Geekitude

Dimanche 18 octobre 2009
[Attention : Article indigeste à tendance cyber-punk en vue. Réfléchir peut donner mal à la tête]

Si vous lisez ce blog depuis un certain temps (ou si vous me connaissez de façon moins impersonnelle que par l'intermédiaire de ce blog) vous être probablement au courant que je poursuis des études de psychologie. La plupart du temps je précise sommairement que mon projet future est de faire un doctorat en psychologie cognitive, parce que c'est rapide et que d'un point de vue global c'est la vérité : mon but est d'étudier les grandes capacités cognitives du cerveau, en particuliers les facultés générales comme la mémoire, le raisonnement ou encore l'intelligence. Je prend par contre plus rarement la peine de préciser que les domaines que je compte aborder dans mes recherches futures concernent également les neurosciences, l'intelligence artificielle et plus largement ce que l'on appelle les sciences cognitives. Le jolie dessin ci-dessous montre les différentes disciplines impliquées dans ce projet de compréhension des système cognitifs organiques ou artificiels.


Je vais à présent présenter trois domaines d'étude des sciences cognitives et les présenter vaguement pour ensuite partir dans une extrapolation de leurs possibles applications futures.
_Le développement conjoint de la psychologie et des neurosciences permit par les nouvelles technologies (en grande partie la révolution de l'apport de l'IRM dans l'étude du cerveau et de ces capacités) nous autorise actuellement à définir peu à peu une "carte" du cerveau et d'indiquer quelles aires du cerveau sont responsables de telle ou telle capacité ou maladie mentale (un localisationniste fortement encouragé par la mouvance connexionniste). Les IRM permettent de nos jours de détecter rapidement un certain nombre de maladies touchant le cerveau ainsi que d'associer certaines lésions cérébrales à la perte de capacités cognitives.
_La création des intelligences artificielles est un projet mené par la psychologie cognitive qui élabore des modèles théoriques de traitement de l'information et de raisonnement. Ces modèles théoriques deviennent ensuite des programmes élaborés par les informaticiens et sont peu à peu perfectionné pour aboutir à la création d'intelligences artificielles limitées pouvant effectuer des tâches de façon autonome. On en arrive aux fameux drones de l'armée pouvant effectuer une patrouille de routine et de faire la différence entre un véhicule civil et un blindé. Les "maisons intelligentes" utilisent également un grand nombre de capteurs associés à une intelligence artificielle qui gère la température, la consommation d'électricité, repère les intrusions ...
_Cette connaissance accrue du cerveau permet également l'implantation de puce directement dans le cerveau qui permettent de supprimer les crises épileptiques, faire recouvrir une partie de leurs capacités aux sourds et aux aveugle et même permettre aux personnes atteintes du syndrome d'enfermement de communiquer de façon sommaire.

Projetons nous à présent d'une dizaine d'année (le temps que je finisse mes études et que la technologie se perfectionne) et associons ces trois domaines de recherches : On pourrait par exemple implanter une intelligence artificielle dans le cerveau d'un individu qui pourrait indiquer en temps réel ce qui se passerait dans le cerveau de cette personne, identifier certains comportements et les signaler ou même les faires disparaître. Les applications médicales seraient infinies, on pourrait par exemple implanter une de ces puces dans le cerveau d'un schizophrène pour faire disparaître définitivement les hallucinations chroniques et les délires, on pourrait réguler l'humeur des dépressifs et diminuer sensiblement leur taux de suicides.
Ce dispositif pourrait également servir à d'autres usages (et je sens que vous voyez où je veux en venir), contrôler d'autres types de pensées ou de comportements qui ne serait pas pathologique pour faire faire à peu près ce qu'on veut à n'importe qui (inhibition de sentiments comme la peur, limitation de libre arbitre). Le résultat pourrait être La dictature parfaite que l'on trouve dans tout film/livre/BD cyberpunk. Bien sûr tout ceci n'est qu'une extrapolation parmi tant d'autres à partir des connaissances actuelles sur le sujet. Je ne fais aucun jugement de valeur, je me contente d'y penser.

