement les mêmes. La fête censée représenter cette état de l'esprit en est l'exact opposé : C'est une institution routinière et prévisible peuplée de cadeaux sans imagination et désespérément identique.

Les gens se pressent dans les magasins non plus pour trouver un objet unique au détour d'un vagabondage imprévu et qui exprime si bien cette profonde déchirure mais pour éviter les commentaires désobligeant que pourrait entraîner une absence de présent. Et comme le coeur ni est pas (ou de façon superficiel, tant au niveau de la passion que de la motivation à trouver quelque chose) la plupart des cadeaux finissent par se ressembler (le traditionnel collier en forme de coeur avec un "je t'aime" gravé dessus, le poème trouvé grâce à google, le repas au restaurant ... Si c'est votre définition de l'amour vous n'avez pas à en rougir, pour les autres c'est un peu différent).
Après chacun se fait sa propre définition de ce que doit être la Saint Valentin, je préfère m'attaquer à la vision commune, à ça :
Comment voulez vous être de bonne humeur en vous levant avec ce genre d'image peuplant internet  ?
Par 404
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Jeudi 29 janvier 2009
Puisque tout le monde en parle je vais m'y mettre aussi, en général j'essaie d'éviter les sujets d'actualité, je préfère discuter de ce qui n'est pas contextualisé mais en cette journée de mobilisation nationale le sujet de cette article sera la grève. La grève dans son aspect le plus général et donc le moins contextuel possible. Autant le dire tout de suite je ne vais pas en dire du bien (ça, c'est fait). Je pense que par définition le droit de grève et l'acte de grève sont une bonne chose, un puissant moyen d'expression sociale qui permet au peuple de se faire entendre de façon directe et sans intermédiaire (quoi que l'influence grandissante des syndicats fasse que ce n'est plus vraiment le peuple qui parle...). Cependant cette chose est selon moi pervertie depuis un certain nombre d'années par un ensemble de facteurs (un trait d'esprit involontaire très amusant à la relecture) qui font que l'acte de grève à perdu non seulement sa force mais aussi sa validité.
Tout d'abord je reprendrais la célèbre phrase de Nicolas Sarkozy "Désormais quand il y a une grève personne ne s'en aperçoit" pour dire qu'elle est vrai dans la forme mais pas dans le fond. A force de trop de grèves pour des motifs pas toujours valable le fait qu'une institution soit paralysée est non seulement désacralisé (qui est surpris d'entendre parler de grève à la télévision ?) mais aussi fortement banalisé. Les gens tiennent compte de cette état de fait comme ils pensent à emmener un parapluie avec eux les jours de mauvais temps, "ça m'emmerde mais c'est comme ça". Un exemple flagrant : plus personne ne se soucie du pourquoi de la mobilisation, la grève n'est plus qu'une maladie multiforme qui touche sans prévenir, de plus en plus souvent et qui provoque surtout de moins en moins de réaction.
Ensuite je ne peut m'empêcher de penser que les grèves sont devenues une opportunité pour beaucoup de ne pas aller travailler (je garde un souvenir des grèves dans mon lycée où les trois quart de ceux qui encourageaient à la grève, moi compris, ne le faisaient que pour prolonger les vacances). J'en reviens comme toujours aux moyens qui deviennent des fins, un but pour opportunistes dans ce cas précis. Même dans les milieux concernés le motif de la mobilisation ne compte plus et seul les aspects attractif sont pris en compte.