Je sais en tout cas que je préfère être du bon coté, celui qui programme la puce.
Par 404
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Dimanche 11 octobre 2009
La science fiction est un genre que j'affectionne particulièrement et je ne peux m'empêcher de m'imaginer à la place des principaux protagonistes quand je lis Neuromancien, que je regarde Star Wars ou devant les bandes dessinées d'Enki Bilal. Je doute d'ailleurs que beaucoup n'ai jamais rêvés de posséder un sabre laser durant leur enfance (j'aurais sûrement moins de succès si je demandais qui voudrais manger du Soylent green ... Et pourtant ce serait très écologique !). Personnellement la simple idée de pouvoir regarder des voitures volantes passer devant ma fenêtre embellirait mon quotidien, c'est dire.

 

Pourtant quand on passe la première impression (et qu'on oublie à quel point Harrisson Ford a la classe dans Blade Runner) il évident que par bien des aspects notre vie est plus enviable d'un point de vue objectif (vous aurez également compris que je ne tiens pas compte dans cet article, ou plutôt que je tente d'en faire abstraction, des aventures que vivent ces personnages) : il y a plus enviable comme sort que la vie de clochard ou que de se faire envoyer en camp de travail par l'empire ...

La question que je me pose est donc celle ci : Est ce que ce phénomène d'introduction d'un élément futuriste (ou tout simplement nouveau) rendrait le quotidien des gens plus agréable ? Qui sait peut être que mettre des salles de bain de vaisseau spatial dans les chambres étudiante les rendrait plus heureux et moins enclins à se lancer dans des mouvements de protestations inutiles, ou que la ménagère de moins de 50 ans râlerait moins avec une cafetière en forme de R2-D2. Mais comme tout bon geek j'oublie parfois que tout le monde ne possède pas ce genre de centre d'intérêt... Enfin ça reste quand même une cafetière R2-D2, ce n'est pas négligable.

 


Pour ce qui est des salles de bains de vaisseau spatial je peux témoigner du fait que c'est plutôt cool, sauf que l'après-douche fait plutôt penser au naufrage du Titanic (Wouah, transition avec l'article qui vient et tout ! 404 se professionnalise...).

Par 404
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Lundi 27 juillet 2009
Une chose qui me fascine plus que tout dans les séries télé (cela s'applique également aux films, aux livres et au théâtre) : l'exactitude des dialogues et la perfection des propos. Tout s'enchaîne de façon fluide, il n'y a pas d'erreurs, de pauses involontaires. Tout est calculé pour arriver avec la plus grande justesse, au mot près (bien entendu quand je parle de séries je ne prend pas en compte la sous-classe type Plus belle la vie ou Foudre ...).
Quel beau monde ce serait si toute les discussions quotidiennes possédaient le même niveau de perfection et que je n'avais pas à supporter à chaque instants leur infinies de petits défauts (tant au niveau du fond que celui de la forme et aussi bien de mon côté que de celui de mon interlocuteur).
C'est la raison pour laquelle j'ai toujours préféré l'écriture à la parole et n'ais jamais acordé une grande valeur à la spontanéité, qui n'est pas sincère à mes yeux au sens où il y est trop difficile de développer totalement un sentiment, une opinion, une décision...
L'écriture me permet d'une part de choisir avec attention ce que je vais pouvoir dire (ce dont je ne veux pas parler également) ainsi que la façon dont je vais le faire ; d'autre part c'est également un moyen de mieux apprécier ce qui nous est dit, on peut relire, encaisser le choc parfois et éviter les incompréhensions.

Cependant je vois mal comment ce fantasme conceptuel pourrait devenir autre chose à moins d'avoir envie que toute les discussions quotidienne prennent l'allure d'une session de jeux sur Second Life ...
Par 404
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Mercredi 8 juillet 2009
Cet article possède une volonté d'universalité. Je vais essentiellement parler de choses qui me concernent (au début) mais je pense que je ne suis pas le seul dans ce cas et que tout ceci est donc généralisable : Je suis un adepte (plutôt fidèle ces derniers temps) de la procrastination. J'ai pour habitude d'élaborer en tout temps un tas de projets touchant à des sujets très variés, ils mûrissent, se développent et prennent forme. Cependant il arrive souvent que je ne trouve pas la force, la volonté ou tout simplement l'envie de m'atteler à ce qu'il deviennent réalités. Les projets arrivés à terme sont le plus souvent le fruit d'une très longue réflexion (pas forcément intense, celle ci est même le plus souvent inconsciente) ainsi que les rares survivants d'une véritable hécatombe théorique : seul les idées les plus intéressante et résistant le mieux à l'aboulie étant capable de survie.
Je ne considère pas cela comme une bonne chose, bien que ce "mécanisme" permette d'éliminer un certain nombre d'idées qui se seraient essouflées trop vite dans la pratique ou qui se sont révélées ennuyeuses ou peu dignes d'intêret avec le temps et l'approfondissement. Disons que bien que je pense que le fait d'avoir une multitude de projets soit une chose saine et qu'il est important de se donner les moyens de les réaliser, je ne suis pas pour autant plus motivés quand un effort que je sais important se présente à moi.
Voici donc la partie où je généralise : Ce fait me semble générationnel au plus haut point (ou alors si l'on veux être plus large, ma génération et celle d'avant, y et x) car plus l'évolution de l'Homme se poursuit plus celui-ci substitue l'acte à la pensée. Il n'est pas difficile de remarquer que le concret est de plus en plus dévalorisé au profit de l'abstrait (avec les connotations que cela implique, positives ou négatives, je ne ferais pas de jugement moral). De nos jours les gens sont trop lucides et réceptifs à l'absurdité des choses pour se lancer dans une action (un acte) quand il ne sont pas certain des résultats. Le résultat prime plus que jamais et il est donc important que le résultat soit proportionnel (supérieur si possible) à l'effort apporté. A quoi bon investir du temps et de l'énergie quand la réussite est compromise ? Malheureusement ce n'est pas un raisonnement très avantageux sur le long terme.

NB : Les français sont connus pour être doués pour inventer des choses mais pas pour les produire (l'industrie et l'histoire du progrès technologique regorge d'exemples), peut être que ce trait de caractère vient également en partie du pays ?
Par 404
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Mercredi 3 juin 2009
L'étude des neuropathies, malgré son caractère fascinant, à cela de dérangeant qu'elle nous place face à ce que devient un individu lorsqu'il est privé progressivement de ses facultés motrices, sensorielles et surtout mémorielles. Je ne parviens pas à trouver plus tragique que la perte de la mémoire, celle-ci étant l'essence même de tout ce que nous sommes.
Je m'avance même à dire qu'une personne ne peut avoir de véritable existence sans cette capacité si précieuse à se souvenir et tenir compte des expériences passées. Etre sans arrêt contraint de refaire les mêmes choses, ne rien assimiler et se trouver dans l'incapacité totale de faire le moindre progrès est sans doute l'un des destins les moins enviables. Cependant ce qui me terrifie encore plus est la perte du savoir accumulé, que toutes nos expériences s'évanouissent comme si elles n'avaient jamais été autre chose qu'un produit de l'imagination, sûrement parce que l'homme se définit en grande partie par rapport à ce qu'il sait et a vécu.
Je me rappellerais toujours (thème central de l'article, le répéter ne change rien au problème cependant) n'avoir rien vu d'autre dans les yeux d'une connaissance lointaine mais qui était pourtant devenu familière avec le temps qu'un vide total mêlé d'une universelle incertitude suite à un accident de moto. Il n'était plus que l'ombre de lui-même, sans cesse tenaillé par le doute de savoir si telle personne ou telle chose était connue autrefois, devenu totalement dépendant d'un entourage qui ne lui évoquait rien d'autre qu'une vague sensation de familiarité.
Un article pas très joyeux je l'avoue, mais vous devez en avoir l'habitude depuis le temps que vous fréquentez 404...
Par 404
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Dimanche 10 mai 2009
Malgré tout, malgré le mépris que j'éprouve (souvent) envers la "blogosphère" dans son ensemble de part les niaiseries superficielles que je vois chaque jours et qui me placent dans une attitude relativement délicate par rapport à ce que je fais (mon ego aurait tendance à nous ranger dans deux cases différentes), je persiste à penser que tout ceci, que 404 (en tant que support d'écriture, le personnage à déjà été incorporé dans mes "personnalités" depuis longtemps) en vaut encore la peine.
Je ne peut qu'être affligé de voir la quantité de blogs qui ne se résume qu'en un enchaînement de photos inutiles/stupides/ridicules ; un ramassis d'histoires interminables et peu passionnantes de types fantasy/S-F ou encore  un étal d'extraits de textes mis en évidence par une personne avide d'être publiée ("les personnes se servant de leurs blogs pour être publiées sont des grosses putes que je vomis" merci à Kobal). Ces blogueurs (pour la suite je parlerais essentiellement de la première catégorie, la plus amusante), a mon grand dam, ne se rendent pas compte à quel point elles tiennent du cliché (c'est encore pire quand ce genre de personnage s'amuse à se prendre en photo dans des postures ou avec des habits "stylés").
Il m'est assez difficile de définir ce qu'est un cliché (Larousse dit : Idée trop souvent répétée, lieux commun, banalité) mais c'est quelque chose qui sent venir (particulièrement lors de discussions, tout nos instincts nous ordonnant à cet instant de fuir le plus loin possible). Je crois que je ne blâmerais jamais assez ces personnes : pas pour leur attitude ou leurs idées (un peu de moquerie cependant) mais pour ne pas posséder en eux cette indispensable allergie à l'absurde, associée à une capacité de remise en question et d'introspection.