On est donc passé d'un moyen fort d'expression à un élément du décor social, un désagrément de plus pour les usagers des transports en communs et une aubaine pour ceux qui sont touchés et qui profitent d'une grasse matinée supplémentaire. Les revendications ont besoin d'un autre moyen d'expression, dont la forme variera selon les convictions de tel ou tel mouvement car je ne pense pas que les grèves amènent des changements significatifs dans le futur, qu'ils soit proche ou lointain.
Par 404
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Mercredi 28 janvier 2009
C'est une période assez mouvementée à la fac change en ce moment, la fin d'un semestre et l'arrivée d'un nouveau marque la survenue d'un ensemble de bouleversements qui modifient complètement les habitudes prises durant les six derniers mois : on change d'emploi du temps, de matière, de groupe. Ces changements n'ont rien de dramatique, le plus dur est d'arriver à obtenir les informations par les personnes ou départements concernés (ce qui n'est pas toujours des plus facile). Alors on envoi des mails, on passe son temps à regarder les panneaux de son département pour voir si une feuille d'information ne nous a pas échappée, afin de collecter les données obtenus et arriver à former un emploi du temps cohérents.
Ce qui est amusant à voir c'est que bien que la plupart s'adaptent assez bien (il y a un peu de panique chez certain quand on cherche la salle du cours qui aura lieu dans 10 minutes, et parfois de la lassitude à poser toujours les mêmes questions sans obtenir de réponse) mais que d'autres ont beaucoup plus de mal. Ces "autres" sont en général des personnes reprenant leurs études après des années passées dans le monde du travail et ont une moyenne d'âge d'environ quarante ans.
Il suffit d'observer pour se rendre compte qu'un même événement nous affecte d'une façon totalement différente (alors que le reste du temps l'âge n'est en rien un problème d'adaptation à la vie étudiante) : Une information changeant totalement l'emploi du temps des cours de biologie et introduisant des groupes différents du reste des matières n'a provoqué chez la majorité des étudiants que quelques commentaires ennuyés ou désapprobateurs. Puis la lecture de la feuille leur a permit de s'adapter à ces changements.
Chez les étudiants plus âgée cette nouvelle a plutôt fait l'effet d'une bombe, je pouvais entendre dans l'amphi des "mais c'est n'importe quoi" et des "je comprend rien" très énervés et parfois à la limite de la panique chez certains. Comme si cette nouvelle remettait en cause leur statut à la fac et avait épuisé tout le potentiel adaptatif de ces personnes, les laissant incapable d'assimiler ce qui était écrit de façon pourtant assez claire.
La question que je me pose est : Dois je prendre cela pour une fatalité ? "Quand tu auras leur âge tu ne seras pas plus capable de t'adapter tu sais". Si cela n'est pas le cas cette réaction en dis long sur la réaction de certains au changement. Je n'en sais rien, et je ne pense pas que dans une trentaine d'année je serais capable de suffisamment d'introspection pour en juger (il faudrait aussi que je m'en rappel) ... Puis de toujours façon on sera plus là après 2012 , tremblez, tremblez !
Par 404
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Mercredi 21 janvier 2009
Tout ceci n'est rien, désespérément. Je ne fais qu'apporter mon "petit paquet" à l'immense édifice d'immondices qui compose internet. Toute ces pages vantant niaisement et sans profondeur l'amitié, le bonheur et l'amour. Toute ces personnes dont l'expérience la plus émouvante est incarnée par l'épisode final de la première saison des Frères Scott et qui s'empressent de copier-coller sur Skyrock (oh grand Skyrock si tu m'entends ... Pour information j'assume complètement le fait de cracher sur ce monument du mauvais goût alors que le site qui héberge mon blog est en partie dirigé par la non moins détestable chaîne TF1 ...) des images ou poèmes prétendument profonds afin de montrer "l'immensité" de leurs bonheurs ou leurs "infinies" souffrances.
Il arrive des moments où je finis par penser que tout les blogs sont isomorphes dans ce qu'ils racontent, il n'y a que la couleur du fond et la qualité de l'orthographe qui soit variable. De l'idiote ingénue souffrant le martyre de s'être fait quitter par son petit copain et vantant les effets d'un spleen qu'elle ne connaîtra jamais aux personnes plus intelligentes et cultivés mais qui n'utilisent ce médias virtuels que pour vanter des lieux communs et faire l'apologie du bon sens (le plus souvent au travers de récits fades n'inspirant rien de plus qu'une envie de lire un bon livre) je ne vois qu'une même race consensuelle et infiniment ennuyeuse.