Malgré tout donc, il arrive parfois de tomber sur des personnes talentueuses et intelligentes, les idées sont mises à l'épreuve et certains sujets peuvent être abordés de façon gratifiante (comprendre nourrissant intellectuellement). Il y a également le vaste plaisir égocentrique de se relire, de sentir le temps qui s'est écoulé depuis tel texte ou de s'étonner de l'énergie qui  anime tel autre.
Ne jamais être dupe vis à vis de l'importance ou de la valeur de ce qui pourrait être écrit en ces lieux : tout ceci n'est qu'un très vaste camp d'entraînement.
Ne jamais voir dans ces texte autre chose que ce qu'ils sont : des fragments imparfaits et incomplets de pensées éphémères.
Ne jamais s'imaginer que ce blog prit dans son ensemble signifie quoi que ce soit : ce n'est qu'un blog.
Par 404
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Vendredi 3 avril 2009

Hier, jeudi 2 Avril 2009 (prendre un ton solennel avec la musique d'Avalon en fond sonore ... Ça rend bien) le projet de loi Création et Internet plus connu sous le nom de réforme Hadopi a été adopté vers 23h. Ce projet vise à mettre à oeuvre une "riposte graduée" contre ceux qui téléchargeraient illégalement musiques et films via peer to peer et torrent. Si j'en parle sur ce blog (prochainement un article sur ma gène envers les informations "d'actualités") c'est pour marquer un opposition qui touche aussi bien le fond que la forme de ce projet.

Tout d'abord, le fond. Je suis totalement favorable au téléchargement illégal de tout support via peer to peer et torrentz. Je ne pense pas que cela représente la perte massive d'argent que l'on décrit à la télévision car ceux qui téléchargent sont en général de gros consommateurs (j'achète autant de jeux que ce que je télécharge et il en est de même pour d'autres avec la musique), la perte est donc compensée et un produit de qualité est toujours traité à sa juste valeur (produit rare, soutient aux artistes indépendants ...). Il faut aussi ajouter que les baisses des ventes (qui n'en sont pas réellement d'ailleurs, ce sont des baisses de profit, ce qui est sensiblement différent) sont également compensées par les revenus considérables (et qui eux sont croissants) générés par la publicité ainsi que les diffusions radio et clip télé pour ce qui est de la musique. La "ruine" est donc encore loin et le domaine culturel (bien que ce terme semble assez mal convenir au dernier album de Benabar ou à l'oeuvre de Bernard Henri Levi) n'est en rien menacé.
Le téléchargement est aussi un très bon moyen de filtrer l'impressionnant débit de films/jeux vidéo/albums qui sort chaque mois en se permettant d'accéder à plus de choix alors qu'une logique purement budgétaire ne se serait focalisé que sur l'essentiel (au vue du prix d'une place de cinéma je ne pourrais jamais me permettre de voir tout les films que je souhaite).

Ensuite la forme. Le projet vise à maintenir une surveillance accrue de l'internet et de punir les adresses IP susceptibles de se livrer au téléchargement par une coupure de l'accès internet précédé de mails et lettres d'avertissement (au passage je tiens à signaler que toute la procédure se fait en dehors des institutions liées à la justice, Judge Dredd quand tu nous tiens ...). On oublie ici deux choses importantes :
         _Une adresse IP ne représente pas qu'une seule personne mais bien souvent toute une famille, famille qui se verrait donc privée d'internet pour une faute qu'ils n'auraient pas commise, ce qui constitue une atteinte à l'accès à la culture sans raison valable (ce qui j'en suis sûr entraînerait également une forte aggravation du taux de suicide causé par un sevrage brutal de World Of Warcraft chez les plus atteints).
         _Une adresse IP, ça se pirate. Les connexions wi-fi sont souvent mal protégés et une personne experte pourrait profiter de cette connexion librement et sans risque d'être punis. Sans parler des accès internet publique qui deviendrait une véritable aubaine pour le p2p.

De plus d'un point de vue logistique la commission chargée de mettre en application cette loi est censée envoyer 10000 mails, 3000 lettres recommandées et procéder à 1000 suspensions de connections par jour. La création de cette Haute Autorité Indépendante possède un coût prévu de 70 millions d'euros. Je me demande comment le gouvernement va faire pour trouver les moyens humains et financiers pour mettre en place cette institution.

Je crois que l'on peut parler d'absurdité tant au niveau de l'essence du projet comme de son application. Je finis sur une jolie bannière et quelques liens pour ceux et celles qui voudraient approfondir le sujet.
Documents et informations
Nominé au Big Brother Award France 2009 : Le ministère de la Culture
Par 404
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Mercredi 4 février 2009
Je viens de recevoir un mail de la part de l'administration d'Over-blog me félicitant d'avoir contribué à faire de ce site la première plateforme de blogs en France (de bon matin ça fais mal, j'en aurais presque envie de me recoucher ...). Vu l'ampleur que prenait le site c'était à prévoir (surtout les partenariats avec flickr, deezer, youtube, dailymotion ...), et maintenant c'est fait. Cette nouvelle me place un peu dans l'embarras pour plusieurs raisons :
D'abord je ne peux plus me dire "ya pire ailleurs, je peut continuer à cracher sur le grand méchant Skyrock" puisque le grand méchant absolu héberge mon blog. Malgré le fait que l'ironie soit appréciable et que ce site me procure un grand nombre d'avantages en terme de possibilités et de référencement (parce que comme je le répète faire un blog c'est pour être lu, je ne croirais jamais quiconque me répondra l'inverse, Word est là pour les solitaires et je ne me prive pas d'utiliser ces deux moyens) l'idée de faire partie de la plus grande communauté de France ne me plais que moyennement.
Ensuite , je ne sais pas trop si c'est un ensuite. Disons que c'est surtout ce sentiment diffus qui me gène. Je ne pense pas que cela changera grand chose à ce blog, je ne vais pas me mettre du jour au lendemain à faire des articles de façade (Le rythme d'un article par jour serait très facile à tenir dans ce cas, si je faisait tourner toute les vidéos marrantes de Youtube par exemple ...) et je ne serais pas plus gêné dans ce que je veux dire (je ne vais pas non plus sombrer dans la paranoïa).
Je vais donc continuer à faire comme j'ai toujours fais, en gardant cependant à l'esprit cette idée assez peu agréable. Je vais continuer à faire mes visites de blogs en blogs pour constater un éventuel changement (qui sera quantitatif plutôt que qualitatif à mon avis). Et puis ... Vive Over-blog ?
Par 404
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Vendredi 23 janvier 2009
J'aime beaucoup les contradictions, les dichotomies. Je n'apprécie vraiment une chose que quand une autre affirme exactement le contraire (ça vient peut être de mon obsession de la symétrie , whatever). C'est aussi un gage de validité : une opinion ou croyance s'imposant comme la vérité ultime et ne trouvant matière à opposition me semble douteuse au delà de tout.
Une de ces contradictions me tient à coeur ces derniers temps : la pensée (heureusement que mes heures passées à écouter des débats stupides prennent fin, si vous saviez le nombre d'articles finalement sans intérêt que je vous épargne chaque jour ...). Lisez encore un peu avant de partir : Le cliché du philosophe le plus répandu est celui d'une personne passant ces journées enfermé dans une pièce ressassant de sombres et profondes pensées (je sais, ma vision du philosophe est un peu lovecraftienne sur les bords), disons qu'il ne sort pas et réfléchi beaucoup.
Cela part d'un constat évident : quand on agit (au delà d'un certain degré d'action, changer de caleçon ou ouvrir un paquet de chips ne compte pas) on ne pense pas. L'effort physique apaise la pensée, centrant son intérêt sur la quantité d'énergie à fournir pour telle ou telle action. C'est d'ailleurs ce qui fait (en partie, l'acide lactique joue un rôle non négligeable, ou quelque chose d'autre) le fait qu'on dorme aussi bien après (Non ! Je ne ferais pas ma comparaison foireuse entre le sexe et le déménagement ...).
Cependant et parce que je suis un habitué de la chose l'inactivité totale est également très peu propice à l'émergence de pensées. On peut peut pas réfléchir en étant coupé de toute stimulation externe, l'esprit n'est pas un circuit fermé. En effet penser implique de penser "contre" (je dis contre au sens "d'appuyer sur quelque chose", et aussi par mépris de ceux qui pensent "pour"). Les idées viennent généralement d'une conversation, d'une image ou réflexion causéz par une sortie en dehors de notre zone de confort.