Je ne conçois pas qu'on puisse écrire sans être prit aux tripes, se mettre devant son ordinateur pour écrire sur des choses qui ne nous touchent pas plus que de raison. Les gens ne devraient écrire que la haine au coeur, le sexe à la main ou la bile au fond de la gorge. Je ne pense pas faire d'erreurs en affirmant n'avoir pas écrit un seul mot qui n'ait été sincèrement pensé, du plus grand des mépris (associé le plus souvent à l'ennui, dédaigner est une affaire de désoeuvrés) aux joies non dissimulés jusqu'aux idées obsédantes.
Le simple fait de me dire qu'en quelque sorte et inévitablement je fais partie de cette grande communauté me répugne et me ferais presque regretter de publier au milieu de tels contemporains si je ne connaissais d'autres passionnés qui arrivent à me faire oublier l'immense majorité des "blog-facades".

Alors continuez, continuez à raconter cette vie dont personne ne se soucie, à écrire des histoires qui ne touchent personnes, à parler de choses que vous ne connaissez pas. Continuez à "faire comme si", à rendre l'internet chaque jours plus proche de ce dépotoir qui constitu la grande majorité de la télévision et du "monde culturel français". Contentez vous chaque jours de plus de superficiel, adorez ces icônes fabriquées par et pour vous, ne remettez jamais en question ces valeurs auxquelles vous semblez tant tenir.

Les intéressés se reconnaîtrons ...
Par 404
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Lundi 19 janvier 2009
C'est un fait que j'ai pu constater lors de mes examens à la fac, grâce à certaines conversations, des affiches syndicales (une source inépuisable de réflexion ...) et une observation des comportements de ceux qui m'entouraient. Je pense pouvoir le généraliser sans faire d'erreurs (mais je peut me tromper) : de nos jours la compétition, le fait de vouloir être le meilleur, est aussi respecté que mal vu.
C'est assez paradoxal, cette attitude est valorisé dans les mots, en tant que concept on peut y trouver de la noblesse et être admiratif de cette valeur. Cependant dans les actes il est mieux vu de ne jamais montrer de classification entre les gens, institutions ou quoi que ce soit (ce qui est plutot une bonne chose selon moi, cela permet de se positionner, de savoir où se diriger dans ses effors). Bien entendu ce n'est pas une notion essentiel, vouloir à tout prix chercher à savoir qui est le meilleur et rabaisser les plus faible n'est pas non plus la bonne attitude à avoir.

Mon opinion est que les gens ne supporte pas une vision aristocratique des choses (littéralement "le pouvoir aux meilleurs", la conception de meilleur étant évidement très variable...). Les oppositions concernant des systèmes établissant des hiérarchies sur des établissements d'un même domaine basées sur un ensemble de critères évaluant la qualité de telle ou telle lieux ne sont jamais rares, la compétition étant vu comme une menace à éviter. Il en est de même pour toute évaluation concernant les personnes ...
Comme je l'ai déjà expliqué dans certains articles notre société à trop souvent tendance à regarder ce qui est accompli par une personne/institution au lieu de se projeter vers les limites qu'elle pourrait atteindre. C'est toujours ce système de notation réducteur qui prime : on considère que "c'est déjà bien" si une personne atteints les 10/20 au lieu de la pousser à se rapprocher toujours plus du 20 (ce n'est qu'une image, je n'ai pas envie de m'attarder sur le système éducatif). Dans à peu près tout les domaines ce sont toujours les moins bons qui servent de référence à tout système d'évaluation des valeurs. Pourquoi ? Par simple compassion, par culpabilité, par peur de passer pour une personne méprisante ?

Les gens feraient mieux de se regarder tels qu'ils devraient être au lieu d'admirer ce qu'ils sont. Malheureusement c'est déjà le cas mais cette opération de la pensée n'engendre que de la dévalorisation là où elles devrait les pousser aux meilleur d'eux-même... Problème insoluble.
Par 404
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