Le fait de penser implique donc une action mais en faible quantité (je pourrais presque dire que c'est ce qui fait que les philosophes publient majoritairement après 50 ans, avant il y a le base jump et les plongées au milieu des requins), ou plus précisément de courtes périodes intenses suivies de longs moments d'inactivité.
Je conclurais donc par la phrase du jour : "Amies geek, mangez, bougez pour ne pas vous transformer en tout ces légumes que vous ne mangiez pas étant petits". Ça commence par arrêter de traîner sur internet pour lire des blogs...
Par 404
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Dimanche 4 janvier 2009
Aujourd'hui je vous l'admet (et ce depuis quelque jours), je n'ai eu aucune idée précise concernant l'ébauche d'un quelconque article. Il faut croire que la nouvelle année ne me réussis pas sur ce plan. Comme je n'aime pas laisser ce blog sans nouvelles publications pendant trop longtemps et que le simple fait d'écrire me plais je vais donc vous préparer aujourd'hui un article *friandise* (plus d'images, de musiques et de connerie et que fond, l'emballage est primordial) sur un thème dont j'avais envie de parler depuis longtemps (ça fais un moment que j'agace tout le monde avec faut dire...) : Les zombies.
J'avoue aujourd'hui publiquement sur la toile mon obsession (légère) concernant cette catégorie de créature fantastique. A vrai dire je ne sais pas trop d'où me viens cette lubie ni ce qui me fascine tant chez les morts vivants. C'est assez proche de l'engouement morbide que l'on peut ressentir lorsqu'on passe près du lieu d'un accident en voiture : il est très difficile (pour ma part en tout cas) de s'empêcher d'essayer de regarder, même si il faut se dévisser la tête pour avoir ne serait-ce qu'une seconde de vision sanguinolente (c'est très souvent décevant d'ailleurs).
Je cherche tout ce qu'il est possible de trouver au sujet de ces charmantes créatures : livres (assez rares comme type de publication) ; films (en quantité, des oldies au derniers blockbusters) ; jeux vidéos... Je pense que ce qui rend cette histoire attrayante c'est le fait d'être d'une certaine façon "le dernier homme", le fait de savoir qu'il n'y a rien d'autres que nous et des milliers de créatures affamées ... Le fait aussi (récurrent) de passer d'une vie ennuyeuse peuplée de questions sans grand intérêt à une *simple* survie sans d'autres préoccupations que "où je serais dans deux heures ?".

Voila (je vous avais prévenu que ce serait court), j'assume totalement ce penchant (ainsi que l'incessante répétition de la question "et là si ya une invasion de zombie on fait comment ?" qui va avec ...) qui n'est pour moi une source inépuisable d'imagination (d'ailleurs il y a un jeu de rôle qui est sortie sur ce thème, idée cadeau ça ...). La prochaine fois je me casse un peu plus la tête promis...
Par 404
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